la bible dévoiléeLes nouvelles révélations de l’archéologie Documentaire réalisé par Thierry RAGOBERT et Isy MORGENSTERN avec les participations de l’archéologue Israël Finkelstein et de l’historien Neil Asher Silberman.

Ce documentaire aborde le sujet sensible de l’archéologie biblique. Il met en évidence que l’histoire racontée dans l’Ancien TESTAMENT, la bible Hébraïque, celle de Abraham, Isaac, Jacob David et Salomon, n’a jamais pu être confirmée par les nombreuses fouilles réalisées depuis le début du XXème siècle en Palestine.


La bible dévoilée d’Israël Finkelstein

En pointant les nombreux anachronismes, les incohérences historiques, Israël Finkelstein et de l’historien Neil Asher Silberman démontrent le caractère fantaisiste des récits bibliques.

israel finkelsteinIsraël Finkelstein et Neil Asher Silberman se sont concentrés sur les 5 premiers livres de la Bible : le Pentateuque ou Torah :

  1. La Genèse (les origines du monde – le déluge – les Patriarches Abraham Isaac et Jacob) ;
  2. L’Exode (la sortie d’Égypte du peuple juif) ;
  3. le Lévitique (les lois religieuses) ;
  4. Les Nombres (essentiellement un recensement) ;
  5. le Deutéronome (la seconde loi).

LIVRE I : La Genèse

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman ont ouvert le livre de la Genèse au 12ème chapitre (les 11 premiers chapitres racontant la création du monde), qui relate l’histoire des Patriarches et, en particulier, le premier d’entre-eux : Abraham.

Vers 1800 avant JC, si l’on en croit la Bible, Abraham reçut de Dieu l’invitation de se rendre en terre promise (Canaan ou l’actuelle Israël). Accompagné de son neveu Lot et de sa femme Sarah, il organisa une première exode, quittant Ur en Mésopotamie (actuelle Irak), pour marcher en direction de l’ouest et finalement s’installer du côté d’Hébron.

Il eut deux fils :

  • le premier Ismaël, avec sa servante (sa femme Sarah stérile lui proposant en effet cette solution pour assurer une descendance) ;
  • le second Isaac, avec sa femme Sarah, alors âgée de 90 ans, après la visite de trois anges (sous les chênes de Mambrée, près d’Hébron).

Abraham est un patriarche commun aux trois monothéismes :

  • le Judaïsme, par sa filiation (Jacob, son petit-fils, portera le nom d’Israël (celui qui a lutté avec Dieu)) ;
  • le Christianisme (Jésus étant lui-même d’origine juive) ;
  • l’Islam (Ismaël, fils de Abraham (Ibrahim dans le Coran) avec sa servante, est l’ancêtre des tribus arabes).

L’échec de l’archéologie biblique

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman ont cherché à faire parler les pierres pour savoir si l’hypothèse d’une migration massive d’est en ouest, vers 1800 avant JC, est crédible.

Les nombreuses fouilles ont montré que la seule migration qui ait eu lieu dans la région à cette époque est celle des Amorrites, un peuple d’origine arabe qui se serait installé en Syrie avant d’émigrer vers la Mésopotamie. une migration a donc bien eu lieu à l’époque prévue par la Bible mais dans l’autre sens, c’est-à-dire d’ouest en est.

« L’hypothèse de la migration massive vers la Terre Promise n’est donc pas confirmée par l’archéologie. »

Face à cet échec, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman ont cherché à trouver des preuves dans les milliers de tablettes exhumées en Mésopotamie, la région d’origine d’Abraham. On a trouvé en effet, dans ces tablettes, des récits, en écriture cunéiforme (en forme de coins), proches de ceux de la Bible : en particulier, le récit de la servante mise à disposition par une épouse, pour donner un enfant à l’époux. Mais on en trouve pour toutes les époques, notamment au premier millénaire. On retrouve également des références à Abraham, mais il semble que le patronyme soit extrêmement courant.

« Ici aussi l’archéologie se révèle impuissante pour confirmer lhistoire d’Abraham. »

Les anachronismes

Israël FINKELSTEIN s’est donc orienté vers une autre lecture de la Bible en cherchant les indices permettant de dater l’épopée d’Abraham.

Les Philistins

On trouve notamment de nombreuses références aux Philistins, un peuple qui donna du fil à retordre aux Hébreux lorsque ces derniers s’installèrent en Palestine. La spécialiste de l’archéologie philistine est alors interrogée et elle est formelle : ce « peuple des mers » s’est installé sur les rivages de Canaan à partir de 1200 avant JC. Avant cette date, on en trouve aucune trace. Ce constat est incompatible avec le récit de la Bible qui situe Abraham vers 1800 avant JC.

