20130801 usa 2013 113Les ratés de la Genèse. 

L’homme reste décidément un pauvre pécheur. La nature (ou Dieu pour Spinoza), dans sa grande mansuétude, lui avait fait don d’une œuvre d’art : la terre (cf. La Genèse), où tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles (cf. Candide/Voltaire).

L’écologie est-elle une religion ?

L’homme (Adam), s’il avait mieux écouté son créateur, s’il était resté dans l’ignorance, aurait profité, jusqu’à l’ivresse, du jardin d’Eden. Un Imbécile, certes, mais heureux ! Mais l’homme, animal mauvais par excellence (cf. Saint-Augustin), a tout gâché. Usines, routes, camions, pétrole, rien n’a été épargné à la terre, à la création. L’homme a multiplié les fautes, les péchés envers la nature, empoisonnant l’atmosphère de son infâme CO2.

La nature est bonne donc l’homme est mauvais (écologie sans frontière)

Tout est bon dans la nature, sauf l’homme. C’est un dogme qui ne soufre d’aucune contestation. Toute activité humaine qui vient entraver le fonctionnement naturel des écosystèmes est « a priori » mauvais car : « contre-nature ». Ce que la nature a fait, l’homme n’a pas le droit de le défaire. Avec l’invention des OGM, l’homme s’est pris pour Dieu. Il a péché par Ubris (se croire l’égale des Dieu), comme Prométhée, Tantale ou Icare.  Il paiera comme eux.

Le péché originel de l’écologie

Saint-Augustin n’aurait pas dit autre chose : l’homme nait pécheur (il a hérité du péché originel via la semence de ses parents, c’est comme ça, on y peut rien). L’écologie n’a fait que remplacer le terme « pécheur » par le terme « pollueur ». L’homme, du fait de sa simple existence, laisse « une empreinte écologique » sur la planète, une empreinte forcément négative. L’existence est donc une faute, une faute originelle.

L’enfer de l’écologie

L’homme devra payer ses fautes. L’enfer lui est promis : des mers débordantes, des terres brûlées, un air vicié, des glaciers en perdition (cf. rapport du GIEC)…  Les grands prêtres de l’écologie l’on dit. Et à chaque occasion, ils le répètent : nous paieront nos fautes, l’enfer nous est promis. Quoi de mieux que la peur de l’enfer pour domestiquer les foules ?

La culpabilité de l’écologie

L’homme est donc coupable par nature, dès sa naissance, dès son premier souffle de CO2.  Le mieux ne serait-il donc pas de supprimer l’humanité ? L’écologie nous invite donc à la repentance, à la confession de nos fautes.

L’index de l’écologie

Que ceux qui n’adhèrent pas à l’épure de ce nouvel évangile soient mis à l’Index (invention de l’inquisition qui visait à lister les ouvrages interdits par l’Église) !

Le Concile vert a donc indexé les livres (entre autres) de Messieurs Cabrol et Allègre qui avaient osé mettre en doute le dogme du réchauffement climatique, une parole divine… Quelle audace ! Seule

Les indulgences de l’écologie

« La rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints ». telle est la définition de l’église catholique.

L’émission de CO2 est aussi une faute temporelle. Le fidèle (ici l’industriel) est bien disposé à racheter sa faute. L’église (ici l’union européenne) a donc mis en place un mécanisme d’indulgences : le système d’échange de quotas d’émissions de CO2. L’industriel doit confesser ses fautes (déclaration de ses émissions), puis acheter une indulgence, sous la forme d’achat de quotas d’émissions de CO2.

Le dogme contre la vie de l’écologie

Seul un être exceptionnel peut maintenant sauver la terre, une sorte de messie, capable de lui faire peur, de le culpabiliser un peu plus pour lui imposer la marche à suivre : les tables de la loi de l’écologie :

  • tu ne pollueras point ;
  • tu t’abstiendras de vivre car la vie pollue ;
  • tu ne feras pas d’enfants, car les enfants polluent (ça finit toujours par acheter des voitures) ;
  • tu ne chercheras pas à progresser, car le progrès corrompt et conduit à péché par Ubris ;
  • tu ne respireras pas (car ça pollue) ;
  • tu élimineras de ton parc d’automobiles, les voitures qui polluent (celles des petites-gens. Les BM de l’aristocratie seront ici épargnées ;
  • tu consommeras bio (enfin ceux qui peuvent se le permettre) ;
  • tu dépenseras des sommes pharaoniques dans la lutte contre l’effet de serre sachant que l’efficacité de la dépense sera quasiment nulle ;
  • tu ne réserveras pas ces sommes à des projets plus intelligents comme la lutte contre la malaria, la malnutrition ou l’accès à l’eau potable ;
  • tu convaincras les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, et les autres, à ne pas rouler, comme nous autres, en automobiles. Et cela ne sera pas facile.

Bref, le mieux serait que tu disparaisses de la surface de la terre.

En vérité je te le dis, nous te promettons pour demain, ou après-demain, ou peut-être jamais, un arrière-monde meilleur. Car la terre, ici-bas, peuplée par les hommes, est haïssable.

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Ecologie, Invités

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