Quelle est la différence entre le HAMAS et le FATAH ?

arafatLe HAMAS et le FATAH se disputent depuis 1987 la légitimité du leadership palestinien. Malgré un objectif commun, la reconnaissance d’un État palestinien, ils ne parviennent pas à se mettre autour d’une table pour discuter d’une stratégie. Pire, ils se font la guerre pour le pouvoir, pour l’argent aussi, mettant un peu plus en péril les chances d’installer une paix durable, ou au moins à un compromis sur ces terres difficiles, écorchées par plus d’un demi-siècle de guerres.


Du même auteur : Le crépuscule des idéaux

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Quelle est la différence entre le HAMAS et le FATAH ?

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Les élections législatives de 2006 ont montré que les territoires palestiniens étaient bien coupés en deux, avec une répartition à peu près équilibrée des suffrages (légèrement en faveur du HAMAS toutefois). Cette « petite victoire » du HAMAS a vite été confisquée par le FATAH qui a exigé la Présidence de l’autorité (pour Mahmoud ABBAS également président du FATAH), le HAMAS obtenant (seulement) le poste de premier ministre (pour Ismaël HANIYEH également président du HAMAS).

Grâce à ce coup d’État, le FATAH tient les services de sécurité et fait son possible pour entraver le travail du premier ministre.

Cette guerre feutrée des bâtiments officiels a trouvé son expression violente dans les rues, jonchées de cadavres des deux camps. Elle a conduit en 2007 à une véritable guerre civile dans la bande de Gaza, depuis dans les mains du HAMAS.


Quelle est la différence entre le HAMAS et le FATAH ?

Le FATAH (conquête en Arabe)

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Gamal Abdel Nasser

Le FATAH est un mouvement politique dont la vocation première (et unique) est de libérer la Palestine de l’occupation Israélienne. Il ne dispose pas, a priori, de fondements religieux. Il est un mouvement de résistance, à tendance socialiste, comme l’a pu être la Résistance en France pendant l’occupation allemande. Il est apparu (1950), juste après la création d’Israël (1946) ou, pour être plus précis, en réaction à la création de l’État hébreux.

Il ne faut pas confondre le FATAH et l’OLP (l’Organisation de libération de la Palestine). L’OLP fut créée bien après, en 1964, par les États arabes, sous l’impulsion du président égyptien NASSER, leader du panarabisme. NASSER, soucieux de l’influence grandissante du FATAH, eut l’idée de le contrôler en l’absorbant dans un ensemble plus large constitué de multiples factions. Peine perdue, après la guerre des six jours (1967), qui vit la défaite de l’Égypte face à Israël, le FATAH devint l’épine dorsale de l’OLP.

En novembre 1967, le FATAH rejeta la résolution n°242 de l’ONU et proposa la création d’un État palestinien « laïque et démocratique » au sein duquel Chrétiens, Juifs et Musulmans jouiraient de droits égaux. On croit rêvé aujourd’hui.

Yasser ARAFAT

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Arafat à la Une du Time

Yasser ARAFAT a fait du FATAH le principal interlocuteur d’Israël, à tel point, qu’en 1993, l’autorité palestinienne fut construite à partir de l’organigramme du FATAH. La présidence du FATAH fut confiée à Yasser ARAFAT, jusqu’à sa mort mystérieuse en 2004 au Val de Grâce. Le FATAH administre aujourd’hui les territoires palestiniens (à l’exception de la bande de Gaza).

Le FATAH est présidé par Mahmoud Abbas.

Il reconnaît depuis 1993 (les accords d’Oslo) à Israël le droit à l’existence, en posant bien entendu comme condition préalable la reconnaissance réciproque par Israël d’un État palestinien à ses côtés.