Les chameaux

On trouve également, dans le récit du voyage d’Abraham, de nombreuses références aux chameaux. Or, on ne trouve de traces de la domestication de l’animal qu’à partir de 1000 avant JC.

La description du convoi d’Abraham fait en outre penser aux caravanes commerciales venues de la péninsule arabique. De telles caravanes sont bien évoquées dans les textes anciens, mais seulement à partir de 700 avant JC.

Israël FINKELSTEIN en déduit que le récit de la Bible décrit un paysage de la Palestine qui existait vers 700 avant JC, c’est-dire au moment de la dissociation du pays en deux royaumes :

  • le royaume de Juda, au sud ;
  • le royaume d’Israël, au nord.

La première exode, si elle a eu lieu, ne se situe donc pas vers 1800 avant JC, comme l’avance la Bible, mais vers 700 avant JC.

La filiation

Abraham eut un second fils : Isaac, cette fois-ci avec sa femme Sarah. Isaac est notamment connu comme le fils sacrifié par son père à la demande de Dieu, qui souhaitait ainsi éprouvé sa foi. Ce fils eut à son tour, avec sa femme Rebecca, un fils : Jacob.

La Bible installe les trois personnages dans des régions très différentes :

  • Abraham à Hébron ;
  • Isaac à Beer Sheva, dans le sud ;
  • Jacob à Sichel, dans le nord.

Les historiens avance alors une hypothèse étonnante : ces trois lieux d’implantation seraient l’occasion de raconter trois histoires différentes, en fait l’histoire de trois mini-royaumes. La filiation aurait été installée bien après par les rédacteurs de La genèse dans le but d’unifier ces trois entités en les rattachant par le sang à un ancêtre commun : Abraham.

Ces rédacteurs seraient du VIIème ou VIIIème siècle avant JC : ils auraient décrit leur paysage, celui qu’ils connaissaient alors, avec des Philistins et des chameaux. Ils se seraient inspirés de mythologies existantes, notamment des récits sumériens : on trouve ainsi dans les tablettes sumériennes (2600 av JC) le récit intégrale du déluge :

« Et le dieu de donner ce conseil à Utanapishtim : « Démolis ta maison pour te faire un bateau ! Renonce à tes richesses pour sauver ta vie ! Détourne-toi de tes biens pour te garder sain et sauf ! Mais embarque avec toi des spécimens de tous les animaux (…). Six jours et sept nuits durant, bourrasques, pluies battantes, ouragans et déluge continuèrent de saccager la terre ». »

On a l’impression de lire l’histoire de Noé ! Comme lui, Utanapishtim lâche une colombe afin de repérer une terre émergée et finit par accoster sur une montagne…

LIVRE II : L’Exode

Le livre II de la Bible raconte l’histoire de l’oppression des Israélites retenus en esclavage par le Pharaon RAMSES II (1279-1213 avant JC). L’un d’entre-aux, élevés comme un Égyptien à la cour du Pharaon, reçoit de YAHVÉ l’ordre de faire sortir les Israélites d’Égypte. Cet homme, choisi par Dieu, est Moïse. D’abord réticent, le Pharaon laisse finalement partir les Hébreux, aidé dans sa décision par les fameuses 10 plaies d’Égypte.

Cette sortie d’Égypte est bien une exode, puisque la bible évoque 600 000 hommes en arme, soient environ 2 millions d’âmes qui fuient l’Égypte en traversant la mer Rouge, pour errer quarante ans dans le Sinaï avant d’atteindre Canaan sous la conduite de Moïse, puis de Josué.

Encore des anachronismes

La Bible donne un indice pour situer dans le temps l’Exode : elle aurait eu lieu 500 ans avant la construction du Temple de SALOMON, soit vers 1500 avant JC. On voit donc un premier anachronisme puisque RAMSES II apparait dans l’histoire égyptienne en 1279 avant JC. Admettons toutefois, que le rédacteur de la Bible se soit trompé de 200 ans.

Que dit l’archéologie ?

Pour traverser le Sinaï, les Hébreux avaient le choix entre deux routes :

  • au nord, la voie HORUS truffée, de garnisons égyptiennes ;
  • au sud, un désert montagneux.

