L’Elysée vient annoncer comme une bonne nouvelle le contrat passé avec Medvedev. la France vient de garantir la pérennité de son approvisionnement en gaz naturel et surtout de diversifier ses sources. Mais, est-ce une bonne nouvelle ?

Peut-on se passer des énergies fossiles ?

L’Elysée vient annoncer comme une bonne nouvelle le contrat passé avec Medvedev. la France vient de garantir la pérennité de son approvisionnement en gaz naturel et surtout de diversifier ses sources. Mais, est-ce une bonne nouvelle ? Dans le dé-stockage d’un peu plus d’énergie fossile qui permettra d’engraisser quelques buveurs de vodka de plus, y  a -t-il vraiment de quoi se réjouir ? Ou, pour poser la question autrement, peut-on faire autrement ? Sans ambiguïté, non.

Peut-on se passer des énergies fossiles ?

Qu’on le veuille ou non, nous sommes, comme le monde entier d’ailleurs, hydrocarbures-dépendants. Mais j’entends déjà réagir les blogueurs avisés :  on pourrait s’en sortir en économisant l’énergie (la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas…) en développant le solaire et l’hydraulique,par exemple, ou avec la voiture électrique. Certes, il y a tout ça. J’ajouterais même  qu’il est à mon sens criminel vis-à-vis des générations futures d’utiliser une si précieuse ressource (le pétrole) pour la brûler.

Il existe tant d’autres applications bien plus nobles : la fabrication de plastiques, de  médicaments,… Pourtant, on ne peut pas faire autrement. On va dans le mur, mais il n’est pas possible de freiner, de mettre en oeuvre une alternative (hors développement massif du nucléaire).

Pourquoi ?
Prenons les transports. Comment faire tourner un pays sans moyens de transports ? Le train, la voiture électrique ? OK. Mais, il faut donc produire de l’électricité. Quelle
solution ? Des centrales en plus ? Au pétrole, au gaz naturel  ? On voit se refermer le piège. Si on écarte le nucléaire, pour produire de l’électricité il faut déstocker
de l’énergie fossile. La France ne peut en effet développer davantage son hydraulique et il faudrait couvrir le territoire d’éoliennes ou de panneaux solaires pour assurer
l’alimentation du parc automobiles toujours en expansion.
Prenons l’industrie. Si on considère encore important le maintien d’usines en France, il faut les faire tourner. On tombe rapidement dans le même piège. Une aciérie, une usine du secteur de la chimie, la production d’aluminium, la fabrication de chlore, de sodium, etc, sont toutes grosses consommatrices d’énergie de forte puissance que ne pourra jamais assurer le solaire ou l’éolien. La délocalisation des usines n’est bien entendu pas non-plus la solution car le CO2 ne connaît pas de frontière.

Les économies d’énergie ? Voilà une bonne solution, par exemple pour le chauffage individuel. Au moins dix ans, peut-être 20, de réserves de gagner. Et après ?

En conclusion, pas de salut en dehors des hydrocarbures (je mets de côté le nucléaire). Dans 50 ans au mieux, il y en aura plus. Donc ???

Merci de déposer ici vos solutions.

Le Margeriaz

 

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Joindre la conversation 9 commentaires

