Outre son CV d’écrivain, Jean LACOUTURE (1921) est connu pour ses positions politiques tranchées ,défenseur de la cause vietnamienne, anti-colonialiste, opposant à la toute-puissance américaine, homme de gauche devenu sur le tard un admirateur du général De Gaulle. Il a écrit une centaine d’ouvrages historiques, dont pas mal de biographie (Nasser, Léon Blum, Malraux, Mendès-France,…).


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Sa biographie de Léon BLUM réussit l’exploit d’être complète sans être ennuyeuse, ce qui n’est pas une mince affaire lorsqu’il s’agit de ce type d’ouvrage.

Le Petit-père COMBES conseille sa lecture vivement et, en attendant, vous offre en une synthèse.

Léon BLUM (1872-1950)

Léon BLUM est né avec la troisième république, juste après la chute de Napoléon III (1870), dans une France tiraillée entre les Royalistes, les Bonapartistes et les Républicains. Les socialistes (anciens communards) sont massacrés ou exilés par Adolf THIERS à la tête de ses Versaillais.

C’est au tournant du siècle que Léon BLUM s’intéresse à la politique en prenant partie pour Dreyfus dans l’affaire éponyme. Il s’engage donc à gauche, aux côtés (notamment) de Clemenceau et de Zola, puis rejoint le socialisme aux cotés de Jaurès (il n’est guère convaincu par les thèses marxistes).

La France hésite alors entre la nostalgie de l’ancien régime et les sirènes socialistes. Mais le pays finit par se rassembler lorsque la menace allemande devient plus présente. En 1914, le dernier socialiste-pacifiste, Jean Jaurès, est assassiné. D’un côté et de l’autre du Rhin, les partis de gauche (SPD en Allemagne), pourtant internationalistes, votent les crédits militaires !

Fidèle à son tempérament, Léon BLUM ne garde pas les deux pieds dans le même sabot : il prend des responsabilités ministérielles aux côtés de Marcel SEMBAT (ministère des travaux publics).

Les 21 conditions pour adhérer à la IIIème internationale socialiste

1. La propagande et l’agitation quotidiennes doivent avoir un caractère effectivement communiste et se conformer au programme et aux décisions de la IIIe Internationale. Tous les organes de la presse du Parti doivent être rédigés par des communistes sûrs, ayant prouvé leur dévouement à la cause du prolétariat. Il ne convient pas de parler de dictature prolétarienne comme d’une formule apprise et courante ; la propagande doit être faite de manière à ce que la nécessité en ressorte pour tout travailleur, pour toute ouvrière, pour tout soldat, pour tout paysan, des faits mêmes de la vie quotidienne, systématiquement notés par notre presse. La presse périodique ou autre et tous les services d’éditions doivent être entièrement soumis au Comité Central du Parti, que ce dernier soit légal ou illégal. Il est inadmissible que les organes de publicité mésusent de l’autonomie pour mener une politique non conforme à celle du Parti. Dans les colonnes de la presse, dans les réunions publiques, dans les syndicats, dans les coopératives, partout où les partisans de la IIIe Internationale auront accès, ils auront à flétrir systématiquement et impitoyablement non seulement la bourgeoisie, mais aussi ses complices, réformistes de toutes nuances.

2. Toute organisation désireuse d’adhérer à l’Internationale Communiste doit régulièrement et systématiquement écarter des postes impliquant tant soit peu de responsabilité dans le mouvement ouvrier (organisations de Parti, rédactions, syndicats, fractions parlementaires, coopératives, municipalités) les réformistes et les « centristes » et les remplacer par des communistes éprouvés, – sans craindre d’avoir à remplacer, surtout au début, des militants expérimentés, par des travailleurs sortis du rang.

3. Dans presque tous les pays de l’Europe et de l’Amérique la lutte de classes entre dans la période de guerre civile. Les communistes ne peuvent, dans ces conditions, se fier à la légalité bourgeoise. Il est de leur devoir de créer partout, parallèlement à l’organisation légale, un organisme clandestin, capable de remplir au moment décisif, son devoir envers la révolution. Dans tous les pays où, par suite de l’état de siège ou de lois d’exception, les communistes n’ont pas la possibilité de développer légalement toute leur action, la concomitance de l’action légale et de l’action illégale est indubitablement nécessaire.

4. Le devoir de propager les idées communistes implique la nécessité absolue de mener une propagande et une agitation systématique et persévérante parmi les troupes. Là, où la propagande ouverte est difficile par suite de lois d’exception, elle doit être menée illégalement ; s’y refuser serait une trahison à l’égard du devoir révolutionnaire et par conséquent incompatible avec l’affiliation à la IIIe Internationale.

