2015 – Nouvelles tensions entre la Russie et la Turquie. ERDOGAN vient de faire tirer sur un SUKHOI russe. Officiellement pour protéger son espace aérien, plus sûrement pour protéger son trafic douteux de pétrole avec l’État islamique.

russes et turques

L’ambiguïté turc est totale : L’objectif d’ERDOGAN le sunnite est avant tout :

  • d’une part, de déboulonner Bachar Al-Assad le chiite et
  • d’autre part, d’éradiquer les forces kurdes qui menacent l’intégrité de son territoire.

 

L’État islamique, l’ennemi de ses ennemis, en occurrence, arrange bien ses affaires. En représailles, POUTINE vient de décréter un embargo sur les produits turcs. Le 15 décembre, un navire russe a tiré des coups de semonce sur un bateau turc.

La tension est à nouveau palpable. Ces évènements entre les deux meilleurs ennemis ne sont que la suite de toute une série qui a émaillé le XIXème et le XXème siècle.

Retour aux racines du conflit.

Le 24 mai 1453 – La prise de Constantinople

Tout a commencé le 24 mai 1453, lorsque les Ottomans (les Turcs) de Mehmet II (Mohamed en Perse) prennent Constantinople (actuelle Istanbul), alors capitale de l’Empire Byzantin et de l’Église chrétienne orthodoxe. Les survivants vont alors fonder plus à l’Est, sur les terres russes, une nouvelle capitale : Moscou qui devient la troisième Rome. A sa tête, règne un César (ou tsar en Russe). Depuis ce 24 mai 1453, les tensions entre Russes, qui se veulent les gardiens de l’orthodoxie chrétienne et les Ottomans, protecteurs du monde musulman, n’ont jamais cessé.

Les guerres incessantes

Déjà, en 1556, Ivan-le-Terrible avait menacé mes routes commerciales de l’empire ottoman. En 1828, les Russes étaient intervenus pour soutenir les chrétiens orthodoxes qui se soulevaient en Grèce contre ce même empire. En 1856, la Russie avait affronté l’empire Ottoman au cours de la guerre de Crimée. Son objectif était comme toujours de protéger les minorités orthodoxes qui y résidaient alors sous l’emprise ottomane. Son projet échoua avec l’intervention de l’Angleterre et de la France de Napoléon III, inquiètes de la puissance croissante du tsar.

1875 – 1878 – la guerre russo-turque (la dixième du nom !)

L’empire Ottoman pousse ses pions en Europe et notamment dans les Balkans et le Caucase. Après un âge d’or, il faut reconnaître que les Ottomans sont un peu en perte de vitesse face à la montée en puissance des nations européennes. Toutefois, ils dominent encore tout le monde arabe de l’Égypte aux sables d’Arabie. Les nationalismes fleurissent un peu partout en Europe : on se reconnaît une identité à travers la Nation, ensemble homogène où peut s’épanouir une culture et des valeurs communes. En 1876, On assiste alors à un soulèvement des Bulgares qui ne supportent plus le joug du Sultan et notamment l’impôt qui vise les non-musulmans : la répression des Bachi-bouzouks fait 15 000 morts. La faiblesse de l’empire ottoman, incapable de rétablir l’ordre en Bosnie, éclate au grand jour. En 1878, la Bulgarie devient indépendante et le Sultan est renversé. Il est remplacé par le tristement célèbre Abdulaziz qui jouera le premier acte du génocide arménien, chrétiens orthodoxes sous la protection russe. Les peuples slaves (Serbes, Bulgares) constatant que le colosse musulman repose sur des pieds d’argile cherchent à profiter de la situation. C’est pourtant un échec militaire. Les Turcs menacent Belgrade. Les Russes entrent alors en scène et lancent un ultimatum aux Turcs. La guerre est évitée par la conférence de Constantinople au cours de laquelle, les Russes visent l’indépendance des Nations chrétiennes. C’est un échec diplomatique qui va conduire l’empereur russe, Alexandre II, a déclaré la guerre à la Turquie ! Nous sommes en 1877 et les nations slaves chrétiennes orthodoxes, avec l’exception notable de la Grèce, se joignent à l’effort de guerre russe.

En Janvier 1878, les Russes sont aux portes d’Istanbul. Ils obligent les Ottomans à signer le traité de San Stefano, dans lequel est reconnue l’influence russe sur les Balkans et le Caucase, ce qui commence à inquiéter Londres qui voit sa route des Indes, via le détroit de Constantinople, menacée. Le congrès de Berlin de 1878 convoqué par Bismarck a pour objectif de rééquilibrer la situation, en corrigeant les accords de San Stefano.

La première guerre mondiale

Elle fut le théâtre d’affrontements entre les Turcs alliés aux empires centraux (Allemagne et Autriche-Hongrie) et des Russes alliés à la France et à l’Angleterre. La flotte ottomane dut essuyer les tirs russes en mer Noire.

2015 La guerre continue

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Histoire, moyen-orient, Par pays, Russie, Turquie

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