Rethondes, 11 novembre 1918Des millions de morts plus tard, les belligérants épuisés, saignés par la mitraille, signent l’armistice.

L’Europe vient de se suicider dans un jeu massacres sans précédent. Plus jamais ça !!! Trop d’estropiés, de gazés, de gueules cassées, de veuves et d’orphelins. L’homme vient de découvrir qu’il est capable de tout, surtout du pire, qu’il peut, dans une folie compulsive, décider de sa fin. Alors, en ce jour d’automne, dans la forêt de Compiègne, a été décidé entre gens de bonnes volontés que ce serait bien la der-des-ders… 30 ans plus tard, la Wehrmarcht bombardait Dantzig. On va faire beaucoup mieux qu’en 18. Comment a-t-on pu recommencer si vite ?

Le traité de Versailles ?

La seconde guerre mondiale, c’est un lieu commun aujourd’hui, était écrite dans le traité de Versailles de 1919. Il a bien entendu été imposé à l’Allemagne, lui fixant un montant de réparations aux dommages de guerre insupportable qui conduira, au début des années 30, le pays à la ruine, terreau propice, comme chacun le sait, à l’éclosion des extrêmes. Le traité sera vécu comme un « diktat » des pays vainqueurs, destiné à humilier le peuple allemand, dès lors animé d’un esprit de revanche que certains sauront exploités. 

La peur du bolchevisme ?

Novembre 1918, le Kaiser est en fuite, laissant le pays dans une quasi anarchie. Profitant du désordre, des groupuscules révolutionnaires tentent d’imposer un régime inspiré de la révolution bolchevique, la République des Conseils. Les résistances bourgeoises prennent peur. Elles décident de mettre leurs moyens financiers au service de la seule alternative visible alors, les groupes paramilitaires du capitaine Roehm, les SA, constitués d’anciens soldats démobilisés et surtout désœuvrés. On est au bord de la guerre civile. A Münich, les rouges tuent des SA et des SA tuent des rouges. Pour les notables, la pire des catastrophes est annoncée : la perte de leur capital ! Ils sont prêts maintenant à soutenir le premier populiste venu, du moment qu’il leur assurera l’ordre chéri, seul propice à faire fructifier leurs intérêts. Ce sera Adolf Hitler.

La théorie du complot sioniste ?

1917. Le jeune caporal, alors au repos à l’arrière du front, est frappé par la présence nombreuse de juifs à l’intendance, aux postes de responsabilité. Ils n’en voient en revanche aucun sur le front, pour se battre avec les vrais allemands dans la boue des tranchées Il a pourtant reçu sa croix de guerre d’un officier juif… 11 novembre 1918. C’est sur son lit d’hôpital que le jeune caporal Hitler apprend la nouvelle de la défaite. Pourtant, quelques semaines plus tôt, la victoire était pour lui une évidence. Il humait déjà, avec ses camarades, les parfums chics de la capitale française alors à portée de fusil. Que c’est-il donc passé : l’évidence lui saute aux yeux, les combattants ont été trahis, par l’arrière et donc par les juifs !

La notion de race supérieure ?
Si tout est écrit dans le traité de Versailles, tout est aussi écrit en 1924 dans mein Kampf. Hitler, entre autres, énonce la notion de peuples « inférieurs » qui ne peuvent espérer survivre qu’en se métissant avec les peuples « supérieurs ». Théorie inspirée de
Gobineau. Il y raconte la nuit où il comprit en pleurant jusqu’au matin que le peuple juif travaillait délibérément à la ruine de l’Europe en général et de l’Allemagne en particulier.  L’ennemi premier est également désigné : la France.

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Adolf Hitler, Nazisme

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