Résumé MEIN KAMPF en français d’Aldolf HITLER

Sur le même sujet

Avertissement

Mein Kampf est bien entendu un ouvrage condamnable à bien des égards. Il se base notamment sur les instincts les plus primitifs de la personne humaine pour construire un programme politique fondé sur la préférence raciale. Mais faut-il, pour autant, interdire sa publication, sa lecture ? Je suis de ceux qui plaident pour une réponse négative à cette question et ce, pour plusieurs raisons.  En premier lieu, c’est un document d’une importance historique exceptionnelle, puisqu’il s’agit du témoignage, en première main, d’HITLER. En second lieu, son interdiction conduirait à la création d’un mythe, d’un Graal, d’un mystère qui finit par fasciner les âmes fragiles.  Il semble préférable de laisser un libre accès à Mein Kampf, afin qu’il puisse être démystifié de manière méthodique par une lecture critique et un démontage des arguments avancés par son auteur. On ne peut pas être contre la censure, sauf lorsqu’elle nous arrange… Mais chacun pourra se faire sa propre opinion…

Qu’est-ce que Mein KAMPF ?

Rédigé en prison par Adolf HITLER entre 1924 et 1925, MEIN KAMPF (mon combat) est à la fois :

  • un ouvrage autobiographique ;
  • un manifeste et un programme politique ;
  • une étude sociologique ;
  • et un essai philosophique.
Afficher l'image d'origine
Hitler en prison en 1924

Suite à son coup d’État raté du 8 novembre 1923 (dit « Putsch de la Brasserie »), Hitler a été condamné à plusieurs années de captivité. Retenu à la prison de LANDSBERG, il a dicté à Rudolf HESS, son secrétaire personnel, les premières ébauches de MEIN KAMPF, une sorte d’état des lieux de sa pensée politique. MEIN KAMPF a été publié en 1925. HITLER y annonce son programme en détail : il ne prend personne par surprise. Il dit ce qu’il souhaite faire, pourquoi il faut le faire et comment il envisage de le faire. Un lecteur avisé en 1925 aurait donc pu anticiper les évènements tragiques qui allaient noircir les années 30. Car force est de constater qu’il a fait, à partir de 1933, ce qu’il avait écrit 10 ans plus tôt :

  • la conquête des masses par des messages simples et percutants ;
  • la dénonciation d’un ennemi du peuple ;
  • la réanimation du sentiment national ;
  • la prise du pouvoir par les urnes, suppression de la démocratie du parlementarisme ;
  • l’endoctrinement ;
  • la mise en place d’un chef unique ;
  • l’expansion à l’Est ;
  • le culte de la race pure,…
  • et, pour finir, le déclenchement de la guerre mondiale.

Peut-être aurait-on dû le prendre au sérieux ?

Résumé de Mein Kampf en Français

Au commencement

Afficher l'image d'origine
Aloïs HITLER

HITLER rédige lui même une préface dans laquelle, il décrit ses origines modestes en Autriche, son admiration pour sa mère (Maria Anna), son aversion pour son père (Aloïs) qui voulait en faire un fonctionnaire des douanes, son attirance pour l’art en général, la peinture et l’architecture en particulier. Il évoque ensuite ses douloureuses premières années à Vienne (vers 1910), après la mort de son père (1903), où il survit en vendant quelques aquarelles et en exerçant des petits boulots sur des chantiers. Pour HITLER, se frotter ainsi au petit peuple est l’occasion de se forger une première conscience politique.

Naissance d’une conscience politique
Tout d’abord, il constate avec effroi la dissolution de l’esprit germanique dans l’ensemble cosmopolite voulu par la famille régnante en Autriche : les Habsburg, ces « traitres » qui font la part belle aux communautés les plus diverses, comme les slaves ou les tchèques,… Cette détestation maladive des fossoyeurs de la culture allemande, lui rend, dans un premier temps, sympathique les socialistes du SPD qui ont, eux aussi, juré la perte de la monarchie ! Ça ne va pas durer…En effet, il se rend compte rapidement que le SPD, de son côté, vise encore plus la disparition de l’âme teutonique en la mêlant dans une gangue informe : l’Internationale ! Il s’épanche ensuite sur le sort misérable réservé au petit peuple, abandonné par la classe bourgeoise. « Si maintenant je m’efforçais de peindre en quelques traits l’âme de ses classes inférieures, mon tableau serait infidèle si je n’affirmais pas que, dans les profondeurs, je retrouvais encore la lumière. » Il reproche aux bourgeois de ne rien concéder aux ouvriers , les poussant ainsi dans les bras des Rouges.