Les Hébreux choisirent la seconde option, la première les ramenant à coup sûr en captivité (rappelons qu’entre temps le Pharaon avait changé d’avis).

Malgré des fouilles intenses engagées depuis le début du XXème siècle, malgré les techniques modernes capables de détecter le passage de simples bergers, les chercheurs n’ont jamais rien trouvé : pas une arme, pas un vase, pas une sépulture. Deux millions de personnes errant pendant 40 ans et absolument aucun vestige…

Par ailleurs, il convient de rappeler qu’à l’époque, l’Égypte comptait environ 3 millions d’habitants. Nul doute que le départ massif de la main d’œuvre constituée par les 2 millions d’Israélites aurait dû causer des troubles graves, notamment sur l’économie. Or, dans les archives égyptiennes de cette époque, pourtant particulièrement riches, on ne trouve aucune mention de cet événement majeur !

La relecture de l‘Exode (XIIIème siècle avant JC selon la Bible)

Le livre II fait référence à de nombreux villages, dont certains existent toujours. La plupart de ces lieux, en revanche, n’existait pas au XIIIème siècle avant JC. Ils ont été bâtis à partir du VIIème siècle avant JC, ce qui ramène l’histoire de Moïse loin de RAMSES II, entre 600 et 700 avant JC. Comme pour la genèse, l’archéologie et l’histoire nous ramènent inlassablement à cette époque, celle des deux royaumes :

  • le premier au nord (ISRAËL) ;
  • et le second au sud (JUDA).

Le premier, malgré les efforts du Roi EZECHIAS, ne résista pas à la puissance militaire de son grand voisin du nord : l’ASSYRIE qui réduisit le petit royaume à néant. On assista alors à un flot important de réfugiés israélites vers le sud : vers royaume de JUDA. Mais l’Assyrie connut à son tour les affres de la décadence et dut remobiliser ses troupes pour faire face à un nouvel ennemi : Babylone (l’actuel BAGDAD).

Le roi de Juda, JOSIAS, vit dans l’affaiblissement de l’Assyrie, l’occasion de reconstituer le grand royaume israélite en reconquérant les terres du nord perdues. Toutefois, il avait deux problèmes à régler :

  • refaire l’unité nationale mise à mal par l’afflux de réfugiés ;
  • la menace égyptienne au sud.

L’hypothèse d’Israël FINKELSTEIN et de Neil Asher Silberman

Quoi de mieux pour reconstituer un sentiment d’unité nationale qu’une histoire commune ; une histoire liant les peuples à :

  • ancêtre commun, un Patriarche élu par Dieu ;
  • une religion commune, le Judaïsme, plus puissante que tout le panthéon égyptien (voir impuissance des prêtres de RAMSES contre les dix plaies voulues par YAHVE) ;
  • et un ennemi commun, l’Égypte ?

JOSIAS, semble-t-il, l’avait bien compris. Il commença, dans un premier temps, à faire de Jérusalem le lieu unique de pèlerinage pour les Israélites. Mais il alla plus loin : il écrivit le récit de l’Exode en montrant que même un petit peuple opprimé peut vaincre un puissant ennemi, en l’occurrence l’Égypte, à condition, qu’il soit uni, qu’il est la foi en une religion, et qu’il soit conduit par un homme providentiel. Cet homme dans l’Exode, c’est bien entendu Moïse. En 600 avant JC, devant la nouvelle menace égyptienne, c’est JOSIAS qui se voit bien jouer ce rôle.

L’EXODE ne relate donc pas des faits historiques; Il s’agit d’un texte fédérateur, écrit pour unir un peuple derrière son Roi, pour qu’il soit plus fort face à une menace extérieure qui lui fait courir un risque d’extinction.

Le livre III : les Rois

Le livre des Rois commencent après la mort de Moïse, avec la conquête de Canaan par Josué, un chef militaire à qui Dieu à confier la mission de conquérir la terre promise. On suit, pas à pas, les étapes de cette Blitzkrieg. Chaque fois, les Hébreux rasent tout et massacrent les habitants, sans raison a priori.

Jéricho (XIIIème siècle avant JC selon la Bible)

L’histoire de la conquête de Jéricho est bien connue. Les Hébreux font sept fois le tour de la ville avec des trompettes, faisant tomber les imposantes murailles, comme Dieu l’avait prédit.

Israël Finkelstein rappelle que l’archéologie n’a rien démontré : à l’époque de la conquête (XIVème siècle avant JC), Jéricho était une ville sans importance et surtout sans murailles ! Des murailles ont bien été découvertes sur le site mais elles sont beaucoup plus anciennes.

