Les antinucléaires réclament pourtant sans relâche la fermeture de Fessenheim « au plus vite », inquiets du manque de sécurité de la centrale, en service depuis 1977.

Le vrai et le faux sur Fessenheim

Vieilles chaudières atomiques

Les antinucléaires réclament pourtant sans relâche la fermeture de Fessenheim « au plus vite », inquiets du manque de sécurité de la centrale, en service depuis 1977. Samedi 7 mars, des manifestations ont à nouveau été organisées à proximité du site, alors qu’un incident a conduit EDF à arrêter de manière inopinée les deux unités de production de la centrale.

centrale de fessenheim

Fessenheim

EDF avait expliqué avoir identifié un « défaut d’étanchéité sur une tuyauterie située hors de la zone nucléaire », sans « conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement et la sécurité du personnel ».

Qui dit vrai dans cette affaire ?

Vieilles chaudière atomique ?

FESSENHEIM est bien l’une des plus anciennes. Mais il y en a d’autres qui lui sont contemporaines, à commencer par celle du BUGEY (01), dont-on n’entend jamais parlé, et qui a été pourtant mise en service en 1978 soit un an après « la vieille chaudière atomique. Alors pourquoi s’acharner sur FESSENHEIM ?

FUKUSHIMA ?

FUKUSHIMA ne peut expliquer un tel acharnement. L’accident a été causé par un Tsunami (à l’origine d’une perte totale des alimentions électriques) qui, jusqu’à nouvel, ordre n’est pas à craindre au bord du Rhin.

La centrale fuit-elle de partout ?

Article du monde (avec en italiques quelques commentaires)

Le réacteur 2 a été stoppé dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février, indique EDF, dans le cadre d’un arrêt programmé destiné au remplacement d’un tiers du combustible nucléaire, ainsi qu’à la réalisation « de nombreuses activités de contrôle et de maintenance dans les parties nucléaires et non nucléaires des installations ». Cette intervention est prévue sur « plusieurs semaines », la durée moyenne d’un arrêt pour rechargement et maintenance étant de l’ordre d’un mois.

Le petit-père COMBES : pourquoi faire de cet arrêt une information (forcément à charge) ? Ces arrêts sont périodiques et programmés sur toutes les centrales du monde. Lorsque le combustible est usé, il faut le changer (comme on fait le plein de sa voiture. Pour des raisons d’efficacité, on en profite pour faire la révision qui consiste à dérouler un programme d’inspections des équipements et d’essais périodiques de bon-fonctionnement des barrières de sécurité. Le Monde se plait à faire d’une activité routinière in évènement.

Le réacteur 1, lui, a été stoppé à la suite de la découverte par les équipes du site, le 28 février vers 19 heures, d’un « défaut d’étanchéité sur une tuyauterie située en aval du condenseur, dans la salle des machines, hors zone nucléaire ». Sur son site Internet, EDF assure que cette fuite « n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement et la sécurité du personnel ».

Le petit-père COMBES : la loi française impose aux centrales nucléaires la déclaration de tous les incidents, y compris les plus insignifiants. Il y a donc des centaines e déclarations comme celle-ci. En l’occurrence, il s’agir d’une fuite en aval du condenseur, c’est-à-dire une fuite d’eau. Encore une fois, on se demande pourquoi le Monde s’intéresse tend à cette fuite alors que d’autres évènements identiques touchent ensemble du parc.

Le Monde serait-il partie pris ?

L’avis de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) ?

Le petit-père COMBES vous le propose ci (avec en italiques quelques explications)

L’ASN (autorité indépendante d’EDF) considère que les performances en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement du site de Fessenheim rejoignent globalement l’appréciation générale des performances portée sur EDF.

Donc pas plus de problèmes que sur les autres centrales.

La formation

La formation des agents est à un bon niveau, mais certaines pratiques inadaptées ont pu être constatées au cours de l’année 2013. En particulier, l’ASN estime que le site doit retrouver davantage de rigueur dans l’exploitation, notamment dans la transmission des informations lors des relèves de quart.

Peu mieux faire donc dans la transmission d’information d’une équipe à la suivante.

La maintenance

Au cours d’une année 2013, chargée en matière de maintenance, notamment en raison des demandes complémentaires de l’ASN formulées à l’issue des visites décennales (inspection obligatoire de toute la centrale réalisée tous les dix ans par EDF et contrôlée par l’ASN), le référentiel relatif à la maintenance a été globalement maîtrisé, que ce soit au niveau des intervenants EDF ou bien des prestataires.

Néanmoins, des écarts ont pu dénoter une préparation insuffisante de certaines interventions.