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Mahmoud ABBAS

 Le HAMAS (zèle en arabe)

Le HAMAS a un seul objectif : détruire l’État juif. Le HAMAS rejette les accords d’Oslo de 1993, premiers pas avortés vers la paix,  issus des pour-parler secrets entre les Israéliens d’Ytzhak Rabin et les Palestiniens d’Arafat. On trouve d’ailleurs dans sa charte cette volonté explicite de détruire  l’État juif. Son idéologie, comme son organisation, s’appuient presque essentiellement sur les principes religieux de l’islam sunnite, traduits dans les termes les plus extrêmes. Émanation des frères musulmans, le HAMAS est né en 1987, lors de la première intifada et donc bien après le FATAH.

Il est toujours sur une ligne dure, n’acceptant aucun compromis avec l’État juif. Il veut une Palestine islamisée, administrée exclusivement par des Musulmans sur les principes du Coran.

Aujourd’hui cantonné dans la bande de GAZA, le HAMAS a vu sa frontière avec l’Égypte se fermer avec la destitution par les militaires du Président Égyptien Mohamed MORSI. L’enfermement de la population, la dégradation des conditions sanitaires et économiques, les conflits répétés avec Israël vont-ils le conduire à négocier enfin avec le Président ABBAS ?

Dépêche AFP novembre 2014

Une série d’explosions a visé, vendredi matin, des domiciles et véhicules de membres du Fatah, dans la bande de Gaza. Ces attaques n’ont pas fait des victimes. Le Fatah accuse le Hamas d’en être responsable.

Les domiciles et les véhicules de représentants du mouvement palestinien Fatah dans la bande de Gaza ont été la cible, vendredi 7 novembre, d’une série d’explosions limitées. Ces attaques, sont survenues en l’espace de quelques heures avant 6 h 30, n’ont pas fait de victimes et n’ont provoqué que des dégâts mineurs, a indiqué le mouvement.

Un tract laissé sur les lieux de l’une des explosions porte la signature de l’organisation de l’État islamique, mais des sources du Fatah doutent de l’authenticité de ce message. Un peu plus tard, dans la journée de vendredi, le parti de Mahmoud Abbas a indiqué qu’il jugeait le Hamas responsable de ces attaques.

« Le Comité central du Fatah condamne les crimes survenus ce matin (vendredi) contre ses cadres et fait porter au Hamas la responsabilité de ces crimes », a indiqué un haut responsable du Fatah, Nasser al-Qidwa, lors d’une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Les motivations de ces agressions sont toujours inconnues. Néanmoins, le mouvement islamiste Hamas, qui domine le territoire, a rapidement condamné des attaques « criminelles » et ordonné de traduire ses auteurs en justice.

Tensions entre le Fatah et le Hamas

Ces explosions surviennent à quelques jours du dixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, une date à l’origine de tensions entre le Fatah et le Hamas. Pour la première fois depuis des années, le décès du premier président de l’Autorité palestinienne et dirigeant historique du Fatah sera en effet commémoré publiquement le 11 novembre dans la bande de Gaza, dont le Hamas islamiste a pris le contrôle au prix d’une guerre civile avec le Fatah, laïque, en 2007. L’une des explosions de vendredi matin a visé une estrade montée à l’ouest de Gaza en vue, justement, de ces commémorations.

Ces attentats surviennent également alors que les deux branches rivales du mouvement palestinien ont convenu en avril dernier de former un gouvernement de réconciliation.

Après ces attaques, le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, a été contraint d’annuler une visite prévue samedi dans la bande de Gaza. Le chef du gouvernement de réconciliation était censé y rencontrer la nouvelle chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à l’occasion de la première visite de cette dernière sur place.

Federica Mogherini « a toujours pour projet » d’aller à Gaza samedi, a déclaré un porte-parole de l’Union européenne. Selon ce dernier, elle rencontrera Rami Hamdallah plus tard dans la soirée à Ramallah, en Cisjordanie.

Ces événements ont également eu lieu alors que la vieille ville de Jérusalem connaît ces dernières semaines un regain de tension entre les communautés juive et musulmane. Après la mort d’un deuxième Israélien suite à une attaque à la voiture piégée mercredi, à Jérusalem-est, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a donné l’ordre vendredi que les maisons des terroristes ayant attaqué Israël soient détruites.