HITLER se frotte également, ou plutôt s’écorche, au contact du syndicalisme.

nazi
Affiche de propagande nazi : la victoire ou le bolchévisme (assimilé aux Juifs)

Se sentant plus instruits que les syndicalistes eux-mêmes sur leur propre doctrine communiste, il argumente, plaide, agace… Il est évacué des chantiers. Il reproche aux syndicats d’être un instrument politique (des Rouges) au lieu de lutter réellement pour les droits sociaux. C’est égalent à cette époque qu’il fait connaissance avec son ennemi de toujours : le Juif ! Car HITLER ne semble pas être né antisémite puisqu’il reconnaît ne pas avoir, dans un premier temps, remarqué les Juifs pourtant particulièrement implantés à Vienne (200 000 individus), les considérant comme des Autrichiens dotés d’une confession différente. Ça ne va pas durer… Il associe rapidement dans son cerveau les machiavels du SPD et les Juifs, acoquinés pour mettre fin à la culture allemande et asseoir leur domination sur le monde… La presse mondiale est placée dans le même sac d’ordures. Gangrénée par les Juifs, elle prépare l’opinion publique au grand jour. « l’infamie consiste à déverser 100 poubelles à la fois, les plus basses et les plus honteuses calomnies, sur le vêtement immaculé d’un homme d’honneur… ».

Afficher l'image d'origine

L’église catholique autrichienne n’est pas épargnée par le tableau de chasse d’HITLER: cette fois-ci, ce sont les curés tchèques qui sont accusés de faire le lit de la dégermanisation. Considérant l’Autriche perdue, il tourne ses yeux vers l’Allemagne de Guillaume II.

Résumé de Mein Kampf en Français

Anti-Parlementarisme
On trouve ici dans Mein KAMPF, les premières considérations politiques qui se limitent à une critique virulente du parlementarisme (et de la démocratie). Une perle parmi d’autres :« Quand le principe parlementaire de l’autorité de la majorité l’emporte sur celui de l’autorité d’un seul et remplace le chef par le nombre et par la masse, va à l’encontre du principe aristocratique de la nature, sur lequel s’appuie d’ailleurs une conception de la noblesse. » L’idée sera récurrente et peut se résumer ainsi : le parlementarisme détruit la notion de responsabilité : chacun (souvent des médiocres) se cache derrière une majorité (parlementaire) pour décider et plus personne n’est responsable de rien.

Or, la nature est tout autre : un chef qui décide est indispensable à la bonne marche du monde (NIETZSCHE n’avait pas dit autre chose au siècle précédent). Encore une citation pour illustrer ce point : « l’effroyable insuffisance et la faiblesse de la direction politique de l’Empire (allemand) à l’intérieur et à l’extérieur qui, imputable à l’action du Reichstag (le
parlement), devint l’une des causes de l’effondrement de l’Empire. » Et puis, une dernière
« si les tombeaux de la plaine des Flandres pouvaient s’ouvrir, en sortiraient, dressés, les sanglants accusateurs, les 100 000 jeunes qui, par manque de conscience, de ces criminels (les parlementaires), ont été poussés mal instruits, mal formés, dans les bras de la mort ».

L’éducation
Pour éviter que la masse ne soit trop sensible à la propagande rouge, HITLER met l’accent sur l’importance de l’éducation (qui deviendra comme chacun sait de l’endoctrinement).

Résumé de Mein Kampf en Français

Comment faire de la politique ?

C’est également à cette époque qu’il rencontre son premier mentor, le Docteur Karl LUEGER, maire de Vienne, véritable synthèse des idées politiques encore embryonnaires dans la tête d’HITLER.

Afficher l'image d'origine
Karl LUEGER

LUEGER lui montre les rudiments de la politique qui consistent, en deux mots, à s’appuyer sur les masses (car la bourgeoisie est trop passive et soucieuse de conserver ses acquis), répéter à satiété des formules simples (compréhensibles par tous) et percutantes, faire appel aux notions de peuple, de nation et enfin de race et désigner un ennemi unique sur lequel faire pleuvoir des insanités (en l’occurrence le Juif). « Ainsi, la condition essentielle pour la formation et le maintien de l’État, c’est qu’il existe un sentiment de solidarité sur la base d’une identité de caractère et de race et qu’on soit résolu de la défendre par tous les moyens ». En synthèse, la stratégie consiste donc à s’adresser, en tout premier lieu, aux masses, à faire appel aux sentiments (la lutte pour l’existence exclut toute considération esthétique) et non à la raison, à se limiter à quelques points forts, peu nombreux, des formules stéréotypées pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l’idée, et de concentrer le feu sur un adversaire unique.

Le droit à l’espace vital
Il constate que le dynamisme allemand produit 900 000 âmes supplémentaires par an, ce qui pose, à court terme, le problème inévitable de la famine. Bien entendu, il se refuse à limiter les naissances, mais propose plutôt d’étendre les territoires (notamment aux dépends le la Russie).

