Avec les événements en Syrie et en Irak, il est apparu important de remonter à la source du conflit entre les deux courants principaux de l’Islam : le Chiisme et le Sunnisme. Cette source, qui coule depuis plus d’un millénaire, ne semble pas prête de se tarir. Elle a donné naissance à de multiples courants, souvent contraires, qui ont dessiné le Moyen-Orient d’aujourd’hui.


Du même auteurLe crépuscule des idéaux

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Le présent article se propose d’esquisser les contours de ce paysage tumultueux. Nous verrons notamment que le conflit éternel entre Chiites et Sunnites n’est ni plus ni moins qu’une guerre de succession entre deux courants qui revendiquent la légitimité de l’héritage du prophète. Cet article vous donnera l’éclairage nécessaire pour comprendre la guerre menée en Syrie contre DAECH. Il permettra aussi de comprdnre la répartition géographique que l’on constate aujourd’hui entre les deux communautés :

carte islam

Carte de répartition entre chiites et sunnites

Quelle est la différence entre Chiites et Sunnites ?

Le schisme : 657

Le Prophète de l’islam, Mohamed (ou Muhamad), n’a pas eu de fils. A sa mort (632), il avait achevé l’union des tribus arabes, mais il avait aussi laissé vacant le poste de Calife (étymologiquement « celui qui vient après » (le prophète)). La tradition arabe voulait que le choix se portât sur « l’un de ses proches », sans plus de précisions…

Deux personnalités de l’Islam naissant semblaient alors remplir cette condition :

1. Ali ben Talib, à l’origine de la branche chiite de l’Islam

Il est le fils d’Abou Talib, oncle du Prophète. Ali est donc cousin de Mohamed. Il est également son gendre : il épousa l’une des filles, Fatima, dont il eut deux fils : Hasan et Hussayn. Il est, selon la tradition chiite, le premier fidèle à embrasser l’Islam, après Khadija, première femme du Prophète.

2. Abu Bakr, à l’origine de la branche sunnite

Il fut le père d’Aïcha, la femme (alors âgée de 6 ans) que Mahomet épousa en 622 et qui devint son « épouse préférée ». Premier compagnon du Prophète, il le rejoint à Médine lors de l’Hégire (622). Peu avant sa mort, le Prophète lui confia la conduite de la prière. Il est, selon la tradition sunnite, le premier fidèle à embrasser l’Islam, après Khadija, première femme du Prophète.

arbre de l'islam

Cartographie de l’Islam – branche sunnite  – branche chiite

Quelle est la différence entre Chiites et Sunnites ?

Abou Bakr, le premier Calife pour les Sunnites

Abou Bakr devint le premier Calife (632-634), lors d’une élection organisée par Omar Ibn al-Khattab (proche ami du Prophète). Les compagnons d’Ali (étymologiquement les Chiites) ne reconnurent pas la validité de cette élection. Abou Bakr étendit l’emprise de l’Islam à la péninsule arabique et à la Syrie. Il fut également à l’initiative de la rédaction du Coran.

Deux autres Califes lui succédèrent, prenant, chacun leur tour, le titre de « successeur du Prophète » :

  • Omar ou Umar (634-644), à l’origine du calendrier musulman, et
  • Othman ou Uthman (644-656), dont l’élection fut qualifiée par les Chiites de « coup d’état », dont le seul objectif fut d’empêcher Ali de devenir Calife.

Les Chiites furent persécutés et trouvèrent refuge sur les territoires de l’Est (Perse), qui aujourd’hui encore sont à majorité chiite (Iran, Irak notamment), comme le montre la carte ci-dessous.

Les biens dirigés

Les premières heures de l‘Islam furent donc organisées par ces Califes, selon un modèle tribal, celui d’Abou Bakr. Les quatre premiers Califes de l’Islam furent qualifiés de ar-Rashidun, c’est-à-dire étymologiquement de « bien dirigés » ou encore « d’acceptés par tous les Musulmans ».

siffin.jpg

Bataille de SIFFIN

Ali, le quatrième calife et premier Imam pour les Chiites

Ali fut contraint à la clandestinité, jusqu’au meurtre d’Othman en 656. Ali revint alors sur le devant de la scène. Il prit à son tour le titre de « Calife », le quatrième du nom. Son règne dura 5 ans seulement. Il fut assassiné en 661.

La fracture devint définitive en 657 (sous le califat d’Ali), lors de la bataille de SIFFIN (Irak actuelle). S’affrontèrent :

  • les Chiites, sous les ordres d’Ali (le gendre du prophète alors Calife) et ;
  • les Sunnites, sous l’autorité de Muawiya (ou Mo’Awiya), gouverneur de Damas et cousin de l’ex-calife Othman assassiné. Muawiya disposait en outre de l’appui de sa puissante famille : les Omeyyades.

