J’ai lu pour vous le CREPUSCULE DES IDOLES de Friedrich NIETZSCHE (1888)

nietzsche.jpgCet ouvrage est un bon résumé de l’ensemble de sa philosophie. Aussi, si vous n’en lisez qu’un, lisez celui-là !

Cet ouvrage est un bon résumé de l’ensemble de sa philosophie. Aussi, si vous n’en lisez qu’un, lisez celui-là !

Le CRÉPUSCULE DES IDOLES de Friedrich NIETZSCHE (1888)

Philosopher avec un marteau ?

Pour casser les anciennes idoles (notamment la religion) : elles prendront ainsi conscience de ce que coûte d’avoir des pieds d’argile.

Le cas SOCRATE

Nietzsche considère SOCRATE comme le prototype du philosophe « décadent », dégénéré, réactif. Il n’existe qu’en s’opposant (notamment aux sophistes, au premier rang desquels Protagoras). En effet, le Sophiste argumente, théorise, avance à découvert, développe, avec éloquence. Tout est dans la rhétorique.

Socrate, en général, prend un malin plaisir à arriver en retard. Il s’excuse (bien qu’il ne soit nullement désolé). Il demande au sophiste de résumer sa thèse. Bien entendu, toute la force du sophiste résidant dans son éloquence, l’obligation que lui fait Socrate de « résumer » tue toute son argumentation ! Luc FERRY compare cette attitude à celle qui consisterait à exiger de Baudelaire de résumer en deux phrases l’Albatros !

Toute l’ironie socratique que dénonce Nietzsche est là. C’est un « homme de la populace », « un métèque », tout le contraire d’un Seigneur !

Nietzsche déplore cette attitude, cette force « réactive » qui consiste à détruire en s’opposant. Nietzsche est un aristocrate ; un homme qui développe sa force (active) dans l’univers sans avoir besoin de s’opposer aux autres forces ; il relève des anciens Hellènes, des Seigneurs, qui commandaient sans discuter, sans avoir besoin d’argumenter : « ce qui a besoin d’être prouvé ne vaut pas grand-chose ».

Socrate a mis à mort cette philosophie de la grandeur, pour y substituer une philosophie vulgaire, celle de « la populace ». Le faible a triomphé en culpabilisant le fort, en instillant dans son sang le poison de la culpabilité et en l’écrasant sous le nombre.

Or, agir ainsi, c’est agir contre la nature. En donnant le pouvoir aux faibles, on entraine le monde vers l’abîme : « Être obligé de lutter contre ses instincts, voilà bien la formule de la décadence. »

La raison

Nietzsche dénonce les philosophes qui vénèrent les arrière-mondes ; ceux qui rejettent le présent, l’ici-bas, le vrai, et attendent un au-delà, un paradis, le faux. Il vise bien entendu les chrétiens, les adorateurs d’un être-suprême, les idéalistes (les communistes, les socialistes, les capitalises, les droits-de-l’hommistes)… Contrairement à ce que l’on pense, les nihilistes, ce sont bien eux, car ils nient le réel.

Ils dénoncent les philosophes (ils vise ici les chrétiens) qui réfutent nos sens naturels, ceux du corps, ceux de la vie, qui culpabilisent les hommes et détériorent ainsi les relations entre les êtres. Les immoraux, ce sont eux ! Leur raison nous condamne à mutiler nos sens (Freud ne dira pas autre chose).

Le seul monde est le monde « apparent ». Le monde « vrai », notamment le monde mathématique, n’est qu’une illusion.

La chronologie des valeurs

Nietzsche dénonce (il dénonce beaucoup) l’idée ancestrale qui consiste à hiérarchiser les valeurs. Il voit dans l’invention d’un être supérieur (d’un absolu, d’une omniscience, d’un Dieu..) un symptôme de maladie. Cette maladie a, semble-t-il, été provoquée par le langage ou le verbe « être » est utilisé à tort et à travers. Il discute la légitimité de notre morale, de nos vérités, fondées encore et toujours sur une vieille théologie.

La morale comme manifestation contre nature

Il rejette ici (à nouveau) l’idée (notamment développée par l’Église) d’une morale qui viendrait s’opposer à la nature. Il qualifie les religieux de « dégénérés » qui nient la vie.

Il n’aime pas non-plus la volonté chrétienne de trouver « une paix intérieure ». Il faut du conflit, des contradictions, des tensions pour qu’il y ait de la vie !

Il s’oppose ensuite à Kant (les impératifs catégoriques) en dénonçant les morales prescriptives, qui interdisent ou ordonnent tel ou tel comportement.

Bref, la morale conduit à diminuer la vie en réprimant les instincts naturels.

Le bien et le mal

Il faut, pour Nietzsche, s’affranchir de ces notions, car trop subjectives.

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