http://www.cheminotcgt.fr/

 » C’est le patronat, et surtout la direction de la SNCF, qui refusent de négocier sur la base de propositions construites par la CGT et validées par les autres syndicats. Ce sont nos dirigeants qui contournent la loi au quotidien, qui poussent au crime nombre d’encadrants et qui ne respectent pas plus les textes réglementaires que la vie et la santé des cheminots. Mais les coupables désignés sont ceux qui n’acceptent pas de voir régresser leurs droits, qui défendent leurs « conquis » sociaux dans l’intérêt de la qualité et de la sécurité du service public ferroviaire fret et voyageurs. »

J’ai lu pour vous le tract de la CGT cheminots

On sent la CGT cheminots sur la défensive. il s’agit de se justifier car le mouvement, à l’approche de l’Euro, devient impopulaire.

Le fautif est à trouver ailleurs : le patronat (en occurrence l’Etat) et la direction de la SNCF (Guillaume Pépi (mais en fait encore l’Etat)).

Ils refusent de discuter. En fait, des discussions nombreuses ont eu lieu. il faut lire : « ils refusent d’accepter toutes les demandes de la CGT cheminots ». La discussion, selon la définition de  la CGT Cheminot, est synonyme de monologue.

L’État contourne la loi. Ah bon ? Ils n,e respectent pas la vie des cheminots ? Ni leurs droits ?

Ils défendent leurs « conquis »… De quoi parle t-on ? D’avantages que les autres Français n’ont pas et payent avec leur billet de train ? par exemple des voyages gratis ?

La grève par procuration

…dans l’intérêt de la qualité et de la sécurité du service public ferroviaire fret et voyageurs. » Alors là ! Que les cheminots défendent leurs droits, c’est leur affaire.  Justifier la grève au nom du bien commun, c’est tout simplement risible. Pourquoi la CGT Cheminot n’est elle pas tout simplement sincère ? Parce qu’il est plus vendable de faire appel à des valeurs consensuelles (qualité sécurité) pour faire passer la pilule de la grève plutôt que la défense d’intérêts particuliers.  La CGT Cheminots défend les intérêts des cheminots, un point c’est tout. Arrêtons le mythe de la grève par procuration. Je n’ai rien demandé et ne demande toujours rien à la CGT cheminots. Je refuse qu’elle parle pour moi.

La concurrence

Tout monopole est porteur de travers. Il tue l’innovation, la volonté réelle de service. La concurrence arrive. Nul doute que la SNCF va souffrir. En cherchant à préserver le couteux statut des cheminots, la CGT ne va-t-elle pas cirer la fragile branche sur laquelle elle est assise ? La logique mortifère consiste à surprotéger salarié au détriment  de ceux qui cherchent un emploi et quitte à tuer l’entreprise.

La CGT trop puissante ?

Aucune profession, aucun secteur d’activité n’a un tel pouvoir de nuisance. Le terme pouvoir est employé ici à dessein. Parmi les salariés, certains sont plus égaux que d’autres. Les avantages « conquis » par les cheminots ne peuvent être conquis par d’autres professions, ce qui rend les Français inégaux devant la loi. Avec 5 % de grévistes est-on légitime ? à la SNCF, le pouvoir de nuisance est inversement proportionnel au taux de syndiqués.

 L’avis de Pierre RIGOULOT

Pierre Rigoulot : À l’évidence, la CGT se positionne toujours comme un syndicat qui inscrit son action dans une société divisée en classes, une société qui trouvera son salut in fine dans le triomphe de la classe ouvrière et l’abolition du capitalisme. Naturellement, la majorité des militants CGT ne formulent pas cela de manière aussi précise. Ils veulent la « justice sociale », c’est-à-dire un monde du travail dessiné par et pour les travailleurs. Mais beaucoup adhèrent à la CGT parce qu’ils jugent qu’elle est l’organisation la plus ferme, la plus combative, la moins encline à des concessions au monde patronal. Que cela reprenne au fond la pensée de Marx, je crois qu’ils s’en moquent. Leurs dirigeants en revanche, proches des organisations politiques de la gauche radicale, voient, au contraire une certaine cohérence et une preuve de solidité théorique dans ces conceptions marxistes. Le résultat est que même si l’on n’est plus au temps du syndicat conçu comme courroie de transmission du parti, il y a une proximité idéologique indéniable de la CGT, et surtout de sa direction, avec les diverses facettes de l’idéologie marxisante de la gauche radicale.
En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/06/07/255462-ideologie-de-la-cgt-marxisme#SoF8jW4xxQdsfU4W.99

 

Le poids de l’extrême gauche pèse-t-il encore au sein du modèle social français ou assistons-nous au « chant du cygne » d’une certaine manière d’envisager l’action syndicale ?

L’extrême gauche pèse encore, tant sur le plan syndical que politique : elle est capable de bloquer des ports et des raffineries ou de perturber les transports. Mais on est en droit de se demander si Valls et Hollande ne sont pas en train de l’emporter : le verbe était haut et l’on a parlé de grève illimitée et de convergence des luttes. Dans les faits, malgré des gênes évidentes, et sans doute avec de nouvelles négociations à venir sur des points de détail — et beaucoup de respect affiché pour l’ensemble des partenaires sociaux (on sait qu’il ne faut pas humilier les vaincus) — le gouvernement semble en mesure de faire reculer le mouvement actuel et la gauche libérale montre ainsi le bout de son nez face aux fiers-à-bras et aux radicaux. Nous aurons encore des actions syndicales dures à l‘avenir. Mais l’échec de la gauche radicale, qu’on peut raisonnablement envisager en ce mois de juin 2016, permet de penser qu’une étape importante a été franchie par les partisans de rapports plus apaisés au sein des entreprises entre les salariés et la direction.

Et si la CFDT l’emporte aux prochaines élections professionnelles, on pourra alors parler d’une véritable mutation !
En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/06/07/255462-ideologie-de-la-cgt-marxisme#SoF8jW4xxQdsfU4W.99

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actualité, Histoire du syndicalisme en France

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