Le Darwinisme social : la notion de race
HITLER s’inspire de Darwin pour décrire le fonctionnement de la nature : la nature fait la part belle au plus fort et laisse mourir les malingres et les souffreteux : c’est la condition essentielle au progrès des espèces en général et de l’espèce humaine en particulier. Si cette condition est foulée au pied, l’espèce humaine s’appauvrira et disparaîtra. La race aryenne est, pour HITLER,au sein de l’espèce humaine la race des seigneurs. La nature lui commande donc de dominer le monde en éliminant les plus faibles. « Imposer l’impossibilité pour des mariés de reproduire des descendants avariés c’est faire œuvre de la plus claire des raisons » ou  »Le monde n’appartient qu’aux forts qui pratiquent des solutions totales ». Là aussi, NIETZSCHE n’aurait pas dit autre chose. Plus loin dans l’ouvrage, HITLER développe déjà les grands concepts qui deviendront (20 ans plus tard) les bases de sa politique raciale :

  • la nature tend à élever le niveau des êtres ;
  • Il existe des caractères qui distinguent les espèces ;
  • chaque congénère ne peut s’accoupler qu’avec un semblable (HITLER cite des contre-exemples dans la nature comme le mulet mais constate leur infertilité ce qui accrédite le point 1. (seul le maintien de la pureté de la race permet d’améliorer l’espèce) ;
  • il existe une lutte entre les races pour l’espace vital ;
  • pour limiter les faibles, la nature soumet les faibles à des conditions d’existence rigoureuses (et les élimine ainsi assurant le progrès et donc la survie de l’espèce) ;
  •  la nature ne veut pas d’accouplement entre un fort et un faible, car la descendance, à mi-chemin entre ses deux parents, est moins élevée dans l’échelle des valeurs que ne l’était le fort ;
  • pour conserver une civilisation déterminée, il faut conserver l’homme qui l’a créé (HITLER cite des exemples de métissage (par exemple en Amérique du sud entre les espagnols et les indiens) qui ont conduit à la ruine de civilisations) ;
  • il est nécessaire de s’appuyer sur une race inférieure pour gravir la première marche de la civilisation et pour compenser le manque de ressources naturelles ;
  • une race supérieure se reconnait à sa capacité à mettre son intérêt particulier (celui de l’individu) en arrière plan pour se consacrer entièrement à l’intérêt général (idéalisme). La race supérieure a un sens inné de la communauté. L’individu qui la compose a la capacité de sacrifice pour la communauté.

Résumé de Mein Kampf en Français

NAISSANCE De L’HOMME POLITIQUE
L’homme politique HITLER naît sur les décombres de la capitulation du 11 novembre 1918 et grandit en se nourrissant de la haine pour les capitulaires (« les criminels de novembre »). Il rejoint Munich alors en pleine guerre civile. Brièvement aux mains des Rouges, la république de Bavière est reprise par les corps francs. Pour le caporal HITLER, le complot saute aux yeux (voir plus loi la théorie du complot). Il prend la parole dans quelques casernes et prend conscience de ce qu’il savait déjà : il sait parler. On lui confie l’espionnage d’un groupuscule politique : le DAP (parti des ouvriers allemands). La mayonnaise prend rapidement, car il se rend compte rapidement qu’entre ses idées et celle du parti fondé par HARRER, n’existe pas de grandes différences. Il devient le chef de propagande du DAP, dont la trésorerie se limite pour l’instant à 7 marks et le nombre d’adhérents à 7. « bonne volonté mais impuissance ». Ça ne va pas durer…

Hitler et la théorie du complot
Une des thèses fondamentales du DAP est celle de la théorie du complot : le coup de poignard dans le dos. Les Juifs (encore eux) ont noyauté l’industrie et la finance allemandes et ont comploté, avec leurs alliés marxistes, sur les lignes arrières, pour faire capituler l’Allemagne. La grève des munitions en est le plus bel exemple. L’origine de la défaite n’est donc pas militaire.

Hitler et la prostitution
HITLER se lamente sur la syphilis et la tuberculose et trouve leur origine dans la prostitution qu’il condamne. La prostitution met en péril l’ordre moral, la descendance : « au lieu de vigoureux enfants nés d’un sentiment naturel, nous ne verrons plus que les produits lamentables d’une opération financière d’ordre pratique. Bien entendu, il est possible de railler pendant quelques temps la nature mais la vengeance est inévitable, elle se manifeste que plus tard ou mieux l’homme ne s’en aperçoit que trop tard ».