A l’époque supposée de Josué, toute la région était une province égyptienne, de surcroît, truffée de places fortes qui auraient été capables de bloquer une invasion. Les archives égyptiennes sont en outre une nouvelle fois muettes sur cet événement. Par ailleurs, les villes citées par la Bible n’existaient pas au XIIIème siècle avant JC.

La conclusion d’Israël Finkelstein est sans appel : le livre de Josué n’est pas un livre d’histoire, mais une suite de récits mythiques, constellés de bravoures et de victoires pour renforcer le sentiment national.

Le Roi David (Xème siècle avant JC selon la Bible)

David devint le premier Roi d’Israël. Son historicité n’est pas contestée. Il régnait sur Jérusalem.

Que dit l’archéologie de la ville de David ?

Une ville existait déjà à Jérusalem, ou plutôt un village (3 à 4 hectares). Il disposait d’une faible population et n’avait pas de murailles. Si David était Roi, il régnait tout au plus sur un village de montagne.

Le Roi Salomon (fils de David et constructeur du Temple)

Salomon fut, selon la Bible, un Roi sage, d’une renommée internationale, recevant la reine de Sabah en son palais. Il est l’homme également du jugement de Salomon.

Existe-t-il des traces du Temple de Salomon ? L’archéologie, malheureusement, montre encore que la ville de Salomon n’était qu’un bourg insignifiant, loin des grandeurs décrites par la Bible. L’existence d’un temple imposant est alors bien hypothétique…

Qu’en est-il du reste de l’Empire ? L’archéologie est ici plus prolifique : cette fois-ci, elle montre, plus au nord (royaume d’Israël), l’existence de villes importantes : Haçor, Megiddo et Gezer. Ces villes présentent, par ailleurs, de grandes similitudes, notamment des portes en triple tenailles.

Salomon avait-il donc conquis ce grand Empire décrit par la Bible ?

Des datations récentes, notamment au carbone 14, ont toutefois tempéré l’enthousiasme initial des archéologues du milieu du XXème siècle : ces trois villes ont été construites en fait un siècle ou plus après le royaume présumé de Salomon.

Juda et Israël

Il convient à nouveau de revenir à l’époque présumée de la rédaction de la Bible, c’est-à-dire au VIIème siècle avant JC. A cette époque, le royaume était découpé en deux états :

  • Israël, au nord, riche et prospère, avec ses trois grandes villes déjà citées : Haçor, Megiddo et Gezer
  • Juda au sud, avec Jérusalem comme capitale.

Malgré sa puissance, c’est Israël qui est balayée (722 avant JC) par les Assyriens. il ne reste que Juda pour écrire l’histoire du peuple juif.

Josias (VIIème siècle avant JC)

Et c’est le roi de Juda, Josias, avec qui on a déjà fait connaissance, qui va s’en charger. Dans son écriture Josias va chercher à mettre en valeur son petit royaume résiduel de Juda en lui attribuant la puissance, les villes et les réussites passées du royaume du nord, Israël.

Car le projet de Josias est de reconquérir les terres perdues pour reconstituer un seul royaume, sous l’autorité d’un Roi de la descendance de David : lui ! Il doit, dans ce texte, montrer que, pour un peuple uni, mû par une foi sans faille, guidé par un homme providentiel choisi par Dieu et une loi unique, rien n’est impossible, surtout la conquête de Canaan : Josué ne l’a-‘il pas démontré ?

« La conquête de Josué décrite dans le livre III est donc le projet militaire rêvé de Josias, qu’il a couché sur le papier pour entraîner un peuple derrière lui. »

Josias malheureusement est tué par le Pharaon avant de mettre son projet en exécution.

Les origines du peuple d’Israël

Si la Bible n’est pas un livre d’histoire, la question de l’origine du peuple d’Israël reste en suspend

Megiddo et les peuples de la mer

Prospère ville du nord de Canaan, Megiddo est détruite en 1130 avant JC par un violent incendie. Un sort similaire est réservé, sur une période d’un siècle, aux grandes villes alentour. Que s’est-il passé ? L’archéologie montre qu’un « peuple de la mer », les Philistins, aurait envahi la terre de Canaan. Des bas-reliefs égyptiens confirment cette hypothèse.

Sous la pression de ces envahisseurs, la Cisjordanie (nom actuel) devient un refuge pour les autochtones.

