Ou plutôt, tout le monde déteste les casseurs

Un peu de calme et de réflexion paraissent bien utiles dans ces temps troublés.

La Police est systématiquement considérée de manière négative, comme un outil de répression, limitant le champ de nos libertés individuelles. Qui n’a pas pesté contre ce flic qui se croit tout permis, même de me juger, voire de me verbaliser ? neckerEt pourtant, derrière ces lunettes noires, cette assurance agressive montée sur chevaux mécaniques, se cache le garant de nos libertés.

La Police garante des libertés

Il convient, pour s’en persuader de relire l’article 12 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1789 :

Art. 12. La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

Cela parait surprenant en première lecture : l’histoire n’a-t-elle pas montré au contraire que le caractère totalitaire d’un régime se mesure au pouvoir de sa police ? Pour y voir plus clair, il faut replonger dans l’œuvre de ROUSSEAU l’un des pères des Lumières et grand inspirateur des principes révolutionnaires de 1789 et notamment de Robespierre et Desmoulins.

Le Contrat social

Rousseau constate que, dans un état naturel (avant l’avènement de l’État), la loi du plus fort régit les rapports entre les hommes. Le plus fort mange le plus faible. Il peut à son tour être mangé par une association de faibles ou de plus malins. Et ainsi de suite. C’est un état de guerre perpétuel ou personne n’est en sécurité. Le Contrat Social permet au contraire de recouvrer cette sécurité. Il vise à définir des Lois qui régissent le rapport entre les hommes pour remplacer cette mortifère « Loi du plus fort ».

Chacun restant toutefois attaché à son intérêt particulier, comme l’ont montré les utilitaristes anglais du XVIIIème comme Bentham ou Smith, ou même Helvétius en France, l’homme doit être intéressé à respecter cette Loi nouvelle qui semble entraver son droit de jouir autant qu’il le souhaite, d’où l’invention de la contravention.  La liberté étant alors, selon l’expression de Rousseau, le respect de la Loi que l’on s’est prescrite.

Le contrat social est donc un échange de bons procédés. Il  consiste, en échange de cette sécurité retrouvée,  à :

  • renoncer à son pouvoir de violence individuel ;
  • et à confier ce pouvoir à une autorité choisie qui l’exerce selon des principes encadrés par la Loi et exclusivement dans l’intérêt général.

La police est donc  le  garant des libertés individuelles. Elle oblige chacun à respecter le contrat social.

La loi comme expression de l’intérêt général

La loi est l’expression de l’intérêt général, comme le rappelle l’article 6 de cette même déclaration

Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté générale.s. Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

Aussi tout corporatisme ne peut entrer dans le champ de la Loi. Elle ne peut être définie que par la représentation nationale.

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