Hitler et la Culture
HITLER défend l’héritage du passé (essentiellement Frédéric le Grand (ou II de Prusse mort en 1786)), élément essentiel de la construction de l’avenir. Le marxisme, de son côté, en cherchant à innover à développer un art « dégénéré ». Hitler fait référence au cubisme et au dadaïsme. Bref, HITLER est un conservateur. On constatera ainsi que son projet de cité GERMANIA reprend les grands canons de l’art grec et romain.

Afficher l'image d'origine
Germania imaginée par Hitler et Albert SPEER

Hitler et la Religion
Une citation permet d’illustrer sa pensée sur le sujet : « La grande masse du peuple n’est pas composée de philosophes. Or, pour la masse, la foi est la seule base d’une conception morale du monde. » En gros, on peut admettre qu’HITLER était croyant (à plusieurs reprises, il cite le créateur). Il est moins sûr qu’il ait été chrétien. Mais, pour des questions purement d’ordre pragmatique, notamment pour conquérir les masses et les maintenir dans un état de soumission, il voit, dans la religion, un instrument particulièrement efficace et, en tout cas, complémentaire à sa politique.

Hitler et la question JUIVE
Le Juif est désigné comme l’ennemi et la source de tous les malheurs. Pour HITLER, il a un intellect (dé)formé au contact des peuples alentour. Il dispose d’un fort instinct de conservation, mais ne fait pas preuve d’idéalisme (la propension à se sacrifier pour la communauté). Cet instinct est grégaire (exemple donné par HITLER : les chevaux se regroupent en cas de danger et se dispersent dès que celui-ci est écarté). Puisqu’il n’y a pas d’idéalisme juif, il n’y a pas d’État juif, pas de civilisation juive, ni d’art juif. HITLER le compare le Juif à un « parasite à la recherche d’un sol nourricier. » Il cite à plusieurs reprises SCHOPENHAUER « le Juif est le grand maitre de mensonges ». Il voit dans le TALMUD une liste d’instructions pour maintenir la pureté du sang juif et un code pour régler les rapports entre les membres de la communauté et entre la communauté et l’extérieur. Il pense que le concept de « communauté religieuse » a été inventé pour dissimuler la notion de race.

Résumé de Mein Kampf en Français

Hitler et le plan juif de domination du monde

Afficher l'image d'origine
Dietrich ECKART

Ce plan lui a été sans doute présenté par Dietrich ECKART, un membre éminent de la société de THULE qui étonnement n’est pas citée dans Mein Kampf :

  • on pénètre dans un pays et on se dissimule ;
  • on s’insinue dans l’économie (mais seulement comme intermédiaire et jamais comme producteur : on exerce la profession d’usurier (prêteur avec intérêt)) ;
  • on se sédentarise, en se regroupant dans un quartier ;
  • on prend progressivement le monopole sur les affaires et le commerce. On devient riche (en saignant les travailleurs-producteurs de richesses) ce qui provoque la jalousie de ces derniers et puis la haine ;
  • on assiège le gouvernement par des flatteries ;
  • on accorde des prêts au Seigneur qui devient notre obligé ;
  • on se fait baptiser (pour se dissimuler un peu plus) ;
  • on se fait passer pour allemands.
  • on se fait passer pour des amis des hommes, des philanthropes, devant ceux que l’on souhaite écorcher. Pour cela, on utilise la franc-maçonnerie (pour courtiser les bourgeois) et la presse (pour le reste) ; on contamine le sang chrétien (notamment de la haute-noblesse) par des mariages ; on cherche l’hégémonie du régime parlementaire ;
  • on prolétarise le petit peuple en continuant sa saignée ; on sépare ainsi employeurs et employés.
  • On a ainsi organisé le capitalisme (exploitation de la race humaine) à notre guise;
  • On se rapproche des victimes en se faisant passer pour vertueux et généreux (par le biais du marxisme). La masse bien entendu n’y voit que du feu. Elle croit lutter pour son bien mais en fait lutte pour le capitalisme international en détruisant l’économie nationale et donc son indépendance. Une citation d’HITLER éclaire ce point « le marxisme ruine la personnalité et la race qui étaient le plus grand obstacle à la domination de la race juive ». Dans l’esprit, le mouvement syndical est là pour pourvoir au recrutement des masses populaires en revendiquant des droits sociaux. Toutefois, le syndicaliste juif prend soin de revendiquer l’impossible pour être sûr de la réponse et ainsi fomenter des troubles.

Lorsque le Juif a suffisamment assis sa domination, il réapparait au grand jour. Il est alors trop tard pour réagir.