Risque incendie

L’ASN estime que l’exploitant a fait des progrès sur la gestion du risque incendie, et que son implication lors des divers exercices d’urgence (exercices obligatoires, réalisés périodiquement, avec la participation des services de l’État pour tester notamment les procédures accidentelles d’EDF ou les plan d’urgence de l’Etat (PPI)) a été bonne, notamment lors de l’exercice national le 14 novembre 2013, et les matériels d’urgence sont en bon état.

Les dossiers environnementaux (la maîtrise des rejets dans l’environnement) sont d’un bon niveau, mais le site devra améliorer son aire d’entreposage des déchets très faiblement actifs (il s’agit de matériels utilisé lors des opérations de maintenance et qui peuvent avoir été contaminés : la réglementation prévoit alors leur confinement et leur entreposage dans de bonnes conditions sanitaires).

Radioprotection

En matière de radioprotection (des travailleurs), l’ASN estime que le site de Fessenheim est en progrès, après plusieurs années en retrait. Le plan de redressement mis en œuvre en 2012 a permis d’améliorer la situation sur certains points, une dynamique positive s’est mise en place. La connaissance de la problématique radioprotection progresse globalement, y compris chez les prestataires. Ces progrès et cette dynamique ont notamment été mis en évidence lors de l’inspection renforcée (de l’ASN) de juin 2013, même si des écarts sont encore relevés.

Réexamen de sûreté

L’ASN a considéré, après le bilan du troisième réexamen de sûreté du réacteur 2 de Fessenheim et les contrôles réalisés par ses équipes, qu’il est nécessaire d’encadrer les actions de l’exploitant par des prescriptions supplémentaires.

L’ASN a donc imposé, dans sa décision n° 2013-DC-0342 du 23 avril 2013, plusieurs prescriptions à EDF, notamment relatives

  • au renforcement du radier du réacteur (la dalle en béton qui permettrait en cas de fusion d’éviter la pénétration du cœur dans le sol) et
  • à la mise en place de dispositions techniques permettant d’évacuer durablement la puissance résiduelle (la puissance du cœur lorsque celui-ci vient d’être arrêté : si cette puissance résiduelle n’est pas évacuée (par une source froide (l’eau du circuit primaire) le réacteur peut chauffer jusqu’à la fusion : d’autres barrières seraient alors sollicitées, dont le radier et l’enceinte de confinement en béton qui assurerait le confinement des matières radioactives).

Ayant fixé ces prescriptions, l’ASN n’a pas d’objection à la poursuite du fonctionnement du réacteur 2 de la centrale de Fessenheim au-delà de son troisième réexamen décennal.

L’ASN n’a pas reçu à ce jour de dossier de demande d’autorisation de démantèlement (référence certainement à l’engagement du Président Hollande), nécessaire pour que cette opération puisse être conduite dans des conditions sûres.

Enfin, l’ASN a été impliquée dans deux contentieux relatifs à la centrale nucléaire de Fessenheim devant le Conseil d’État, dont les suites sont sur le site internet du Conseil d’État.

L’effet de serre ?

La production d’électricité nucléaire de puissance est la seule à ne pas émettre d’effet de serre. Par quoi pourrait-on bien remplacer le parc nucléaire ? Des panneaux solaires sur 50 % du territoire ? Des éoliennes sur tous les rivages ? La question est ouverte et le petit-père COMBES est heureux de lancer un appel à projet.

Un non-dit politique ?

Mitterrand nous avait fait le coup : pour faire entrer VOYNET au gouvernement, il avait proposé, pour des raisons donc strictement politiques, la fermeture de CREYS-MALVILLE qui a couté une fortune à la France. A l’Époque, aucune raison technique n’imposait une telle fermeture. La fermeture fut idéologique.

Hollande recommence : il veut faire entrer des écologistes au gouvernement. Il faut donc les appâter. Ces derniers maîtrisent l’art du bouc émissaire : ils choisissent une cible (en l’occurrence FESSENHEIM) et démontre par A + B que cette centrale est particulièrement inquiétante. La mauvaises foi est ici convoquée, mais peu importe, ils bénéficient (sur ce sujet au moins) d’un a priori favorable dans l’opinion publique. Et le tour est joué. Les médias font du sensationnel et l’opinion finit par être convaincue que l’Alsace se chauffe avec une bombe atomique.

La centrale de FESSENHEIM n’est ni meilleure ni plus mauvaise que ses sœurs jumelles. Elle a juste eu le malheur d’être tirée au sort par les idéologues écologistes.

 

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Nucléaire

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