La mort du Duce a moins passionné les foules et les historiens que celle du Führer. Pourtant, Pierre MILZA nous livre un récit passionnant où flotte l’ombre d’un personnage inattendu : Winston CHURCHILL.Image


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En septembre 1945, c’est-à-dire quelques mois après le lynchage par la foule du Duce à Milan, un certain colonel WARDEN passe des vacances près du lac de Côme. Ce colonel est en fait le premier ministre britannique Winston CHURCHILL. Certes, il a besoin d’un repos bien mérité après avoir tenu tête à Hitler quasiment seul.

J’ai lu pour vous les derniers jours de Mussolini de La mort de Mussolini Pierre MILZA

Winston CHURCHILL venait de gagner la guerre mai aussi de perdre les élections qui suivirent.

Pendant longtemps, ignorant ce détail, les historiens concentrèrent leur recherche dans une autre direction : où était passé l’or du Duce ? Ce cernier avait en effet emporté les réserves de l’Etat italien lors de sa longue fuite qui le ramena au lac de Côme où il fut arrêté par le commandant Pedro de la résistance italienne, déguisé en sous-officier allemand,  et dépossédé de son trésor. Mais la trace du butin dit de « Dongo » fut en suite perdue… Voilà un sujet bien plus croustillant pour des chercheurs en mal de publicité. Et les allers-retours d’agents britanniques dans le secteur tombèrent dans un oubli profond.

Ce fut un certain Valerio qui se chargea de la basse besogne, assenant au Duce le coup mortel. Mais aucune preuve ne subsiste pour confirmer cette hypothèse.

Pierre MILZA évoque la présence d’un agent britannique, un certain John, qui serait en fait le véritable auteur du coup mortel et, plus surprenant, sur ordre direct de CHURCHILL ! Mais pour quelle raison le premier britannique aurait-il voulu supprimer le dictateur déchu ?

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Mort de Mussolini

Il faut alors remonter le temps, bien avant la guerre. Churchill et le Duce avaient alors entretenu une correspondance nourrie, démontrant l’admiration de l’Anglais pour l’Italien ! Un problème sérieux lorsque l’on cherche à gagner des élections ! John avait-il reçu comme instruction de récupérer les courriers compromettants ? Devant l’échec de cette tentative, Churchill, déguisé en colonel WARDEN, avait-il choisi ensuite de se charger lui-même de la besogne ?

Même si le livre manque de preuves indiscutables il mérite d’ouvrir cette piste intéressante et est donc conseillé à tous les amoureux de la grande histoire.

La version officielle de la mort de Mussolini et Clara Petacci

Le Duce refusa de se réfugier en Espagne, contrairement à ce que lui conseillait Clara Petacci. Il espérait alors négocier la clémence des résistants italiens contre une transition pacifique du pouvoir. Le 25 avril 1945, constatant le peu d’espoir, et redoutant l’avance américaine, il décide de se réfugier en Suisse.

Clara lia son sort au Duce en le rejoignant à Milan. Escortés par des SS, leur véhicule prit la route de la Suisse. Le convoi fut arrêté à la frontière par des partisans. Les SS firent alors descendre Mussolini et sa maîtresse.

Les partisans refusèrent de remettre les prisonniers aux Alliés redoutant une trop grande clémence. Le 26 avril, ils sont ramenés près de Milan et sont hébergés à Giulino di Mezzegra par des paysans.

Le 28 avril, le colonel Valerio se fit conduire auprès de Mussolini et de Clara et les invita à le suivre. Il s’arrêtèrent devant une villa. Valerio fit stopper la troupe expliqua d’un ton martial : Benito Mussolini, par ordre du Haut Commandement, j’ai mission de rendre justice au peuple italien. Puis, il saisit une mitraillette. Clara tenta alors de faire barrage de son corps en se positionnant devant un Mussolini hagard. Valerio la saisit de sa main libre et tira sur le Duce qui s’écroula sur le sol, accompagné dans s chute par une maitresse ravagée par la douleur.

Le 29 avril, Valerio et ses hommes ramenèrent les cadavres à Milan, place Lioreto où ils rejoignirent ceux d’autres dignitaires fascistes exécutés. Le défilé des curieux fut dans un premier temps pesant d’incrédulité avant de déborder d’hystérie. Les corps furent hissés à une poutrelle métallique par les pieds.

Cadavres de Mussolini (deuxième à gauche) et Clara PETACCI (au centre)

Ce fut alors un déchainement de haine sur les cadavres mutilés par la foule.

 …Ah ! si j’avais eu un enfant de toi, un enfant ! but unique de la vie ! je serais sauvée. Ton amour vivrait pour moi dans la chair de ton fils. Par lui –pour lui-, j’aurais la force de vivre, d’espérer, de lutter. Et peut être n’aurais tu pas le cœur de m’abandonner ? mais je suis seule, la nuit vient. Son ombre m’épouvante. Oh, Ben, sur quel écueil va s’écraser ma vie…

Clara Petacci

 

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Fascisme, Mussolini

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