Hitler et Le DAP (Deustche Arbeitei Partei : le parti des ouvriers allemands)
La trame existait sans doute avant l’entrée d’HITLER au DAP. Les points principaux sont les suivants (à noter qu’HITLER suivra ce programme à la lettre, dès son retour en politique) :

  • gagner les masses ;
  • éduquer les masses ;
  • nationalisation de la masse (« l’objectivité est de la faiblesse la volonté est de la force ») ;
  • détruire les empoisonneurs internationaux ;
  • traiter la question juive ;
  • amener à nous les camps anti-nationaux ;
  • développer un propagande efficace ;
  • conquérir (par les urnes) la puissance politique ;
  • supprimer le parlementarisme ;
  • possibilité d’entrer au parlement mais uniquement pour le démonter ;
  • pas de réforme religieuse (sert de carcan moral à la masse) ;
  • le moins d’intermédiaire possible dans l’organisation ;
  • pas d’union avec d’autres partis (compromis = affaiblissement) ;
  • la croissance par le fanatisme (comme la fait avec succès le christianisme) ;
  • reconnaissance de la valeur de l’individu : (c’est une force de respecter un être de génie, ce n’en est pas une de respecter la masse).

HITLER termine ce premier tome en faisant la chronique des débuts pathétiques du DAP jusqu’au frémissement, à l’aube de 1920. Il semble ne pas douter de la réussite du parti devenu dernier rempart contre le communisme et le complot juif.

Tome II de Mein KAMPF

Le tome II de Mein KAMPF prend une tournure plus violente (par rapport au tome I), plus directe.

Hitler en 1923

Terminées, les considérations autobiographiques, on entre maintenant dans le cœur du programme politique du DAP (DeutscheArbeiterPartei ou parti des travailleurs allemands) qui devient rapidement, sous l’impulsion d’Hitler, le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei) parti nazi.

Le parti est à partir de 1920-21 annoncé clairement comme « Völkisch », par HITLER . Ce terme peut être traduit par « populiste » (Volk = le peuple) ou par « national ». Certains auteurs traduisent Völkisch par le terme « raciste , ce qui ne me semble pas exact. On est au centre de la philosophie autour de laquelle se construira le IIIème REICH. Rien n’est ici épargné au lecteur, puisque HITLER annonce le caractère supérieur de la race allemande qui peut (et doit sous peine de disparaître), comme le dicte la loi naturelle, acquérir les terres nécessaires à son existence (au détriment de la Russie notamment) et asservir le monde entier en réduisant les races inférieures en esclavage.

Sa haine du Juif se fait également plus présente. Outre les considérations purement racistes, il dénonce le complot juif (ou marxiste qui est un synonyme sous sa plume) pour dominer le monde. La solution finale n’est pas abordée, même si on sent bien qu’HITLER envisage de traiter le problème juif avec toute la brutalité (terme qu’il utilise) nécessaire. Âmes sensibles donc s’abstenir…

Résumé MEIN KAMPF en Français d’Adolf HITLER Tome II


Critique des partis traditionnels et du parlementarisme
HITLER reprend ce thème déjà abondamment développé dans le tome I. Dans les compromis et les alliances entre les partis politiques, il ne voit que de l’inefficacité pour régler les vrais problèmes. Dans les parlementaires, il ne voit que des incompétents, des lâches, des irresponsables qui s’abritent derrière les majorités, seulement intéressés par le confort des cabinets ministériels, et qui ne savent, en réalité, prendre aucune décision. En renversant ces termes, on peut se faire une idée des qualités d’un vrai chef pour HITLER.

L’État
HITLER a une conception particulière de l’État. Celui-ci n’est pas une fin en soi mais un moyen pour servir un but précis : assurer la persistance et la domination de la race aryenne et pour cela garantir que le bon fonctionnement de la loi naturelle (celle du plus fort) ne soit pas entravé. En effet, c’est la seule loi qui permet, à ses yeux, à l’espèce de progresser et donc de survivre. Donc, l’État ne doit pas favoriser l’égalité. Elle doit au contraire encourager la victoire du plus fort , être une puissance organisatrice au service des hommes (et non-pas l’inverse), ne pas s’embarrasser d’éthique lorsque la survie de la race est en jeu. En gros, l’État a pour seule mission de garantir la survie de la race aryenne. Le parlement ne doit être qu’une simple chambre consultative.
« L’Etat n’est pas un but mais un moyen. Il est bien la condition préalable à la formation d’un civilisation de valeur supérieure, mais il n’en est pas la cause première qui réside seulement dans l’existence d’une race supérieure ».
Pour organiser l’État, HITLER propose de faire appel aux meilleurs éléments (ceux encore proches du modèle aryen primitif). Pour faire cesser ce qu’il appelle le « métissage », l’Etat doit « enlever matériellement le droit de se reproduire aux tarés et créer les conditions sociales pour permettre aux familles saines d’être prolifiques ». On voit ici poindre l’eugénisme actif qui caractérisera sa politique dès 1933.

L’éducation
L’État doit éduquer. L’activité physique est mise au premier plan, l’activité intellectuelle n’arrivant qu’en seconde ligne. En effet, le bourrage de crâne est souvent inutile car les connaissances sont vite oubliées.