Le POINT novembre 2014

Le Sénat votera le 11 décembre sur une proposition de résolution du groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) pour que la France reconnaisse un État palestinien, a indiqué le groupe jeudi dans un communiqué. La résolution propose que le Sénat « affirme solennellement son attachement au principe d’un État palestinien viable, vivant en paix aux côtés de l’État d’Israël, et exprime le souhait que la France reconnaisse l’État palestinien souverain et démocratique ». Si elles n’ont pas de valeur contraignante, les résolutions votées par le Sénat ou l’Assemblée nationale marquent l’expression d’un souhait ou d’une préoccupation. Leur procédure reste très encadrée.

Avec cette résolution, le groupe CRC « espère participer de manière décisive à l’enclenchement du processus qui permettra enfin aux populations de vivre en paix et en sécurité au Proche-Orient », note-t-il dans un communiqué. Les sénateurs écologistes avaient déposé fin octobre une proposition de résolution similaire pour que la France reconnaisse « sans délai » un État palestinien. À l’Assemblée, les députés Front de gauche avaient aussi demandé à son président Claude Bartolone l’organisation « dans les plus brefs délais » d’un vote sur la reconnaissance de la Palestine.

« Utilise à la paix » (Fabius)

À l’Assemblée, les députés socialistes préparent quant à eux une proposition de résolution invitant le gouvernement à reconnaître l’État palestinien qui pourrait être déposée et votée dans les prochaines semaines, selon des sources parlementaires. Les élus socialistes préparent une proposition de résolution invitant le gouvernement à reconnaître l’État palestinien qui pourrait être déposée et votée dans les prochaines semaines, selon des sources parlementaires. Dans une version provisoire de ce texte, débattue mardi matin par le groupe socialiste, « l’Assemblée invite le gouvernement français à faire de la reconnaissance de l’État de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit ». Une réunion sur cette proposition est prévue mercredi en fin d’après-midi au Quai d’Orsay, autour de Laurent Fabius et en présence de sénateurs socialistes qui réfléchissent à une démarche similaire.

Le vote de l’Assemblée ou du Sénat ne vaudrait pas reconnaissance par le gouvernement, mais il serait forcément très symbolique après celui du Parlement britannique mi-octobre. La France reconnaîtra l’État palestinien « le moment venu », mais cette décision doit être « utile à la paix » et non pas seulement « symbolique », avait déclaré, mi-octobre, le chef de la diplomatie Laurent Fabius. « L’objectif de Bruno Le Roux (chef de file des députés PS, NDLR) est d’avoir un texte finalisé mardi prochain pour la prochaine réunion du groupe socialiste », selon son entourage.

« Moment d’agir » (député)

En cas d’accord, le texte pourrait être rapidement déposé à l’Assemblée. « C’est une affaire de semaines », selon Michel Issindou, président du groupe d’amitié France-Palestine à l’Assemblée. La grande majorité du groupe socialiste est « convaincue que c’est le bon moment d’agir » alors que le processus de paix est dans l’impasse, explique-t-il. Lors de la réunion de groupe, Bruno Le Roux a estimé que « la reconnaissance d’un État palestinien n’est peut-être plus un point d’arrivée du processus de paix, mais une étape indispensable de sa relance ».

Seuls quelques députés, comme Armand Jung, président du groupe d’amitié France-Israël, ont fait part de leurs réserves. « Constatant les menaces pesant sur la solution des deux États, et notamment la poursuite illégale de la colonisation dans les territoires palestiniens qui mine la viabilité d’un futur État palestinien souverain », le texte, rédigé par la présidente de la commission des Affaires étrangères Élisabeth Guigou, souligne « l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un État démocratique et souverain de Palestine, vivant en paix et en sécurité avec Israël, sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux États ».

Le texte souligne que « la solution des deux États, promue avec constance par la France et l’Union européenne, suppose la reconnaissance de l’État de Palestine ». Quelque 134 pays dans le monde, dont la Suède le 30 octobre, ont reconnu la Palestine, selon l’Autorité palestinienne.