  1. Bonjour ! Vous avez raison de faire le distinguo entre les différents usages du pétrole – c’est d’ailleurs vrai pour la plupart des matières premières, comme l’eau « potable » dans la chasse d’eau ! Certaines utilisations « nobles » du pétrole pourraient pourtant être remplacées par l’utilisation d’autres produits. Je prends un exemple : l’isolation thermique. Le pétrole permet la fabrication d’isolants très performants qui pourraient cependant être remplacés avantageusement par la ouate de cellulose, le chanvre, la laine de mouton… Concernant le pétrole « énergie », le progrès technique a besoin de nécessité. Au moment du développement de l’automobile en France, dans les années 70, la 2cv était considérée comme la voiture la plus économique sur le marché français. Elle consommait 7l/100km. C’est aujourd’hui la consommation d’une Mercedes de presque 2 tonnes capable de rouler à plus de 200km/h ! Et cela « grâce » à l’augmentation du prix des carburants. Aux États-Unis où les carburants étaient extrêmement peu chers jusqu’à ces toutes dernières années, les autos étaient de vrais gouffres à pétrole et maintenant l’industrie automobile américaine est incapable de proposer aux Nord-Américains des modèles compatibles avec le nouveau prix des carburants. Il me semble que beaucoup ont tendance à surestimé les capacités de progrès de la technique et de sous-estimé nos capacités de faire des économies d’énergie. Et il est clair, alors, qu’on va « dans le mur » comme vous le dites fort bien. Soit le litre de carburant à 10 €. Que se passerait-il ? Les usines et les bureaux auraient quand même besoin de leur personnel, les frigos et les buffets devraient quand même être remplis, les enfants iraient quand même à l’école, on irait quand même en vacances ou voir sa vieille tante à l’autre bout de la France… Mais les entreprises organiseraient le ramassage de leurs salariés, les collectivités locales étendraient le ramassage scolaire à tous les élèves qui ne peuvent venir à pied ou à vélo, je me ferais livrer mes courses, les constructeurs automobiles réduiraient leur production de véhicules individuels pour se consacrer à la production de véhicules de transport en commun performants et efficaces, on ferait un usage plus intensif du téléphone et du visiophone… Vivement ce jour-là !

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    • Je ne sursetime pas nos capacités de progrès bien au contraire : nous n’avons plus le temps pour trouver une altenative au pétrole (sauf nucléaire que je laisse à part). Par ailleurs, votre litre à 10 euros est clairement sousestimé : lorsque l’offre sera inférieur à la demande, (20 ans ?) il faudra plutôt tabler sur du 20, 30 voire beaucoup plus. Et puis, un jour, il faudra plus compter du tout dessus. Je pense que par le passé, nous sous sommes battus pour de l’eau, un Dieu. Demain, et ça a déjà commencé, nous nous battrons pour nous disputer ce qui reste de pétrole.

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  2. Oops ! Il me semble que beaucoup ont tendance à surestimER les capacités de progrès de la technique et de sous-estimER nos capacités de faire des économies d’énergie. 1000 excuses !

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    • Il ne faut pas vous excuser pour un commentaire!!!! En plus vous avez raison, nos capacités de progrès sont limitées et de toute façon nous sommes pris à la gorge par le manque de temps pour trouver une alternative cérdible au pétrole. Les éconoimes d’énergei : OK, mais loin d’être suffisant pour combler les kw qui nous manqueront lorsque le pétrole sera épuisé. bien à vous.

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  3. Je n’ai pas avancé le chiffre de 10 € par hasard. Il se trouve que j’ai une « relation » qui travaille « à un poste de responsabilité » chez TOTAL. Vous comprendrez que je ne puis pas être plus précis. 10 € le litre dans 5 à 10 ans. Mais 10 € le litre ou les chiffres que vous avancez, c’est strictement le même problème. Plus de pétrole du tout ? C’est le scénario « Mad Max ». Plus de pétrole pour faire rouler les voitures particulières, oui. Mais plus de pétrole du tout, je n’y crois pas. Plus le pétrole sera cher et plus la recherche de nouvelles SOLUTIONS sera rentable. J’écris « solutions » car il ne s’agit pas seulement de sources d’énergie de remplacement mais de changements dans nos habitudes. Une moto de 750cm3, transportant une personne et deux sacoches, consomme plus qu’une Toyota Prius transportant une famille de cinq personnes et ses bagages. Quand on roule seul dans son Espace ou sa 808 on paie déjà le carburant 7 fois plus cher que 7 personnes co-voiturant dans le même véhicule. Figurez-vous que je ne partage pas votre pessimisme car nous avons une chance inouie : le réchauffement climatique. Si la fin du pétrole et le réchauffement climatique sont deux problèmes différents (bien que les moyens de transport propulsés par des moteurs « à pétrole » apportent leur contribution au réchauffement) la solution est LA MÊME : changer notre façon de vivre.

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  4. Nos successeurs sur cette terre eront peut-être plus sages que nous.

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Ecologie, Economie, Invités

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