Afficher l'image d'origine
Affiche de propagande nazi mettant en valeur le corps et la maternité

L’éducation doit intervenir au plus jeune âge. Les jeunesses Hitlérienne (même si le terme n’est pas utilisé) sont ici décrites. Elle vise à donner aux jeunes le sentiment qu’ils font partie d’une civilisation supérieure (« graver dans le cœur de la jeunesse le sentiment de la race »), à leur donner un corps sain, à leur apprendre à obéir (y compris en cas d’injustice) et plus tard commander. Elle doit faire perdre l’habitude des lamentations, donner le gout du sacrifice, le sens des responsabilités. Pour les filles, l’éducation doit être une préparation à la maternité. L’éducation enfin doit permettre d’identifier les têtes aptes à commander. La race doit commander plutôt que la masse (comme c’est le cas chez les marxistes)

Le travail
Hitler veut réhabiliter le travail corporel et instaurer le principe d’une récompense au mérite. L’individu doit avoir un travail en rapport avec ses capacités et éviter les différences trop importantes entre les salaires : il faut faire comprendre que l’homme ne vit pas uniquement des jouissances matérielles.

La nationalité
Attribuée aux seuls allemands (les autres resteront des sujets ou des étrangers). HITLER se désole de constater qu’un slave venue de Mongolie puisse devenir allemand par le seul fait du président.

Comment y arriver ?
Il faut détruire l’État actuel (république de Weimar). Car le régime parlementaire exige des compromis qui ne sont pas possibles dans la vision d’HITLER de l’Etat : sa doctrine est infaillible (terme qu’il utilise) ;

  • développer et organiser la propagande « plus j’ai été dur et plus j’ai manié le fouet, plus ma propagande effrayait, écartait les plus faibles et les natures hésitantes, empêchait leur entrée dans le premier noyau de notre organisation » ;
  • s’appuyer sur les masses en assenant des messages simples et forts ; « Le meeting est nécessaire car il permet à l’homme qui se sent isolé et donc apeuré de se découvrir des semblables et donc de se renforcer dans ses convictions » ;
  • créer un parti de combat sans compromis ; « Gardons en tête que tout ce qui, en ce monde, est véritablement grand n’a pas été obtenu de haute lutte par des coalitions, mais a toujours été conquis par un unique vainqueur » ;
  • changer l’organisation du parti : le NSDAP doit se débarrasser du comité qui vote les décisions à la majorité (et qui ressemble trop à un parlement en petit) mais doit se doter d’un guide responsable (un Führer) qui se distingue par ses capacités et qui décide seul ;
Afficher l'image d'origine
Propagande nazi raciste

fonder la philosophie du parti sur une conception raciste ;

  • lutter contre le front rouge désigné comme unique ennemi. Le rouge est toutefois retenu pour les affiches en raison de l’attirance qu’il exerce sur le regard. Et pour faire enrager la gauche, voire troubler ses adhérents et ainsi les amener dans les meetings. « Ces hommes vinrent en ennemi et partirent en partisans » ;
  • créer un service d’ordre pour les réunions du NSDAP. « l’idée la plus élevée peut être étouffée si son protagoniste est assommé à coups de matraque ». (A noter qu’il deviendra le socle de la future S.A.) ; Il doit notamment recruter dans les vétérans. Le service d’ordre est une section au même titre que la propagande, les finances, la presse. Ses membres doivent constituer une troupe de choc, d’une force morale inébranlablement imprégnée de l’idéal national socialiste, et d’une discipline exemplaire. « Le service d’ordre doit être précédé de sa réputation de brutalité. » Ses membres doivent être entraînés. L’idée est de reprendre la rue aux marxistes. Il n’est donc pas question d’une organisation clandestine mais au contraire d’une force qui se voit. Le service d’ordre doit pouvoir devenir devenir une armée en moins de deux ans, si les conditions l’exigent. Deux événement vont marquer les débuts de la SA
  • la manifestation de la Königsplatz maintenue malgré l’hostilité des marxistes ;
  • l’expédition de COBOURG en 1922 où la rue a été confisquée aux mêmes marxistes.
  • encourager les bagarres lors des meetings (exemple de la bagarre de la réunion du 4/11/21, à l’Hofbraühau, matée à coup de matraque par le service d’ordre ) ;
  • s’opposer à toute tentative de fédéralisme que souhaitent nos ennemis pour démembrer l’Allemagne : ils cherchent à dresser la Prusse désignée comme militariste contre la Bavière pacifiste ;
  • recréer l’armée, qui doit être l’école où tous les allemands doivent apprendre à se comprendre et qui doit permettre aux jeunes de s’élever au-dessus de l’horizon ;
  • se doter d’un drapeau (un signe de reconnaissance) : le rouge pour l’idéal social du mouvementent ; le blanc pour mettre en avant les idées nationalistes ; la croix gammée pour rappeler la mission de lutte de l’aryen et pour de l’idée antisémite.
Afficher l'image d'origine
Les couleurs nazi

