L’une des plus spectaculaires réalisations de Mussolini fut sans doute les accords de Latran en 1929 engageant l’État italien et le Vatican, que le Duce qualifia lui-même de « triomphe mémorable! ».

Afficher l'image d'origine

Les accords le LATRAN  – 1929

La création d’un état italien entre 1859 et 1870 avait en effet provoqué une crise majeure dans les états papales.


Sur le même sujet


Les accords de LATRAN

Le Roi. Victor-Emmanuel III conserva le pouvoir de révoquer son chef de gouvernement (Mussolini).

 L’Eglise catholique et Mussolini

Jusqu’à 1870, le pape avait deux rôles. Il était :

  •  le guide spirituel pour tous les catholiques du monde ;
  • le chef de l’Etat italien, appelé alors les Etats du Pape.

Pie IX (1846-1878) refusa de reconnaître l’Etat italien et demanda aux catholiques de boycotter la politique italienne. Cependant une amélioration notable des relations intervint en 1919, lorsque Benoit XV (1914-1922) autorisa la création d’un parti politique : le parti politique catholique ou PPI.

Cardinal Gaspari et Mussolini le 7 juin 1929

Les négociations entre Mussolini et le Vatican commencèrent dès 1926. Francesco Pacelli, dont le frère devint le Pape Pie XIII en 1939, représenta le Vatican, Domino Barone représenta le gouvernement. Le 11 février deux accords étaient sut la table des négociations :

  1. Le premier (le traité de Latran), engageait l’État italien et le Pape. Il autorisait la création d’un petit État pour le pape dans l’enceinte de Rome, connu aujourd’hui sous le nom de l’État du Vatican. En retour, le Pape reconnaissait le royaume d’Italie et Victor Emmanuel III comme Roi. Ce traité rétablit l’indépendance du Pape. Le Pape recevait 750 millions de Lire en cash et un milliard de lire en bons du trésors pour les propriété cédées à l’État italien.
  2. Le second accord, cette fois-ci entre l’État italien et le l’Église catholique, connu sous le nom de Concordat, déterminait le rôle de l’Église au sein de l’État fasciste. Le Concordat régulait notamment l’éducation et le mariage : le gouvernement étendait le contrôle de l’église catholique sur les programmes scolaires dans l’enseignement primaire et secondaire et les livres devaient être approuvés par l’Église. Mussolini confirma également l’indépendance de jeunesses catholiques.

Ce double accord était important pour Mussolini pour deux raisons :

  • il augmentait la popularité du régime auprès des catholiques ;
  • il fut un facteur de succès du référendum de mars 1929 (élections générales) ;
  • il permit d’asseoir la stature internationale de l’homme d’État qu’était devenu le Duce.

Quelques nuages au-dessus de Latran

Cela ne signifiait pas pour autant que les relations furent cordiales après 1929. En fait, un grain de sable grippa la belle mécanique voulue par Mussolini en 1931, lorsque le Duce tenta de revenir sur l’indépendance des jeunesses catholiques.  Le 9 juillet 1931, le gouvernement déclara la fusion des sections catholiques et fascistes (Les Ballila). Le Pape publia alors une encyclique (Non Abbiamo bisogno : nous n’avons pas besoin) dénonçant cette tentative. Le Père Tacchi-Venturi agit alors comme intermédiaire pour menacer  Mussolini d’excommunication. Le 2 septembre, Le Duce recula en annonçant que les jeunesses catholiques restaient indépendantes, mais ne pouvaient cependant pas participer à des évènements sportifs, limitant leur champ d’action aux matières religieuses.

Un second grain de sable fit grincer les rouages en 1938 lorsque le gouvernement tenta d’introduire les premières lois anti-sémites, Mussolini cherchant alors à obliger Hitler. Le 3 août 1938, le ministère de l’éducation interdit l’accès aux écoles  aux Juifs étrangers. Le 1er septembre Mussolini signa un décret interdisant aux Juifs de s’établir en Italie ou en Abyssinie ou d’accéder aux postes d’enseignants. Le 6 octobre, le Grand Conseil Fasciste interdit le mariage entre Italiens et Juifs. Le Pape, qui était un ferme opposant au régime Nazi, condamna ce virage anti-sémite pris par Mussolini.

Une éclaircie si sombre

Afficher l'image d'origine

Pie XII

Mais l’orage passé, en mars 1939, une éclaircie notable réchauffa les relations  lorsque Pie XI mourut et fut remplacé par Pie XII (1939-1958).

Ce Pape resté, dans l’Histoire, signa en particulier un autre Concordat, cette fois ci avec Hitler ! L’église catholique entrait dans une période de neutralité active avec le nazisme et son cousin fasciste.

Publicités

Joindre la conversation 2 commentaires

  1. […] ← Bref résumé de la Révolution Française L’Eglise catholique et Mussolini – les accords de LATRAN → […]

    J'aime

    Réponse
  2. […] Mussolini et l’église catholique : les accords de LATRAN […]

    J'aime

    Réponse

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

CATÉGORIE

Fascisme, Nazisme

Mots-clefs