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Camus

La Peste, roman d’Albert CAMUS, fut publié en 1947, deux ans près la fin de la guerre. C’est la chronique d’une épidémie qui s’abattit dans les années 40, sur la ville d’Oran, dans l’Algérie encore française.

Des rats morts ramassés par dizaines puis, par centaines, annoncent le pire à venir pour le Docteur Bernard RIEUX, narrateur et personnage principal du roman.

Les autorités, constatant que les cadavres humains succèdent bien vite aux rongeurs morts, décident de boucler la ville.

La peste, quand elle est brune, est une métaphore des régimes totalitaires en général et du régime nazi en particulier.

LA PESTE d’Albert CAMUS (1947)

Les personnages

  • RIEUX est un personnage humble, humaniste, modeste, désintéressé et courageux ;

  • TARROU est le plus idéaliste d’entre les hommes ;

  • COTTARD, brigand de son état, est un filou. Il tire, de l’épidémie, certains avantages, notamment une amnistie temporaire, mais aussi l’occasion de faire de la contrebande ;

  • GRAND est un employé de mairie modèle ;

  • le père PANELOUX est un ange rédempteur devant l’éternel, la caution morale de l’Eglise…

Photo de La Peste

The plague de Luis Puenzo – le docteur RIEUX

L’histoire se résume à une succession de décès, d’incinérations de corps, de tentatives d’évasion de cette ville maudite et de répressions des autorités…

La peste et le nazisme

Mais l’essentiel est dans le parallèle que fait Camus entre la Peste et le Nazisme ou le Fascisme (la peste brune). Le Fascisme était présent en germes dans la société française des années 40. Il attendait son heure, la bonne occasion pour s’exprimer, pour frapper au hasard, pour rafler des familles entières sans avoir à se justifier.

La peste, dont j’ai voulu qu’elle se lise à plusieurs portées, a cependant comme contenu évident la résistance européenne contre le nazisme. La peste est une chronique de la résistance.  Albert Camus

En effet, la peste et le Fascisme se développent avec :

  • l’aveuglement des populations qui commencent par nier le danger (les Alliés ont refusé jusqu’à la libération de croire en l’existence des camps) ;
  • la lutte des uns (la Résistance, incarnée par RIEUX et TARROU) contre le fléau ;
  • la collaboration (incarnée par COTTARD) ;
  • les profiteurs du marché noir ;
  • le rationnement des populations ;
  • la collusion des autorités qui n’hésite pas à manipuler l’information ;
  • l’arbitraire : le mal tape au hasard, sans justification ;
  • l’attitude de l’Église (incarnée par PANELOUX) qui voit la peste comme une « punition divine ».

L’incinération des cadavres fait immanquablement pensé au traitements des juifs à Auschwitz.

Quand les voyages des ambulances étaient terminés, on, amenait les brancards en cortège, on laissait glisser au fond, les uns contre les autres, les corps dénudés et légèrement tordus. A ce moment, on les recouvrait de chaux vive, puis de terre, mais jusqu’à une certaine hauteur, pour laisser la place aux hôtes à venir.

La peste – Albert Camus.

Attention, le bacille n’est qu’endormi et n’attend que la prochaine condition favorable pour se réveiller à nouveau…

La peste se déroule dans un huis-clos, puisque rien ne sort, ni entre dans Oran : ni les hommes, ni les marchandises (sauf pour le ravitaillement), ni même le courrier.

Camus tourne autour du caractère arbitraire du mal qui s’abat sans prévenir, a priori sans raison, sur des gens innocents (et même des enfants).

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Les modernes, Littérature, Philosophie

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