5. Une agitation rationnelle et systématique dans les campagnes est nécessaire. La classe ouvrière ne peut vaincre si elle n’est pas soutenue tout au moins par une partie des travailleurs des campagnes (journaliers agricoles et paysans les plus pauvres) et si elle n’a pas neutralisé par sa politique tout au moins une partie de la campagne arriérée. L’action communiste dans les campagnes acquiert en ce moment une importance capitale. Elle doit être principalement le fait des ouvriers communistes en contact avec la campagne. Se refuser à l’accomplir ou la confier à des demi-réformistes douteux c’est renoncer à la révolution prolétarienne.

6. Tout Parti désireux d’appartenir à la IIIe Internationale, a pour devoir de dénoncer autant que le social-patriotisme avoué le social-pacifisme hypocrite et faux ; il s’agit de démontrer systématiquement aux travailleurs que, sans le renversement révolutionnaire du capitalisme, nul tribunal arbitral international, nul débat sur la réduction des armements, nulle réorganisation « démocratique » de la Ligue des Nations ne peuvent préserver l’humanité des guerres impérialistes.

7. Les Partis désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste ont pour devoir de reconnaître la nécessité d’une rupture complète et définitive avec le réformisme et la politique du centre et de préconiser cette rupture parmi les membres des organisations. L’action communiste conséquente n’est possible qu’à ce prix. L’Internationale Communiste exige impérativement et sans discussion cette rupture qui doit être consommée dans le plus bref délai. L’Internationale Communiste ne peut admettre que des réformistes avérés, tels que Turati, Kautsky, Hilferding, Longuet, Mac Donald, Modigliani et autres, aient le droit de se considérer comme des membres de la IIIe Internationale, et qu’ils y soient représentés. Un pareil état de choses ferait ressembler par trop la IIIe Internationale à la IIème.

8. Dans la question des colonies et des nationalités opprimées, les Partis des pays dont la bourgeoisie possède des colonies ou opprime des nations, doivent avoir une ligne de conduite particulièrement claire et nette. Tout Parti appartenant à la IIIe Internationale a pour devoir de dévoiler impitoyablement les prouesses de « ses » impérialistes aux colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait, tout mouvement d’émancipation dans les colonies, d’exiger l’expulsion des colonies des impérialistes de la métropole, de nourrir au cœur des travailleurs du pays des sentiments véritablement fraternels vis-à-vis de la population laborieuse des colonies et des nationalités opprimés et d’entretenir parmi les troupes de la métropole une agitation continue contre toute oppression des peuples coloniaux.

9. Tout Parti désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste doit poursuivre une propagande persévérante et systématique au sein des syndicats, coopératives et autres organisations des masses ouvrières. Des noyaux communistes doivent être formés, dont le travail opiniâtre et constant conquerra les syndicats au communisme. Leur devoir sera de révéler à tout instant la trahison des social-patriotes et les hésitations du « centre ». Ces noyaux communistes doivent être complètement subordonnés à l’ensemble du Parti.

10. Tout Parti appartenant à l’Internationale Communiste a pour devoir de combattre avec énergie et ténacité l’« Internationale » des syndicats jaunes fondée à Amsterdam. Il doit répandre avec ténacité au sein des syndicats ouvriers l’idée de la nécessité de la rupture avec l’Internationale Jaune d’Amsterdam. Il doit par contre concourir de tout son pouvoir à l’union internationale des syndicats rouges adhérant à l’Internationale Communiste.

11. Les Partis désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste ont pour devoir de réviser la composition de leurs fractions parlementaires, d’en écarter les éléments douteux, de les soumettre, non en paroles mais en fait, au Comité Central du Parti, d’exiger de tout député communiste la subordination de toute son activité aux intérêts véritables de la propagande révolutionnaire et de l’agitation.

12. Les Partis appartenant à l’Internationale Communiste doivent être édifiés sur le principe de la centralisation démocratique. À l’époque actuelle de guerre civile acharnée, le Parti Communiste ne pourra remplir son rôle que s’il est organisé de la façon la plus centralisée, si une discipline de fer confinant à la discipline militaire y est admise et si son organisme central est muni de larges pouvoirs, exerce une autorité incontestée, bénéficie de la confiance unanime des militants.

13. Les Partis Communistes des pays où les communistes militent légalement doivent procéder à des épurations périodiques de leurs organisations, afin d’en écarter les éléments intéressés et petit-bourgeois.

14. Les Partis désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste doivent soutenir sans réserves toutes les républiques soviétiques dans leurs luttes avec la contre-révolution. Ils doivent préconiser inlassablement le refus des travailleurs de transporter les munitions et les équipements destinés aux ennemis des républiques soviétiques, et poursuivre, soit légalement soit illégalement, la propagande parmi les troupes envoyées contre les républiques soviétiques.