Un article du Monde du 16/02/17

La consécration des « durs » du Hamas à Gaza

Dix ans de blocus de la bande de Gaza ont discrédité l’aile politique du Hamas au profit des « durs », tenants d’une répression accrue de la population locale.

Conférence de presse de Sinouar lors de son retour à Gaza en 2011

Un laborieux processus de consultations internes a conduit, le 13 février, à la désignation de Yahya Sinouar à la tête du Hamas à Gaza. Il y supplante Ismaïl Hanyeh, chef du gouvernement palestinien depuis 2006, mais à l’action limitée à Gaza depuis la rupture, en 2007, avec l’Autorité palestinienne de Cisjordanie. Khaled Mechaal demeure, certes, chef du Bureau politique du Hamas, l’instance suprême du mouvement, mais le fait qu’il réside au Qatar laisse à Sinouar le pouvoir effectif. A cela s’ajoute la réunion pour la première fois dans les mains de Sinouar de la légitimité politique et de l’autorité militaire du Hamas.

LA GLOIRE DU JIHAD

Sinouar est un militant de la première heure, engagé aux côtés du cheikh Ahmed Yassine et au sein de la branche locale des Frères musulmans, et ce avant même la fondation du Hamas en 1987. Né lui-même en 1962 dans le camp de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, Sinouar organise un groupe paramilitaire, appelé le Majd, soit la Gloire, mais qui est aussi l’acronyme arabe pour « Organisation du Jihad et de la Prédication ». Sous ce titre ronflant se cachent des troupes de choc, officiellement vouées à lutter contre les renseignements israéliens (Shin Bet/Shabak), mais de fait consacrées au combat contre les « collaborateurs » et autres « corrompus » palestiniens, c’est à dire tous les adversaires des Frères musulmans (j’ai pu me procurer à Gaza, lors de mes études de terrain pour mon « Histoire de Gaza », le livre, par ailleurs introuvable, consacré par Sinouar lui-même au Majd).

Le déclenchement de la première intifada (soulèvement) en 1987 contraint les Frères musulmans à se transformer en Mouvement de la Résistance Islamique, désigné sous son acronyme arabe de Hamas. Alors que cette intifada refuse le recours aux armes, le Hamas critique le processus de paix lancé à Madrid en 1991 et fonde peu après sa branche armée, les brigades Ezzedine al-Qassam, du nom d’un cheikh syrien tombé sous les balles britanniques en Palestine en 1935. Sinouar ne vit pas ces développements car, emprisonné en Israël en 1988, il est condamné à 462 années de prison. Il est libéré en 2011, avec un millier de ses compatriotes, dans le cadre d’un échange complexe avec Israël où les brigades Qassam relâchent en retour Gilad Shalit, un tankiste capturé en 2006 par un commando incluant un des propres frères de Sinouar.

LES « DURS » AUX COMMANDES

L’aile politique du Hamas a été discréditée par son incapacité à lever le blocus de la bande de Gaza, imposé par Israël depuis 2006, avec la complicité de plus en plus active des militaires égyptiens. Les pourparlers de « réconciliation » avec le Fatah ont certes débouché en 2014 sur un gouvernement « d’union nationale », mais l’existence de celui-ci est demeuré virtuelle. Cette impasse inter-palestinienne a tout au moins permis au Hamas d’éviter la tenue d’élections qui auraient pu le désavouer à Gaza (aucun scrutin général ne s’y est déroulé depuis 2006 et la gestion très partisane du Hamas a creusé son impopularité).