La politique étrangère
La politique étrangère de l’Allemagne doit être guidée, pour HITLER, par les principes suivants :

  • elle ne doit ne pas autoriser en Europe l’existence d’une puissance autre que l’Allemagne ;
  • elle doit être la source de la puissance en Europe (exclut donc le recours aux colonies) ;
  • elle doit procurer du sol à ses rejetons le sol nécessaire ;
  • elle doit, pour atteindre l’objectif 3, accepter volontiers le sacrifice du sang.

La théorie de l’alliance
« Les destinées de deux peuples ne sont solidement soudées que lorsqu’ils ont en vue un succès commun sous les forme d’acquisitions, de conquêtes communes, bref, d’un accroissement de puissance dont profitera chacun d’eux. La sympathie n’a rien à voir dans cette stratégie. » Bien sûr, on voit ici transparaitre le pacte germano-soviétique. HITLER voit des compromis possibles (qu’il exclut pourtant au niveau de la politique intérieure).

Il voit dans les signataires de la capitulation (les criminels de novembre) des traitres qui ont agi contre les intérêts de l’État et en instaurant la dépendance de l’Allemagne vis-à-vis de l’étranger. L’idée d’HITLER est donc de rétablir l’indépendance de l’Allemagne qui présuppose un regain de puissance, le cas échéant par les armes. « car les territoires opprimés ne seront pas réincorporés à la patrie par des protestations enflammées mais pas les coups victorieux qu’assène le glaive ; forger ce glaive est la tâche de la politique intérieure. »

Afficher l'image d'origine
Le réarmement

HITLER analyse les possibilités d’alliance
(il exclut d’entrée la France désignée comme l’ennemi héréditaire  : l’Angleterre est envisagée car, comme l’Allemagne, elle ne souhaite pas une France trop puissante qui nuise à ses intérêts (surtout depuis que l’occupation de la Ruhr lui a donné l’accès aux plus grands gisements de fer et de charbon d’Europe) ;

L’Italie qui voit dans la puissance de la France un frein à sa politique dans l’Adriatique.
Mais HITLER les considère comme impossible pour trois raisons :

  • la faiblesse de l’Allemagne actuelle exclut toute volonté de l’Angleterre ou de l’Italie de s’allier avec elle ;
  • aucun État ne voudrait s’allier avec un État qui ne défend même pas ses propres intérêts (allusion au traité de Versailles) ;
  • aucun État ne voudrait s’allier avec un État qui est servile.
Afficher l'image d'origine
Traité de Versailles en 1919 – Clemenceau avec Wilson le président américain et Orlando

HITLER considère que les Juifs amplifient ce phénomène car leur plan vise la ruine de l’Allemagne pour s’accaparer ses ressources. Ils s’appuient pour cela sur les idéologies cosmopolites (pacifiques) ou sur le chauvinisme français (et donc la haine de l’Allemagne), ou les intérêts économiques anglais.

Hitler et la France
Ce peuple qui s’abaisse au niveau des nègres met sourdement en danger, par l’appui qu’il prête aux Juifs, l’existence de la race blanche en Europe. » Son attitude en 1922 et 1923 a conduit :

  • au démantèlement de l’Allemagne en une macédoine de petits états (allusion à la perte des territoires consécutive au traité de Versailles) ;
  • à la création d’un peuple de mercenaires au service de la juiverie (référence à l’occupation de la Ruhr : voir plus loin) ;
  • à l’accumulation d’exigence sans cesse renouvelées pour asservir un peu plus l’Allemagne (référence sans doute au traité de Locarno et de Londres)

La France reste l’ennemi principal : « Ou bien on fait front, ou bien disparaît ! »

Hitler et le Tyrol du sud
«  On ne pourra le récupérer que par la force !  Si c=les parlementaires bavardent sur cette question c’est qu’ils sont intoxiqués par les juifs qui ne veulent pas d’une alliance Italie-Allemagne ».

Hitler et l’Italie
On sent d’emblée la fascination d’HITLER pour le personnage de MUSSOLINI. Pour lui, l’Italie fasciste prévient le complot juif en :

  • interdisant les sociétés secrètes, dont les francs-maçons (acoquinés aux Juifs) ;
  • poursuivant la lutte contre la presse internationale (inféodée aux Juifs) ;
  • agissant pour supprimer les marxistes (synonymes des Juifs) ;
  • consolidant l’Etat.

