daeshOBAMA sera t-il le troisième président américain a faire la guerre en Irak ?

La stratégie d’OBAMA contre l’Etat Islamique

En 1991, Georges BUSH père, dans sa grande clairvoyance, engageait les premières troupes américaines sur le sol irakien. Sadam HUSSEIN, tyran sunnite d’un pays majoritairement chiite, venait en effet d’envahir le KOWEIT et menaçait les réserves mondiales de pétrole (Arabie Saoudite et émirats du golf persique). Pourtant, ce fut au nom « des droits de l’homme » que cette première campagne internationale fut menée. François MITTERAND le confirmait à l’occasion d’un passage sur TF1. Chacun savait alors que le KOWEIT était un modèle de démocratie ! Tout le monde avait oublié que ce fut la France et l’Angleterre qui avait dessiné en 1916 (accords de Sykes Picot) les contours du Moyen-Orient et avaient installé sur les trônes des monarque à leur solde. Georges BUSH père, ordonna à ses troupes de s’arrêter aux frontières de l’Irak, laissant le leader irakien se replier en bon ordre, sous la protection de sa « garde présidentielle » et tuer dans l’œuf les tentatives de rébellion chiites. Fin du premier épisode.

En 2001, Georges BUSH-jr, furieux d’une tentative de Sadam HUSSEIN sur son père, reprenait la campagne où elle s’était arrêtée. Fondée sur un double mensonge (la supposée détention d’armes de destruction massive du leader irakien et de ses liens privilégiés avec Al-Qaïda), la seconde guerre d’Irak conduisit les troupes américaines jusqu’à Bagdad. Sadam HUSSEIN se cacha dans un trou pendant deux ans avant d’être décapité par le nouveau pouvoir revanchard chiite mis en place par les Américains. Fin du second épisode.

Les choses difficiles commençaient. En effet, la Maison Blanche pensait qu’il serait possible de transporter en deux ans la démocratie de Washington DC à Bagdad. Bien entendu, ce fut un échec. L’Irak avait perdu un État, certes tyrannique, et gagner l’Anarchie, voire la guerre civile entre des Chiites majoritaires soutenus par l’Iran et des Sunnites portés par les Monarchies du Golf. Au milieu les Kurdes jouèrent leurs propres cartes. Les pauvres milliers de soldats américains firent ce qu’ils purent pour maintenir le calme. Avec le départ des troupes US, voulu par le président OBAMA, la liste des morts s’allongea encore. Fin du troisième épisode.

Avec le printemps arabe, la voisine syrienne commença aussi à s’agiter : le président Alaouite (une branche du Chiisme) Bachar Al-Assad (le fils d’Haffez) faisait face à une rébellion « pour plus de démocratie ». Aussi clairvoyant que Geoges-BUSH-jr, il décida de libérer nombre de prisonniers sunnites qu’il détenait dans ses geôles. Ces derniers volèrent la révolution aux démocrates et s’intronisèrent comme « véritables » opposants au président ASSAD. Un leader charismatique émergea en la personne de Abou-Bakr Al-Bagdadi, un sunnite de Bagdad qui eut l’idée de franchir la frontière pour envahir le nord de l’Irak favorable, où il installa son Califat (le Calife est dans la tradition sunnite celui qui succède au prophète) : l’Etat islamique. Il récupéra au passage les anciens de l’armée de Sadam.

Bref, il s’agit d’une guerre de religion comme nous l’avons connu en France avant Henri IV.

Le Président Obama regrette-t-il aujourd’hui d’avoir précipité le retrait des troupes américaines ? Sans doute.

En tout état de cause, il vient (9/09/14) de briefer les leaders du congrès sur sa stratégie. Il a considéré qu’il avait aujourd’hui l’autorité pour élargir l’action militaire contre l’État Islamique sans l’approbation du congrès. Pourtant, il souhaite cette approbation.

Il devrait parler dans la nuit de vendredi pour dérailler encore sa stratégie. Il a écarté tout recours à des troupes au sol mais pourrait intensifier les frappes aériennes qui incluraient le territoire syrien :

 » Au cours des tous prochains mois, nous seront capables de méthodiquement dégrader les capacités militaires de l’État Islamique. Nous allons réduire le territoire qu’il contrôle et finalement le détruire ».

Mardi, OBAMA a rencontré le leader de la majorité démocrate du congrès, Harry Reid, et les républicains John Boehner et Mitch McConnell. La Maison Blanche a précisé que les leaders du Congrès ont bien accueilli la stratégie du Président et ont souhaité être régulièrement consultés.

Toutefois, les conseillers du Président ont précisé que le président ne chercherait pas de nouvelles autorisations du congrès pour une éventuelle action armée, considérant qu’il a l’autorité, d’ores et déjà, pour le faire.

Mr Boehner, chef de l’opposition républicaine, a confirmé qu’il appuierait un déploiement américain pour entrainer et conseiller les forces de sécurité sur irakienne pour cibler les leader de l’État islamique.

Si l’on en croit un récent sondage du Washington Post-ABC News, une très grande majorité d’Américains voient, dans l’État islamique, une menace majeure pour la sécurité américaine et supporte la stratégie d’Obama.

Un centaine d’Américains auraient rejoint les rangs de l’État islamique .

Dans le même temps, la France a annoncé qu’elle accueillerait une conférence internationale sur l’Irak le 15 septembre prochain et le Président François Hollande se rendra en Irak cette semaine.

Le quatrième épisode vient de commencer

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