Clermont-Ferrand, 1623 années après le Christ. Vous n’allez pas l’appeler Blaise ? Si ! répondit Antoinette, nous l’appellerons Blaise. Et Ainsi fut fait. Mais Pascal ne connut sa mère que trois petites années, la pauvre ne survivant pas à une mauvaise grippe.

Le paris de Pascal

Et c’est son Père, Etienne, clermontois de petite noblesse, qui prit en charge la difficile éducation du petit Blaise, s’attachant, en premier lieu, à lui donner le gout du savoir, des sciences et surtout des mathématiques.

Quelle réussite ! Pascal, enfant précoce, redécouvrit la géométrie euclidienne puis inventa dans la foulée le calcul infinitésimal… Et Dieu ? Blaise n’eut la révélation divine que bien tard, à la suite de la guérison miraculeuse d’une nièce qu’il commenta en ces termes : « Ce fut en ce temps-là qu’il plut à Dieu de guérir ma fille d’une fistule lacrymale dont elle était affligée il y avait trois ans et demi. Cette fistule était d’une si mauvaise qualité, que les plus habiles chirurgiens de Paris la jugèrent incurable. Et enfin Dieu s’était réservé de la guérir par l’attouchement d’une sainte épine qui est à Port-Royal-des-Champs ; et ce miracle fut attesté par plusieurs chirurgiens et médecins et autorisé par le jugement solennel de l’Église. » Et, comme pour rattraper le temps perdu, il se gava de saintes Ecritures. Dieu existe, Pascal n’eut soudain plus de doute. Il aima l’idée d’une conviction partagée par ses contemporains. Et pourquoi ne pas utiliser pour aider l’âme égarée à retrouver le chemin de la foi les arts mathématiques dans lesquels il était depuis bien longtemps passé maître ? Les mathématiques. Il énonça alors, dans ses Pensées et en ces termes, ce que l’histoire retiendra sous le vocable de « Pari de Pascal » :

« Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. » Pascal

Certes, cette démonstration paraît, en première lecture, séduisante. Mais, j’aurais cependant quelques commentaires : Pascal présente la croyance en un Être suprême comme une garantie de gain. Bien. Mais, est-ce satisfaisant de pousser ainsi les pauvres de nous à croire par « calcul » ou par simple intérêt ? Cela manque de pureté sincère. J’ai également un second commentaire qui me vient à l’esprit. Lorsque Pascal dit « vous ne perdez rien », c’est, à mon avis, aller un peu vite en besogne. Croire dans le Dieu de Pascal, c’est aussi accepter une masse incroyable de renoncements, car les grands principes et les Commandements des Écritures ne sont pas proposés à la carte. Êtes-vous prêts ainsi à renoncer aux couleurs de la vie bien réelles pour un au-delà très hypothétiques ? Contrairement à ce que je semble affirmer, l’idée d’une entité inaccessible, que l’on peut, pourquoi pas, appeler Dieu, ne m’est pas étrangère. Les astrophysiciens illustrent mon propos jour après jour. C’est le Dieu de Pascal, celui qui est raconté dans les textes sacrés qui est pour moi sujet à caution. Aussi, énoncerai-je les pensées de Jean-Ψ : « Entre un très improbable lointain nécessitant une vie d’ascète et une certitude de bonheur immédiat, chacun a le droit de choisir. »

 

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Les Chrétiens, Philosophie, Précurseur des lumières

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