Les origines de la guerre de 14

La guerre de 14 est une conséquence directe de celle de 1870 perdue par les Français qui n’ont jamais digéré l’annexion au Reich de l’Alsace-Lorraine.

Les origines de la guerre de 14

Cette guerre de 1870 a été possible en raison de l’esprit revanchard des Français, mais aussi en raison de la personnalité de Napoléon III désireux de faire du « Napoléon Ier ». Il convient en effet de rappeler ici que le neveu de l’Empereur a accédé au trône par un coup d’Etat en 1851, comme l’avait son oncle 50 ans plus tôt. Le prestige de son aïeul, encore énorme en France, permit la réussite de son entreprise. Le coup d’État de 1851 fut rendu possible part la faiblesse de la seconde République née en 1848. Cette dernière a en effet conduit à une fracture de la société (bien avant Chirac) : d’un côté les légitimistes majoritaires de l’autre les socialistes.

Ce fut sur les premiers que s’appuya Napoléon III.
Cette seconde république, quant à elle, fut la conséquence directe de la révolution de 1848 qui conduit à l’abdication de Louis Philippe. Cette seconde révolution (en fait troisième) s’explique par le chômage et la misère qui régnaient alors en France et par l’incapacité de la monarchie d’y faire face.
Le chômage et la misère furent renforcés par les mauvaises récoltes de 1845 et 1846. Aussi, dans ce contexte de malheur généralisé, les privilèges de certains apparurent insupportables. L’exemple des aïeux de 1789 allaient bien vite faire école.
Les privilèges justement ! D’où viennent-ils ? Ils sont une volonté de la monarchie restaurée en 1814, suite au retour triomphant de Louis XVIII.
Cette restauration a bien entendu été rendue possible par la défaite de Waterloo qui a mis un point final au premier Empire.
Le premier Empire (qui, on l’a vu, a rendu possible le second) s’est développé sur les ruines abandonnée par la première révolution à l’agonie. En effet, alors que les révolutionnaires les plus enragés coupaient la tête de Louis XVI en 1793, les armées royalistes des pays voisins, inquiets de la propagation de l’épidémie démocratique qui se propageait en Europe, envoyèrent quelques régiments en Terre française pour y rétablir la royauté. Cette agression permit à l’asemblée constituante de déclarer la Nation en danger. L’armée d’Italie fut confiée à Bonaparte qui repoussa les Autrichiens jusqu’à Vienne. La série de victoires du brillant général lui permit d’engager et de réussir son coup d’État du 18 brumaire 1799, mettant fin au Directoire, mais installant un Empire qui entrainera la restauration de la monarchie en 1852, comme nous l’avons vu.
Tout vient donc du Directoire, ce régime original de la première République française, instauré en 1795 pour mettre fin aux excès de la Convention (ou assemblée constituante) qui, depuis l’an III (1792), détenait à peu près tous les pouvoirs, y compris de massacrer la population. Cette convention fut décidée pour donner une nouvelle constitution à la France qui venait de détruire l’ancienne en déposant son Roi le 10 aout 1792.
Tout est donc de la faute de Louis XVI. En s’obstinant à poser des vétos et en fuyant à Varenne, il a détruit le peu de confiance que lui accordait encore les Français. Car, ne nous y trompons pas, dans les premiers temps, la révolution se serait contentée d’un régime du type monarchie parlementaire. En abusant de la patience de Robespierre, il pava lui même le chemin qui le conduisit à sa déchéance (1792) puis, sous l’impulsion de Saint-Juste, à l’échafaud. La disparition du Roi rendait du même coup caduque la constitution et nécessitait la création d’une assemblée (la convention) pour en rédiger une nouvelle.
Tout est donc parti de la révolution de 1789. Cette dernière (voir l’article sur Louis XIV) est grandement liée (outre les famines qui sont toujours de nécessaires catalyseurs) au régime ultra-autoritaire et centralisé, inauguré par Louis XIV. En effet, la noblesse, à l’initiative du roi soleil qui en avait soupé des Frondes à répétition des Grands Seigneurs, perdit son lustre en troquant son épée pour les robes de la cour de Versailles. En perdant son rôle d’administrateur local, en déléguant l’ensemble des tâches aux fonctionnaires du Roi, mais en conservant ses privilèges, elle agaça de plus en plus la bourgeoisie. En effet, au début de la royauté, les privilèges pouvaient à la rigueur se comprendre en raison des tâches lourdes confiées aux Seigneurs locaux qui devaient assurer l’ordre et la sécurité sur leurs terres. Cette justification fut vidée de son sens par Louis XIV qui indirectement déclencha la révolution.
Mais y aurait-il eu Louis XIV sans son père, le XIIIème du nom, et sans Henri IV, le premier de la banche des bourbons ? Henri IV lui même accéda au trône en chassant les Valois-Angoulême. Exploit rendu possible par les guerres de religion et notamment la saint Barthélémy (25 aout 1572) qui conduisirent à la mort prématurée des héritiers légitimes (Charles IX puis Henri III assassiné par un moine).
Voilà donc la véritable origine de la guerre de 14 : les guerres de religion qui ont traumatisé le XVIème siècle et donc la réforme initiée par Luther et Calvin, agitateurs à l’origine du schisme. Car ces deux là contestaient l’autorité de l’église apostolique et romaine qui se posait outrageusement en intermédiaire entre le fidèle et Dieu, depuis Saint-Pierre  : « c’est sur cette pierre que je construirai mon église » avait dit le Christ. Mais, outrepassant le message des évangiles, Saint-Paul puis Saint-Augustin furent à l’origine de l’inquisition (1199), inaugurée par la pape Innocent III, qui frappa durement le royaume à partir du XIIème siècle.
Tout finalement remonterait-il au Christ ? Lui même enfant de l’ancien testament qui avait annoncé sa venue parmi nous.
L’ancien testament fut écrit vers -550. En effet, à cette époque reculée, les Hébreux, exilés loin de chez eux, risquaient de disparaître, avalés par la culture babylonienne. Leurs sages décidèrent de se créer une culture propre, forte, cabale de fédérer les énergies et de prévenir ainsi la dilution. Ce fut l’ancien testament. Tout est donc de la faute des
Hébreux. Nous voilà donc retournés à l’époque de la conquête de Canaan (actuelle Israël), de la chute des murs de Jéricho, et au-delà au premier des patriarches Abraham, à qui Dieu avait donné une terre promise.
Tout a donc commencé avec l’aïeul d’Abraham, notre aïeul à tous, Noé, et avant lui, Adam, vers – 4200 avant Jésus Christ…

Il est à l’origine du péché originel, mais aussi de l’élection du peuple d’Israël, de son exil, de la rédaction de l’ancien testament, de l’annonce de l’arrivée du Christ, du schisme protestant,

des guerres de religion, du couronnement d’Henri IV, de celui de Louis III, de Louis XIV, de la révolution, du premier empire, de la seconde révolution, du second Empire, de la guerre de 70 et finalement de la guerre de 14.
Nous sommes là en plein IIIème antinomie de Kant : il est impossible de touver une cause première sauf à l’appeler Dieu.

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