J’ai lu pour vous Essai sur le principe de population de Thomas R. MALTHUS

252Thomas R. MALTHUS, pasteur de son état, pensait que la démographie galopante (une inondation humaine dans son vocabulaire), qui progressait alors (au XVII ème siécle) de manière géométrique (doublant tous les 25 ans), allait inéluctablement épuiser les ressources produites par l’homme dont la progression était arithmétique

J’ai lu pour vous Essai sur le principe de population de Thomas R. MALTHUS

Ce principe est resté dans le langage courant sous le terme de Malthusianisme. Avec de pareilles théories, il fut vit mis sur le banc des penseurs infréquentables.
Le problème de l’homme, selon MALTHUS, résidait donc dans son extrême efficacité dans l’art de la reproduction. Mais il ne se contentait pas d’exposer les problèmes, il apportait également des solutions, pour le moins radicales. Pour survivre, l’humanité devait se résoudre à :

  1. la chasteté ;
  2. ne pas encourager la charité, notamment envers les masses laborieuses qui ont tendance à se reproduire plus vite que les autres.

Ce qui sauva finalement l’humanité (d’après les calculs du Pasteur, nous devrions aujourd’hui compter plus de 200 milliards individus sur terre) fut d’une part la décélération de la démographie (notamment dans les pays riches où le standard est passé à moins de deux enfants par famille) et, d’autre part, l’amélioration de la productivité des biens de consommation. Il n’avait en effet pas anticipé que l’amélioration du niveau de vie, de l’éducation était directement corrélé à la baisse du taux de fécondité.

Sa postérité

Mais s’est-il finalement si trompé que ça ? Sur certains continents, en Afrique notamment, nous sommes sur des rythmes proches de ceux proposés par MALTHUS. L’Inde, la Chine dépassent aujourd’hui le milliard d’habitants. Ce n’est pas le manque de nourriture qui menace l’humanité. Mais la capacité de la terre a absorbé les nuisances générées par l’homme (émissions de gaz à effet de serre incontrôlables, raréfaction des matières premières et des combustibles fossiles,…). Ce constat poussa feu le Commandant Cousteau à proposer de ne pas venir en aide aux pays africains, sous peine de mettre en péril l’humanité tout entière. Cousteau parlait le langage de Malthus.

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2 commentaires sur “J’ai lu pour vous Essai sur le principe de population de Thomas R. MALTHUS

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  1. Malthus a eu raison avant l’heure. Ça n’est peut-être pas de nourriture que l’humanité va manquer, mais d’énergie, de métaux, d’eau douce par endroits, de biodiversité, de nature sauvage pour se ressourcer et j’en passe. En France, l’association Démographie Responsable, bien que ne se réclamant pas de Malthus, poursuit en quelque sorte son œuvre, mais je précise par des moyens non-coercitifs.

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  2. Selon Malthus, ces obstacles sont de deux ordres : l’obstacle destructif et l’obstacle préventif. L’obstacle destructif est consécutif à la généralisation de la pauvreté, à celle de la famine ou aux guerres que peuvent se livrer les États dont les ressources sont insuffisantes pour faire face à l’augmentation de leur population. L’obstacle préventif repose sur cette forme de « contrainte morale » qu’imposent la chasteté et le mariage tardif. Malthus condamne le contrôle des naissances, qu’il estime contraire aux lois de Dieu ; mais l’homme et la femme ne doivent s’unir qu’à partir du moment où ils sont à même de subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leur descendance.

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