L’essentiel du bouddhisme

Religion ou philosophie ?  Un peu les deux. On trouve dans le bouddhisme des éléments métaphysiques, comme le cycle des renaissances, mais aussi des règles de vie dont l’objectif est le bonheur, la joie, la suppression de la souffrance. On identifie des similarités avec certaines sagesses européennes comme :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’essentiel du bouddhisme

  • l’épicurisme,  pour sa quête de l’ataraxie (l’absence de troubles) ;
  • le stoïcisme, pour son détachement du monde ;
  • et plus proche de nous, la philosophie de Schopenhauer ou de Nietzsche, ce dernier prônant l’Amor Fati, l’acceptation de son destin.

En revanche, le Bouddhisme s’affiche clairement à l’opposé de tous les dogmes chrétiens, en rejetant l’idée d’une âme immortelle, mais aussi le principe d’un créateur. Le deux religions en revanche se rejoignent sur l’existence du libre arbitre, mais à des fins différentes. Alors que le bouddhisme ne fait que le constater, le christianisme s’en sert pour légitimer le jugement final des actions des mortels, seuls responsables de leurs actes.

Un petit résumé du Bouddhisme

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Matthieu RICARD.

Le Bouddhisme est une voie de transformation de l’esprit, pour aller de l’ignorance à la sagesse, de l’égocentrisme à l’altruisme et à la compassion. L’esprit est la source du véritable bonheur et est également la source de l’expérience de la souffrance. Le Bouddhisme propose des méthodes pour libérer l’esprit de l’illusion et des états mentaux nuisibles tels que la haine, l’obsession, la jalousie, et l’orgueil. Les enseignements bouddhistes sont très vastes et comprennent aussi bien des points de vue philosophiques qu’une pratique spirituelle dont le but est de se défaire d’une vision erronée de la réalité et de déraciner les causes mêmes de la souffrance. Matthieu RICARD

Karma, Samsara et Nirvana

Nous sommes sur terre comme dans une prison, enfermés dans un cycle éternel de renaissances : le Samsara. Tant que le cycle n’est pas brisé, il est souffrance, maintes fois répétées ; une douleur d’autant plus intense que nos vies antérieures ont été remplies d’actions mauvaises. Cette loi qui lie nos vies passées et nos vies futures, c’est le Karma.

Seul l’éveil, peut briser le cycle pour atteindre le Nirvana, l’apaisement, l’être sans entrave, un lac reposé, une solide montagne que la tempête ne peut ébranler, la sérénité, du détachement plutôt que l’indifférence.

La réalité du libre arbitre

Aussi, la liberté n’est-elle point une illusion. Le destin en revanche est bien un mensonge. Nous sommes les seuls décideurs de nos actions ; il n’y a pas de censeur, de Dieu qui juge nos actes. Nous pouvons donc choisir de nous extraire du Samsara.

Impermanence

Rien dans ce monde n’est immobile. La rivière, où se baigne le philosophe, n’est jamais la même, comme le soleil vieillissant, la plante qui pousse, l’enfant qui grandit ou la vie qui s’épuise, coule comme du sable entre nos doigts écartés.

«  La vie est aussi éphémère qu’une goutte de rosée à la pointe d’un brin d’herbe. On ne peut arrêter la mort, de même qu’on ne peut empêcher les ombres de s’étirer au soleil couchant. Vous pouvez être extrêmement beau, vous ne séduirez pas la mort. Vous pouvez être très puissant, vous ne l’influencerez pas davantage. Même les richesses les plus fabuleuses ne vous achèteront pas quelques minutes de vie supplémentaires. La mort est aussi certaine pour vous que pour celui qui a le coœeur transpercé d’un poignard. » Matthieu RICARD

Interdépendance

Tout est lié. Chaque élèvement, chaque chose sont la conséquence d’une myriade d’événements antérieurs et donneront naissance aux myriades d’événements futurs. Il est donc illusoire de chercher la cause singulière, unique d’un événement ou le pourquoi d’une chose : elles sont nécessairement plurielles. L’idée d’un créateur unique est donc erronée.

Illusion du « moi » : la vacuité

Ce n’est pas parce que je pense que je suis. Notre intime conviction d’être une entité autonome, un « moi » est une illusion. Nous n’existions pas. Comme tout dans ce monde, nous ne sommes que la manifestation d’une subtile combinaison de phénomènes.

Le détachement comme règle de vie

Puisque tout change, tout meurt, il faut se prémunir de notre attachement aux choses et aux êtres, car leur inévitable disparition nous fera souffrir. Le désir, lui-même, doit être éteint. Car il nous entraîne dans un cycle éternel d’attentes douloureuses, de brèves satisfactions, immédiatement remplacées par de nouvelles attentes douloureuses.

L’ignorance comme source de la souffrance

L’homme ignorant du cycle du Samsara peut agir au détriment de son Karma. Trompé par l’illusion de son « moi », il cultive son ego, son orgueil, s’attache à ce qui a vocation à disparaître, aux êtres comme aux choses, entretient un désir mortifère, toujours douloureux car jamais assouvi, et finalement s’enferme dans un cycle de souffrance.

« Lorsque la véritable compréhension de l’impermanence aura commencé à poindre dans votre esprit, vous ne vous laisserez plus emporter par la discrimination entre ami et ennemi, vous serez à même de déchirer l’épais enchevêtrement des activités distrayantes et futiles, vous serez capable de puissants efforts, tout ce que vous ferez prendra la direction du Dharma, et vos qualités s’épanouiront comme jamais auparavant. »

Khyentsé Rinpotché

Publicités

Joindre la conversation 4 commentaires

  1. […] qui puise sa source aux confins de la Grèce antique, du côté de l’hindouisme, du bouddhisme, du manichéisme, du […]

    J'aime

    Réponse
  2. […] culture that draws its source to the confines of ancient Greece, the side of Hinduism, Buddhism , Manichaeism, the stoicism […]

    J'aime

    Réponse
  3. […] Elles ne rejettent pas les dieux mais elles n’en font pas le centre de leur discours. Ainsi, le Bouddhisme affirme que la souffrance est le produit du désir qu’il invite à éteindre. Les religions de la […]

    J'aime

    Réponse
  4. […] des grands cultes, notamment des trois grands monothéismes, mais également du Zoroastrisme, du Bouddhisme, du taoïsme, et surtout de la philosophie grecque, premier coup de pied dans la fourmilière toute […]

    J'aime

    Réponse

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

CATÉGORIE

Bouddhisme, Les modernes, Religions

Mots-clefs