Quant aux brigades Qassam, il leur est lourdement reproché, lors des trois conflits avec Israël (en 2008-09, en 2012 et en 2014) d’avoir plutôt protégé leurs propres forces que la population. En outre, le chef des Qassam, Mohammed Dayef, très grièvement blessé par Israël, n’est plus que l’ombre de lui-même. Ce double processus de discrédit de l’aile politique et d’effacement de la branche militaire a ouvert la voie à Sinouar : le nouveau chef du Hamas à Gaza met en effet un terme à la dyarchie gouvernement/Qassam et il unifie sous sa seule autorité les services de sécurité du « ministère de l’Intérieur », d’une part, et la branche armée du mouvement islamiste, d’autre part.

UN « CAUCHEMAR DANS LE CAUCHEMAR »

Une telle évolution s’inscrit dans un contexte régional de militarisation généralisée des politiques arabes. Il y a longtemps que Bachar al-Assad est entouré d’une clique de moukhabarates (le terme générique pour « renseignements ») et que le chef des « services » est en Jordanie le numéro deux de fait du régime. Quant au président égyptien, Abdelfattah Sissi, il a entamé son ascension politique comme directeur du renseignement militaire. Le Hezbollah a imposé sa structure paramilitaire au cœur du pouvoir libanais. Et les prétendants les plus sérieux à la succession de Mahmoud Abbas émanent du monde du renseignement.

Sinouar illustre une fois encore cet accaparement du pouvoir par des services de sécurité eux-mêmes militarisés. A Gaza comme ailleurs, la mobilisation contre «le sionisme » ou « le terrorisme » couvre une répression méthodique de la population locale. Un très beau témoignage sur la vie à Gaza, sous le joug du Hamas, vient d’être livré par la journaliste féministe Asmaa Alghoul dans « L’Insoumise de Gaza », écrit en collaboration avec Sélim Nassib. Pour les femmes et les hommes de ce territoire palestinien, l’avènement de Sinouar signifie la poursuite du « cauchemar dans le cauchemar », ainsi qu’un manifeste de jeunes de Gaza décrivait, dès 2010, le cauchemar de la domination du Hamas dans le cauchemar des frappes israéliennes.

Seule la levée du blocus de Gaza pourrait renverser une aussi désastreuse tendance. Mais Israël et le Hamas semblent avoir moins que d’intérêt que jamais à un tel geste.

Nouvelle charte du HAMAS

Un article du MONDE

Simple ravalement de façade ou véritable inflexion idéologique ? La publication, annoncée comme imminente (mai 2017), par le Hamas d’une nouvelle charte, vingt-neuf ans après celle de ses débuts, suscite la curiosité. Non pas chez les Gazaouis, dont la vie quotidienne reste corsetée et misérable, mais chez les experts du mouvement islamiste armé palestinien, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. « L’ère de l’idéologie s’achève, ose même l’analyste Ibrahim Al-Madhoun, proche du Hamas. Ce qui mobilise les gens aujourd’hui, ce sont leurs propres intérêts. »

Nouvelle charte du Hamas

La nouvelle charte devrait être présentée depuis Doha (Qatar) par Khaled Meshaal dans les prochains jours, indiquent des sources à Gaza. Il s’agira d’une forme de testament pour le chef politique du Hamas, qui s’apprête à quitter ses fonctions. Le document a fait l’objet de tractations internes depuis des mois pour ajuster les formulations.

Le Hamas rassemble ainsi des évolutions sémantiques et stratégiques qui sont déjà apparues dans les discours de ses dirigeants ces dernières années. « Ces changements ont été opérés depuis longtemps, soupire Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme. Les Américains, les Européens et les Israéliens savent tout cela. C’est de l’emballage. »

Répondre aux accusations d’antisémitisme

L’objectif prioritaire est de répondre aux accusations d’antisémitisme qui escortent le mouvement depuis sa création et expliquent son isolement au sein de la communauté internationale. « Notre charte en 1988 était un appel à la mobilisation pendant la première Intifada, elle ne prenait pas en compte la perception internationale, reconnaît Ahmed Youssef, figure politique modérée du Hamas. Les Israéliens ont toujours exploité cela contre nous. »

Cette fois, le mouvement veut se concentrer sur la lutte contre l’expropriation de la terre palestinienne, en minimisant la dimension religieuse…

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