15. Les Partis qui conservent jusqu’à ce jour les anciens programmes social-démocrates ont pour devoir de les réviser sans retard et d’élaborer un nouveau programme communiste adapté aux conditions spéciales de leur pays et conçu dans l’esprit de l’Internationale Communiste. Il est de règle que les programmes des Partis affiliés à l’Internationale Communiste soient confirmés par le Congrès International ou par le Comité Exécutif. Au cas où ce dernier refuserait sa sanction à un Parti, celui-ci aurait le droit d’en appeler au Congrès de l’Internationale Communiste.

16. Toutes les décisions des Congrès de l’Internationale Communiste, de même que celles du Comité Exécutif, sont obligatoires pour tous les Partis affiliés à l’Internationale Communiste. Agissant en période de guerre civile acharnée, l’Internationale Communiste et son Comité Exécutif doivent tenir compte des conditions de lutte si variées dans les différents pays et n’adopter de résolutions générales et obligatoires que dans les questions où elles sont possibles.

17. Conformément à tout ce qui précède, tous les Partis adhérant à l’Internationale Communiste doivent modifier leur appellation. Tout Parti désireux d’adhérer à l’Internationale Communiste doit s’intituler Parti Communiste de… (section de la IIIe Internationale Communiste). Cette question d’appellation n’est pas une simple formalité ; elle a aussi une importance politique considérable. L’Internationale Communiste a déclaré une guerre sans merci au vieux monde bourgeois tout entier et à tous les vieux Partis social-démocrates jaunes. Il importe que la différence entre les Partis Communistes et les vieux Partis « social-démocrates » ou « socialistes » officiels qui ont vendu le drapeau de la classe ouvrière soit plus nette aux yeux de tout travailleur.

18. Tous les organes dirigeants de la presse des Partis de tous les pays sont obligés d’imprimer tous les documents officiels importants du Comité Exécutif de l’Internationale Communiste.

19. Tous les Partis appartenant à l’Internationale Communiste ou sollicitant leur adhésion sont obligés de convoquer (aussi vite que possible), dans un délai de 4 mois après le 2e Congrès de l’Internationale Communiste, au plus tard, un Congrès extraordinaire afin de se prononcer sur ces conditions. Les Comités Centraux doivent veiller à ce que les décisions du 2e Congrès de l’Internationale Communiste soient connues de toutes les organisations locales.

20. Les Partis qui voudraient maintenant adhérer à la IIIe Internationale, mais qui n’ont pas encore modifié radicalement leur ancienne tactique, doivent préalablement veiller à ce que les 2/3 des membres de leur Comité Central et des Institutions centrales les plus importantes soient composés de camarades, qui déjà avant le 2e Congrès s’étaient ouvertement prononcés pour l’adhésion du Parti à la IIIe Internationale. Des exceptions peuvent être faites avec l’approbation du Comité Exécutif de l’Internationale Communiste. Le Comité Exécutif se réserve le droit de faire des exceptions pour les représentants de la tendance centriste mentionnés dans le paragraphe 7.

21. Les adhérents au Parti qui rejettent les conditions et les thèses établies par l’Internationale Communiste doivent être exclus du Parti. Il en est de même des délégués au Congrès extraordinaire.

Avec la révolution bolchévique (1917), le parti socialiste tend à se déchirer entre les partisans de :

  • la réforme, qui acceptent le modèle de société capitalistes tout en cherchant à arrondir ses angles bourgeois pour améliorer la vie des plus démunis ;
  • la révolution, qui veulent faite table rase du passé et notamment supprimer les classes.

Léon BLUM, connu pour ses talents de conciliateur, est appelé pour tenter de réconcilier les positions.

Lénine, alors au pouvoir en Russie, invoque les 21 conditions nécessaires pour qu’un parti puisse adhérer à la IIIème internationale socialiste (voir la citation ci-après). Ces conditions sont si draconiennes qu’elles ne peuvent conduire que vers la constitution d’un état totalitaire : un parti unique, contrôlant la presse par une censure impitoyable, un mensonge industriel. Pour Lénine, il ne s’agit pas seulement de réformer la société, mais de la révolutionner en prenant le pouvoir par la force et le conserver par des actions de police, de délations et d’embrigadements. C’est la voie que suit notamment Rosa Luxembourg en Allemagne (1919) racontée dans le Crépuscule des idéaux..

Congrès de Tour

La scission de la gauche française entre réformistes et communistes se fait définitivement au congrès de Tour en 1920.

L’ordre du jour vise à décider dans quelle mesure la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) pourrait adhérer aux conditions de Lénine. Les personnalités marquantes sont :

  • à l’extrême-gauche : SOUVARINE, RAPPOPORT et Marcel CACHIN (futur directeur de l’Humanité) qui prêchent pour une conformité totale ; ils rejettent en bloc le système capitaliste.
  • à gauche, Paul FAURE, qui est pour une conformité partielle (il ne souhaite pas être soumis aux directives du parti communiste soviétique) ;
  • au centre, Léon BLUM et Jules GUEDES qui rejettent les 21 conditions en bloc. Ils souhaitent conserver le système capitaliste mais tout en cherchant à en tirer le maximum d’avantage pour les plus faibles.

