Chômage structurel très important en France

D’après le FMI, 9 points de chômage (sur nos 11) sont structurels (ils ne dépendent pas de l’activité économique). Les leviers sont donc en grande partie dans nos mains. Et on sait ce qu’il faut faire. L’Autriche, Le Canada, l’Allemagne, le Danemark, l’Angleterre (entre  autres) ne vont pas si mal et nous proposent des modèles qui marchent :

  • nouveau CDI plus souple ;
  • modification l’indemnisation du chômage (dégressive après un an, quitte à la rendre plus généreuse) ;
  • renforcement de l’apprentissage ;
  • allègement de charges sur les bas salaires ;
  • service public de l’emploi plus efficace (en le privatisant en partie).

Pourquoi ne le fait-on pas ?

Si vous interrogez les Français : êtes-vous prêts à mettre en œuvre tous ces points pour faire baisser le chômage ? Les Français répondront majoritairement NON ! C’est en cela qu’il n’y a pas de demande objective pour faire baisser le chômage en France. L’opinion publique n’est pas prête pour de telles réformes et se satisfait d’un chômage de masse.

Il y a en France une préférence objective pour le chômage (de la société en général). Il n’y a pas de demande réelle pour que cela change. Nicolas BOUZOU

Pour être plus précis :

  • les chômeurs sont demandeurs de changements ;
  • les non-chômeurs, certainement pas.

Lorsque les Français entendent « réformes », ils entendent sacrifices. Or les pays dans lesquels elles ont été faites, les gens sont ravis ! La pauvreté aux RU a fortement diminué ; les Britanniques considèrent que leur marché du travail fonctionne et ne voudrait aucunement échangé leur situation avec la nôtre ! Les économistes français n’ont pas su convaincre.

La France souffre de refoulement. On nie les problèmes. On adopte des postures morales. On discrédite les idées de Macron parce que c’est Macron et qu’il  vient d’un milieu d’affaires. On s’intéresse plus à la forme qu’au fond.

La droite fera-t-elle mieux ?

On connaitra un scénario à la Britannique, fin des années 90. Une prise de conscience aura lieu et elle sera douloureuse. Alain JUPPE ne propose pas de mesures populaires. S’il est élu, ce que je souhaite, on aura des grèves à la puissance dix ! Pourquoi MARTINEZ changerait-il d’attitudes sous prétexte d’une information préalable ?

Il ne faut pas que WALLS cède : si l’exécutif recule, on perdra 10 ans. Aucune réforme ne sera plus possible. Les jeunes en particulier se trompe de combat. Enterrer la loi serait leur fermer un peu plus la porte au monde du travail.

Air-France ?

Le petit mieux d’Air France est lié à la baisse du carburant. Si elle ne change pas, elle va disparaître car elle est gérée comme un corps d’État.

La SNCF ?

L’État reprend la dette : donc sa solvabilité est liée à la solvabilité de l’État. Les avantages acquis seront donc pris en charge par le contribuable. Son, monopole de fait la protège.

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