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J’ai vu pour vous Imitation game de Morten Tyldum avec Benedict Cumberbatch, Keira Knightley

Enfin ! Enfin la dette que nous devons tous collectivement au pauvre Alan TURING, dont on connait à peine le nom, est payée.

Mais qui est Alan TURING ?

Il le dit lui-même : « je ne suis pas Dieu. Car Dieu n’a pas su arrêter la guerre. Moi si ! »

Benedict CUMBERBATCH est terriblement crédible dans le personnage d’Alan TURING, un mathématicien de génie, un peu psychotique, carrément imbus de se personne, qui aurait, à lui-seul, sauvé 14 millions de personnes au cours de la seconde guerre mondiale, laissant loin derrière lui le pauvre Oscar SCHINDLER (dont l’oeuvre est racontée dans la fabuleuse Liste de SCHINDLER de SPIELBERG, pour moi le meilleur film de tous les temps).

Alan TURING proposa en 1940 aux services secrets britanniques de mettre à disposition son génie pour venir à bout de l’indéchiffrable machine ENIGMA, l’outil utilisé par les Nazis pour coder leurs messages. Beaucoup avant-lui avaient essayé de percer le coffre-fort, personne n’avait réussi.

Le principal souci de TURING fut son comportement asocial qui l’empêchait de travailler en équipe. « Ses gens vont me retardent ! Je n’ai pas le temps d’expliquer mon travail. » Pourtant, il finit par s’adoucir, grâce à l’intervention tout en psychologie de la merveilleuse Keira KNIGHTLEY (qui n’aurait pas été adouci par la charmante mathématicienne ?).

TURING fabriqua de toutes pièces une machine (qui portera son nom) capable de tester toutes les combinaisons possibles d’ENIGMA et elles sont nombreuses : on parlait de plusieurs milliers de milliards de combinaisons possibles. En outre, les nazis changeant la clé toutes les 24 heures, la machine devait travailler à la vitesse de la lumière. Après des essais infructueux, TURING remarqua que les messages s’achèvent tous par  » Heil HITLER ! « , ce qui permit d’emblée d’éliminer pas mal de combinaisons. Et le code fut cassé. Mais pas question que les Nazis s’en aperçoivent… Résultat, avec l’accord des services secrets, TURING laissa les UBOATS couler les navires Anglais et Américains pour se concentrer sur les messages capitaux, ceux qui pouvaient faire basculer le cours de la guerre… Il sacrifia des milliers d’innocents pour en sauver des millions.

L’ingratitude britannique

Malgré cet exploit, malgré le service rendu à son pays, Alan TURING allait vivre un après-guerre difficile : ses travaux restèrent couverts par le creuset-défense et il tomba dans l’oubli le plus profond, vivant seul avec sa machine.

En 1951, un cambriolage à son domicile attira l’attention d’un agent de police qui lança des investigations sur l’étrange personnage… L’agent découvrit ainsi que son dossier militaire avait disparu, sans doute détruit. Puis, presque par hasard, il mit en évidence l’homosexualité du personnage… ce qui conduisit le pauvre TURING à une condamnation : on lui laissa toutefois le choix entre deux ans de prison ou la castration chimique. Ne voulant pas se séparer de son jouet (qui nommait Christopher en hommage à un ami d’enfance), il choisit la seconde option, avant de se suicider, un an plus tard.

L’héritage de TURING

Il est immense. Outre l’économie de deux ans de guerre, il est admis que sa machine fut l’ancêtre de l’ordinateur.

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