Hitler et l’Angleterre
Les Anglais sont des cousins germains, mais le juif exerce en Angleterre sa dictature.

Hitler et le Japon
Le Juif ne peut sournoisement le contaminer (comme il l’a fait en Europe). Il ne peut supporter qu’un État échappe à sa stratégie de domination mondiale. Le Juif attise donc le soulèvement des grandes puissances (dont l’Angleterre) contre le Japon.

Hitler et la Russie
HITLER fait le constat que la survie de son peuple nécessite une extension de son territoire tronqué par le traité de Versailles. « Le droit du sol et à la terre peut devenir un devoir lorsqu’un peuple est voué à la ruine à défaut d’extension ». Pour HITLER, une minorité germanique avait développé la Russie d’avant 17. Les Bolcheviques ont tout balayé en dépouillant la Russie de sa classe germanique dominante. Les Juifs (synonymes de marxistes sous la plume d’HITLER » dominent maintenant la Russie et ont comme prochain objectif l’Allemagne.
Hitler et le traité de Versailles
Pour HITLER, ce traité est la quintessence de l’horreur diplomatique : la France a organisé le pillage de l’Allemagne et les dirigeants de la république de Weimar se sont agenouillés en soumettant ce qui restait de l’Allemagne dépecée en esclavage. Il est par essence l’origine des prochains conflits : « Les traités de paix dont les exigences frappent les peuples à coups de fouet agissent souvent comme les premiers roulements des tambours annonçant le soulèvement ».

Hitler et l’occupation de la Ruhr
A été pour HITLER une erreur française. Car en violant le Traité de Versailles, elle

  • s’est aliénée l’Angleterre qui redoute de voir s’installer sur le continent une puissance susceptible de la rivaliser ;
  • s’est attirée les foudres de l’Italie ;
  • a réveillé les consciences en Allemagne en guérissant contre l’illusion d’une France « championne du libéralisme.

Malheureusement, le gouvernement petit-bourgeois n’en a as profité : elle a appelé à la grève (donc aux marxistes) et l’a même financé pour finalement laissé faire en ruinant un peu plus l’État.

Résultat de recherche d'images pour "occupation de la ruhr"
Occupation de la Ruhr

En conclusion

En conclusion, se lisent dans Mein Kampf (écrit en 25-26) les événements qui allaient suivre. HITLER condamnait le manque d’esprit de décision des démocraties. Il paria sur cette hypothèse pour envahir, malgré sa faiblesse par rapport la puissance française, l’Autriche, la Tchécoslovaquie et enfin la Pologne. Son pari fut gagnant et ses premiers gains territoriaux (tous annoncés dans Mein Kampf) furent actés par la communauté internationale lors des accords de Munich.

Sur le même sujet


Du même auteur

Le roman inspiré de MEIN KAMPF racontant l’irrésistible ascension d’HITLER. Le crépuscule des idéaux, la référence sur l’origine du nazisme, vous plonge dans l’Allemagne d’après guerre, tiraillée par les maux du siècle : le péril rouge et la peste brune… A commander ici sur Amazon


22 commentaires

  1. J’ai lu mein kampf et le talmud. Le 2e justifie entierement tout ce qu’on peut lire dans le 1er….Quand on est superficiel. Sauf qu’en fait ,si on va aux fondamentaux des rapports entre le peuple evoqué et les autres,le 1er est la version pour allemands du 2e. En bref , mein kampf est une version super edulcorée du talmud, et le nazisme la version tres educorée du judaisme au pouvoir, ainsi qu’une experience sociologique de la part des elites juives pour voir.C’est pour cela qu’ilks ont financé Hitler. Ca n’a pas marché donc il sont allés vers un mode de controle et de genocide plus subtile. Le meme raisonnement s’applique au communisme sauf que la on a servi un talmud inversé, avec une sauce lutte des classes au lieu de race superieure. On connait le resultat.Et on sait que tous les grands leaders sovietiques etaient juifs.FInancés par les memes qui financaient Hitler. On nous a fait oublier tout cela par un nuremberg juif, ou on a questionné des gens au bout du rouleau, pour ensuite nous laver le cerveau par des films holliwoodiens (donc 101% juifs)etr nous balancer des piqures de rappel regulierement… L’histoire est ecrite par les vainqueurs mais qui cherche trouve. On juge un arbre a ses fruits disait la bible (je ne suis pas croyant mais la phrase est tout a fait exacte). Voyez israel et la palestine. Voyez ce qui arrive quand il y a des juifs au pouvoir en france et aus USA. Lisez les textes des fondateurs des USA sur les juifs ,ou encore l’histoire de la traite negriere, ou de la traite contemporaine des blanches. Oui, il y a une raison pour laquelle les peuples chassent les juifs tous les 33 ans. Fin de la lecon.

    J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s