252L’article du Parisien du 6 novembre est sans appel : Réchauffement climatique : nouveaux records des gaz à effet de serre en 2014. Et pourtant… Malgré l’imminence du désastre, rien ne bouge. Nous sommes au bord du gouffre et nous faisons tout pour avancer vers plus de grosses voitures de m’as-t-vu, plus de confort inutile, plus de tourisme à l’autre bout de la terre, de smartphones dévoreurs de métaux rares, de clouds gourmants en énergie…

On s’inquiète pour nos enfants et nous sommes incapables de remettre en cause notre way of life, notre petit confort personnel. Plutôt la dernière berline de chez Audi que la lutte contre l’effet de serre… Priver l’homme de sa voiture est pire que de lui couper un bras. Lui enlever sa clim, c’est de la pure insolence.

L’homme est comme ça. Il soigne avant tout son « cher moi » comme pour paraphraser FREUD. Son intérêt passe avant tout, pour cette fois-ci paraphraser HELVETIUS. Et après moi le déluge !

Voilà pourquoi malgré l’imminence du désastre, jamais le monde n’arrivera à un accord suffisant. Les intérêts des pays (qui sont au monde ce que l’homme est à la société) passera avant tout. Et l’intérêt d’un pays se calcule en taux de croissance, en dividendes, en taux de chômage, en taux d’insécurité, jamais en molécules de CO2. Jamais une élection ne se gagnera sur une réduction d’émission de gaz à effet de serre. Un parti installé dans le paysage politique ne mettra du vert de dans son programme électoral qu’à la marge, pour rallier les 2 à 3% d’écolos nécessaires. On n’a jamais vu, jamais on ne verra un débat politique portant sur les émissions de méthane, l’effet des nuages. Le premier candidat qui promettra de stabiliser la croissance autour de zéro pour protéger les générations futures ira tout droit aux oubliettes de la République.

Aussi, lorsque Poutine, Hollande ou les autres vont « négocier » sur la scène internationale, il chercheront à protéger les intérêts immédiats de la Nation garantissant leur réélection.

Pas de pessimisme là-dedans. Du réalisme. De la nature humaine tout simplement. Tant qu’une goute de pétrole sera exploitable, elle sera exploitée. Il est parfaitement illusoire de croire que nous laisserons le précieux hydrocarbures enfermé dans sa croûte terrestre pour limiter à 2°c le réchauffement climatique. Il n’y à qu’à voir comment chaque découverte d’un nouveau champ pétrolifère est vécu comme une bonne nouvelle !

La contradiction se voit tous les jours dans la bouche de chaque gouvernant : ils ne jurent que par le taux de croissance qui, on le sait, est directement corrélé aux émissions de gaz à effet de serre qu’ils veulent, dans le m^me temps, réduire. Ce n’est pas possible. Ce sera l’un ou l’autre. Parions que ce sera le premier, toujours et encore.

Et si vous en doutez encore, Le Monde vous ramène les pieds sur terre

 » ENVIRONNEMENT – Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Dhahran, Bandar Abbas… D’ici 2100, la plupart des villes des pays du Golfe persique pourraient devenir inhabitables sous le double effet du réchauffement de la planète conjugué à l’humidité très dense qui sévit dans la région. Dévoilé il y a quinze jours par la très sérieuse revue spécialisée Nature Climate Change, à deux mois de la COP21, ce scénario apocalyptique élaboré par deux chercheurs américains n’a pas semblé émouvoir outre mesure les pays concernés qui viendront en décembre à Paris en traînant des pieds.

Les simulations climatiques régionales avancées par Jeremy Pal, professeur à la Loyola Marymount University à Los Angeles, et Elfatih Eltahir, du Massachusetts Institute of Technology de Cambridge (USA), sont pourtant alarmantes: elles démontreraient que « des pics de température humide dans la région du Golfe vont probablement frôler et dépasser un seuil critique », c’est à dire mortel, avant la fin du siècle si rien n’est fait pour inverser la trajectoire des émissions des gaz à effet de serre (GES).

Difficile de nier le climat étouffant qui sévit déjà dans la région. En juillet dernier, l’Iran a failli battre le record détenu par l’Arabie saoudite de température ressentie en enregistrant un pic de 74°C. D’ici quelques décennies, des millions de musulmans pourraient devoir renoncer à leur pèlerinage à La Mecque en raison des températures humides suffocantes.

L’Arabie saoudite « cancre » officiel des négociations

De quoi inciter l’Arabie saoudite, le Qatar ou le Koweït à jouer un rôle décisif lors de la conférence climat en décembre prochain à Paris? Même pas.

Malgré le sérieux et l’imminence de la menace, la plupart des Etats du Moyen-Orient tout comme certains membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Venezuela, Nigeria), dont l’essentiel du PIB repose sur les énergies carbonées, peinent à s’impliquer franchement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Signe qui ne trompe pas, rares sont les pays pétroliers à avoir remis la liste de leurs engagements (INDC) pour réduire leurs émissions de GES. Le Koweït, le Qatar, l’Iran, l’Irak et surtout l’Arabie saoudite manquent toujours à l’appel. Officiellement, ces INDC devaient être remis au 1er octobre afin d’être comptabilisés par l’ONU. Les Émirats Arabes Unis, l’un des pays du Golfe les moins en retard en matière de transition énergétique, ont quant à eux remis leur copie le 22 octobre dernier avec un plan a minima dans lequel le gaz et le pétrole sont mis en avant comme la source d’énergie la plus efficace du monde.

« Cancre officiel » des négociations climatiques aux yeux des experts et des ONG, l’Arabie saoudite est le seul pays membre du G20 à avoir failli à ses obligations en la matière, en dépit des rappels répétés de la communauté internationale. Un « très mauvais signal » pour Célia Gautier, responsable des politiques européennes au Réseau Action Climat (RAC). « C’est une preuve de plus que ces pays n’ont aucun intérêt à soutenir une transition énergétique mondiale », dénonce-t-elle. Le royaume saoudien en particulier, lui qui doit son statut de puissance régionale à sa diplomatie du pétrodollar.

« A l’approche de Paris ses négociateurs se font de plus en plus présents pour obstruer le processus et tenter de s’opposer aux mesures les plus ambitieuses », prévient l’ancien ministre écologiste Pascal Canfin dans Libération. »

Et si vous en doutiez encore, voici le premier volte-face

La prochaine conférence de L’ONU sur le réchauffement climatique, aussi connue sous le nom de « COP21 », aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement chercheront à y obtenir un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter à 2 °C la hausse des températures par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle.

Les États-Unis, qui figurent parmi les principaux pays émetteurs de CO2, ont rappelé que tout accord obtenu ne sera pas juridiquement contraignant et n’obligera donc pas les pays à réduire leurs émissions. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a déclaré, jeudi 12 novembre, au quotidien britannique Financial Times.

Fabius : « Une formulation qui aurait pu être plus heureuse »

A travers le protocole de Kyoto de 1997, les pays signataires s’engageaient à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis, deuxièmes plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, se sont déjà engagés à une réduction de 26 % à 28 % par rapport à 2005 de leurs rejets carbonés d’ici à 2025.

Même si le gaz naturel monte en puissance, le charbon, responsable d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre états-uniennes, reste une composante essentielle du paysage énergétique américain. Les centaines de centrales à charbon réparties sur le territoire fournissent environ 37 % de l’électricité du pays.

Laurent Fabius a immédiatement déploré la formulation des propos de son homologue :

 

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