La SFIO se scinde en deux, la majorité (l’extrême-gauche) créant la parti communiste français (PCF). Le reste du parti (qui conserve le nom de SFIO) adhère à l’internationale socialiste.

Le parallélisme des formes joue son rôle en matière syndicaliste, puisque le congrès de Tour donne également naissance à la CGT.

Champion de l’opposition

Léon BLUM s’oppose au président POINCARÉ lorsque celui-ci décide l’invasion de la Ruhr (1923) suite aux violations répétées, par l’Allemagne, du Traité de Versailles. Cet épisode qui décidera de la seconde guerre mondiale est raconté dans Dolfi.

En 1924, la gauche l’emporte. Léon BLUM souhaite une participation active des socialistes au gouvernement.

Chef du gouvernement de Front populaire

Léon BLUM est appelé aux responsabilités, en tant que chef du parti majoritaire (1936) et du Front Populaire (SFIO – parti radical-socialiste- Communistes). Les Communistes le soutiennent du bout des lèvres.

Ses électeurs le prennent aux mots : ils veulent l’application rapide et totale du programme du front (et même plus) et pour cela, n’hésitent pas à déclencher une vague de grèves. Les accords de Matignon entérinent cette fuite en avant vers le mieux-disant social.

La guerre d’Espagne

Léon BLUM a un problème : Ces amis espagnols, sous la menace Franquiste, sont au bord de la rupture. Une demande d’assistance est adressée à la France, dès le le 20 juillet 1936… Léon BLUM est prêt à y aller. Mais de l’autre côté des Alpes, Hitler menace l’équilibre continental. L’Angleterre ne veut pas la guerre. En outre, elle voit d’un mauvais œil ces « Rouges » qui agitent l’Espagne. Le premier ministre britannique (Neville Chamberlain) est sûr que l’on peut s’entendre avec Hitler. Il reste sur sa position : si la France intervient en Espagne, alors, qu’elle ne compte pas sur l’Angleterre contre l’Allemagne ! Les radicaux se font les porte-paroles de l’allié Outre-Manche.

Léon Blum, la mort dans l’âme, applique une mesure de pure réalisme : il élabore le pacte européen de « non-intervention », qui prévoit notamment l’embargo sur les armes à destination de l’Espagne ! Le front populaire s’écroule en 1938.

A partir de 1938 (à l’instar de CHURCHILL en Angleterre), Léon BLUM s’oppose de plus en plus ouvertement à Hitler.

Ce n’est que la pure et surtout « crétine » discipline de parti qui le conduit à voter les accords de Munich !

Les années d’occupation

Bien entendu, avec la défaite, les choses se compliquent. Ils refusent de voter les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 (ils ne sont alors que 80 à le faire !). Le 15 septembre 1940, il est arrêté, interné et condamné (à RIOM) par Vichy à la détention (comme responsable de la défaite !). Il est socialiste et juif ce qui le conduit, tout naturellement, à Dachau où il patientera jusqu’en 1945.

Le crépuscule

Après quelques mois de journalisme, Il reprend du service en 1946 : son constat est clair. La IIIème république a vécu. Il pose les bases de la IVème.

Il n’arrivera pas au bout de sa tâche, terrassé en 1950.

Et pour terminer, comme d’habitude, une petite citation :

« Toute classe dirigeante qui ne peut maintenir sa cohésion qu’à condition de ne pas agir, qui ne peut durer qu’à la condition de ne pas changer, est condamnée à disparaître. » Léon BLUM

 

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Joindre la conversation 15 commentaires

  1. […] ce différent, Léon BLUM l’appelle auprès de lui dans son second gouvernement (1938) où il devient sous-secrétaire […]

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  2. […] se sont également illustrés dans le génocide arménien) et, par son audace se fait remarquer par Léon BLUM, membre éminent du parti socialiste de jean Jaurès depuis 1902 et futur artisan du Front […]

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  3. […] guerres voit la victoire des idées socialistes : Léon Blum fait voter la semaine de quarante heures et la retraite à 65 ans. C’est le temps du front […]

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  4. […] HOLLANDE a été porté au pouvoir par le PS. Ce parti bientôt centenaire fut notamment celui de Léon BLUM : au lendemain de la révolution bolchévique, la gauche (la Section Française de […]

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  5. […] interwar period saw the victory of socialist ideas: Blum makes vote the forty-hour week and retirement at 65. This is the time of the Popular Front of […]

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Histoire, Histoire de France

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