Talloire – le 29 mai 2016 – salon du livre

Il y avait un endroit où il faisait beau en France ce Weekend : Talloire, petite bourgade haut-savoyarde. Quelques écrivains s’y étaient donné rendez-vous, sur les piles de bois plantées dans les eaux miroirs du Lac d’Annecy.

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Sous un vert chapiteau dressé sur la pelouse, un vieil homme à la démarche mal assurée, accueilli chaleureusement par les applaudissements nourris d’une foule hétéroclite, rejoignait la table dressée pour l’occasion : le sourire malicieux  (qui ne le quitte jamais) trahissait son plaisir. Ce vieil homme, c’était Guy BEDOS, le saltimbanque pourfendeur de l’ordre établi, redresseur de tort, l’homme de gauche depuis longtemps déçu par la gauche, toujours alerte, toujours contestataire, sarcastique, et plein d’humour. Si le geste fut sobre, le verbe fut haut.

Il présentait son nouveau livre : JE ME SOUVIENDRAI DE TOUT, une sorte de journal intime (qui ne l’est plus du coup), dans lequel il trace ses impressions sur le temps qui passe (2002 à aujourd’hui). Il dénonce beaucoup, l’hypocrisie (d’un François Hollande président), le racisme (d’une Marine LE PEN), la connerie (du Pape ou des Djihadistes)  et parle de ses amis :

    • Michel ONFRAY, le philosophe avec lequel il semble avoir une véritable communion de pensée, surtout lorsque ce dernier instruit le procès de FREUD ou fait l’éloge de Nietzsche ;
    • DESPROGES qui ne le quitte jamais , minute de Cyclopède oblige ;
    • François SAGAN ;

BREL à qui il a piqué la petite amie et pour laquelle notre Belge favori a écrit « Ne me quitte pas » (faut-il donc verser une part des droits d’auteur à BEDOS) ;et tous les autres, BRIALY, BELMONDO, BARBA.

Il parle aussi beaucoup de la mort, personnage omniprésent dans son livre, celle des amis disparus, mais aussi de la sienne : le suicide, voilà la fin qu’il a choisie : on ne peut échapper à la mort mais au moins on peut la décider.  Il l’attendra en Corse, face à la citadelle de Calvi, les yeux perdus dans les eaux écarlates de la Méditerranée, ses chats allongés sur les genoux.

A une question de la foule : Pour quelle raison Enrico MACCIAS n’est-il jamais retourné en Algérie ? Guy BEDOS répond  » car il fut le porte-parole de l’OAS et que les Algériens s’en souviennent ! OAS : trois lettres ancêtres de notre Front National « 

Et FINKIELKRAUT ? Un con ! Il fut bien moins bien accueilli que moi à Nuit-debout !

Et SARKOZY ? Pathétique.

Et WALLS ? Jamais vu un type gauche autant d’extrême droite !

Et Nicolas ? Je n’ai pas aismé e qu’il a dit se sa soeur.

Bref, du pur BEDOS. On a beaucoup aimé.

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