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L’étranger de Camus

J’ai lu pour vous L’ETRANGER d’Albert CAMUS (1947)

L’étranger, que l’on ne connaît que par son nom (MEURSAULT), est un algérois moyen, menant une vie moyenne d’employé de bureau, ennuyeuse, dans un quartier quelconque de la capitale algérienne, écrasée par la blancheur du soleil.

Il semble subir sa vie, une vie qu’il n’a pas choisie, une vie sans relief, sans émotion, presque mécanique.

Le décès de sa mère ne provoque chez lui que des désordres d’ordre matériel : comment va-t-il annoncer son absence à son patron ?


 J’ai lu pour vous L’ETRANGER d’Albert CAMUS (1947)

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L’Étranger en BD

L’absurdité de la vie

Il a trente ans, peut-être l’âge où l’on s’inscrit enfin dans le temps, où l’on cesse de se croire immortel, l’âge où l’on commence à s’interroger en vain sur le sens de la vie. Il laisse les gens choisir à sa place. Marie le demande en mariage ? Si elle veut. Ça lui est égal. Il paraît détaché du monde, faisant froidement l’inventaire des tâches à réaliser. Le dimanche ? Il n’aime pas trop, comme si le vide du week-end lui renvoyait en pleine figure l’absurdité de la vie : un enchaînement de contraintes, d’affaires à régler sans but précis, sans finalité ; un enchaînement qui ne pourra se terminer qu’avec la mort du sujet.Il semble s’inspirer de la définition de la vie donnée par Schopenhauer : de longues périodes d’ennuis entrecoupées de courtes séquence d’angoisses.

Le procès

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Dans la seconde partie du roman, le voilà devant un tribunal, jugé pour le meurtre d’un arabe. Ce meurtre, il l’a bien commis, mais « c’était à cause du soleil ». Alors qu’il devrait être le principal sujet de son procès, personne ne semble porter attention à lui. Serait-il finalement étranger à lui-même ? Il vit son procès comme sur l’écran d’un cinéma, comme si ces jurés, ce président et même son avocat étaient les acteurs d’un film dont il serait l’unique spectateur. « A quoi bon tout ça ? » semble-t-il penser.

La nausée

On ressent la Nausée : Sartre s’interrogeait sur le sens du monde alors projeté devant ses yeux : un monde qui lui était imposé et qui refusait obstinément de lui livrer son secret, sa finalité ; Sartre réalisait que le parc, l’arbre, les racines n’avaient aucune finalité. Il était alors pris de vertiges, de nausées.

Amor fati

Meursault est condamné. Cela devait sans doute être ainsi. Il n’a rien à ajouter. Le film doit se terminer. Mais il se révolte lorsqu’un homme d’église vient lui proposer d’emprunter les chemins rassurants de l’Au-delà. Meursault rejette cet autre-monde. Il a décidé de vivre pleinement l’absurdité de sa vie. Il est maintenant libre, car il connaît lucidement sa condition. Nietzsche n’aurait pas dit autre chose. La seule liberté de l’homme est d’accepter son destin et de rejeter les fausses-espérances proposées par les fanatiques des arrière-mondes.

Nous ne sommes libres que lorsque nous consentons à notre destin. Amor fati.

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Culture, Les modernes, Littérature, Philosophie

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