Les hautes-terres (Cisjordanie) vers 1130 av JC

L’archéologie montre que ces hautes-terres ont été peuplées vers 1130 avant JC. De nombreuses implantations de forme ovale ont été mises en évidence. Cet agencement très particulier fait penser aux campements des bédouins, des populations nomades qui vivaient de l’élevage.

Il semble, pour Israël Finkelstein, que, poussés vers l’intérieur, ces nomades se soient sédentarisés, pour constituer l’embryon du royaume de Juda, sur des terres peu fertiles qui limitèrent ses possibilités de développement. Au nord, l’abondance d’eau, en revanche, a permis l’éclosion de villes bien plus importantes, embryon du royaume d’Israël.

Deux royaumes et un seul Dieu

Ces deux royaumes avaient un point commun : le culte de YAHVE. La Bible raconte comment Moïse reçut sur le mont Sinaï les Tables de la loi. Pendant ce temps, le peuple impatient construisit un veau d’or. YAHVE triompha et le veau d’or retourna à son étable.

On sait que le taureau était une divinité vénérée par les peuples de Canaan. Ce passage de la Bible montre ainsi la supériorité du Dieu des Hébreux. Ce point est confirmé dans le Deutéronome (livre V) qui met en place le monothéisme. On pense que ce Deutéronome aurait été découvert par Josias.

La volonté centralisatrice de Josias

L’archéologie met également en évidence la volonté de centralisation de Josias : encore au VIIIème siècle, on trouve de nombreux temples disséminés un peu partout en Juda. Au VIIème siècle, il n’y en a plus qu’un à Jérusalem.

En outre, à partir du VIIème siècle, les objets se couvrent d’écriture, ce qui montrent qu’une administration se met en place.

Le VIIème siècle avant JC

Tous les indices convergent donc vers le VIIème siècle. C’est à cette époque que la Bible fut écrite. Elle décrit une époque très recullée, allant jusqu’au deuxième millénaire avant JC, mais en utilisant un paysage du VIIème sièckle ce qui explique les nombreux anachronismes.

La Bible est à la fois l’histoire d’un peuple et sa Loi. Cette fusion entre l’histoire et le droit est une nouveauté dans l’histoire humaine qui fera des émules du côté de l’Islam.

Babylone

Après la mort de Josias, le peule est exilé en Babylonie. Les Hébreux perdent alors ce qui faisait leur unité, leur roi, leur pays, leur identité. Les exilés vont reconstruire cette identité.

La Torah remplace le pays, la synagogue remplace le Temple, le judaïsme prend sa forme définitive.

Conclusions

La Bible ne doit pas être lue comme un livre d’histoire, mais plutôt comme un texte fédérateur, écrit par un Roi visionnaire, aux alentours du VIIème siècle avant JC, dans le but de créer un sentiment national, autour d’une histoire commune, celle du peuple Hébreux, et d’une loi commune.

Le Roi Josias, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait en tête la reconquête du Royaume d’Israël occupée alors par l’Assyrie et, pour cela, avait besoin d’un peuple soudé derrière-lui.

Josué, Moïse, comme Abraham, Isaac et Jacob n’ont probablement jamais existé. Ils ont été créé de toutes pièces par les narrateurs pour porter des valeurs, l’identité d’un peuple.

Les Hébreux n’ont jamais été réduits en esclavage par le Pharaon RAMSES II. L’épisode de l’exode est imaginaire. Il a été mis en place par Josias dans l’objectif de démontrer qu’un peuple, même faible, pouvait triompher de grandes puissances.

La bible hébraïque est à l’origine des deux autres monothéismes : le Christianisme et l’Islam.

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  1. […] Hébreux à Babylone. En effet, on note, dans les différents textes, des références historiques (comme la domestication du chameau), qui reflètent le paysage de cette époque, celle du roi Josias, et certainement pas celle […]

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  2. […] Hébreux à Babylone. En effet, on note, dans les différents textes, des références historiques (comme la domestication du chameau), qui reflètent le paysage de cette époque, celle du roi Josias, et certainement pas celle […]

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  3. […] Judaïsme. La réalité historique de l’épopée d’Abraham est toutefois contestée par l’archéologie. Il eut deux […]

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  4. […] Babylone, fut le premier destructeur du Temple,  en 586 avant JC. Les Juifs furent déportés (ils en profitèrent pour écrire la Torah) puis, libérés par Cyrus le Perse en 536 avant JC,  revinrent en […]

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CATÉGORIE

Ancien testament, Laicité, Mésopotamie, moyen-orient

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