La bataille de SIFFIN tourna d’abord à l’avantage d’Ali. Mais Muawiya se révéla fin tacticien : il demanda à ses soldats d’accrocher à la pointe de leur lance une page du Coran et d’en appeler à « l’arbitrage de Dieu ». Ali ne put refuser,… Et l’arbitrage (biaisé par Muawiya) ne lui fut pas favorable.

Muawiya prit alors le titre de Calife (non-reconnu par les partisans d’Ali) et poussa son avantage jusqu’en Égypte, initiant les futures conquêtes de l’Islam.

Le temps des guerres

Ali fut assassiné en 661 et avec sa mort tragique se referma la parenthèse des « Bien-Dirigés » et s’ouvrit :

  • du côté sunnite, celle des Omeyyades (dynastie de Muawiya qui sera elle-même renversée par celle des Abbassides) ;
  • du côté chiite, celle des onze Imams (initiée par Ali).

L’assassinat d’Ali ouvrit également l’ère des guerres entre Musulmans qui continuent encore aujourd’hui.

La succession d’Ali

Quelques années plus tard, le deuxième fils d’Ali (Hussein ou Hussayn) reprit le flambeau chiite, espérant rétablir la légitimité de son père. Il prit les armes mais, peu organisé, il fut débordé par les armées de Muawiya. Encerclé, il fut tué par Yasid (fils de Muawiya) en 680 et enterré à KERBALA en Irak.

La commémoration de son « martyre » et de celui de sa famille est un des jours les plus saints du calendrier chiite et Kerbala un lieu non-moins saint. Le fossé entre les deux communautés se creusa un peu plus pour atteindre des profondeurs abyssales, que rien ni personne ne pourrait plus combler. Les Chiites entrèrent dans la clandestinité.

Onze Imams se succédèrent, certains donnant naissance à d’autres branches de l’arbre de l’Islam chiite comme celles :

  • des Yazidites, issue du 6ème Imam Yazid-el-Abidine ;
  • des Fatimides, des Alaouites (implantés en Syrie) et des Druzes (implantés au Liban), issue du 11ème Imam Hassan-al-Askari.

Le douzième Imam chiite

Les Chiites attendent toujours la venue du 12ème Imam (le Mahdi), qui précédera de peu la fin du monde. La profession de foi du Musulman est la suivante : « Dieu est Unique et Mohamed est son Prophète ». Les Sunnites s’arrêtent-là. A cette profession de foi, les Chiites ajoutent  » et Ali est l’Imam d’Allah« . On voit ici le rôle principal de l’Imam chez les Chiites alors que les Sunnites privilégient le contact direct avec Dieu.

carte omeyyades

Carte califat OMEYYADE

En simplifiant à l’extrême, on pourrait assimiler, dans leur profession de foi, :

  • les Sunnites aux Luthériens et aux Calvinistes (Protestants), en raison de leur rejet du Clergé, cet intermédiaire inutile et profiteur entre Dieu et les hommes ;
  • et les Chiites aux Catholiques très attachés à un Clergé structuré, avec à sa tête un Ayatollah.

Les guerres de religion en France avant le couronnement d’Henri IV (et son célèbre édit de Nantes qui inaugura la tolérance religieuse) ressemblent à s’y méprendre aux conflits incessants entre Chiites et Sunnites.

Quelle est la différence entre Chiites et Sunnites ?

L’expansion de l’Islam sunnite

Elle a commencé sous les califats d’Omar et d’Othman (Syrie, Irak, Perse, Jérusalem, Égypte) et se sont poursuivies sous les dynasties Omeyyades et Abbassides. A l’est, ils iront jusqu’au Pakistan, en Afghanistan, en Chine, dans le Caucase. A l’ouest, ils prendront aux Chrétiens l’Afrique du nord ; ils traverseront le détroit de Gibraltar, envahiront l’Espagne et seront arrêtés finalement à Poitiers par Charles MARTEL (732), le grand-père de Charlemagne. Le Califat Omeyyade sunnite de Cordoue perdurera jusqu’au XIème siècle.

L’autorité sunnite sur le Moyen-Orient ne sera contestée ponctuellement que par :

  • les Croisés (suite à l’appel du pape Urbain II au XIème siècle) de Baudoin Ier, Roi de Jérusalem, chassé par Saladin, le chef de guerre kurde particulièrement brillant ;
  • Byzance, héritière de Rome suite à la conversion au christianisme de l’empereur Constantin au IVème siècle ;
  • les Mongols au XIIIème siècle qui iront jusqu’à Jérusalem.

Quelle est la différence entre Chiites et Sunnites ? Des Ottomans à nos jours

1453 – la prise de Constantinople

Au XVème siècle, des Sunnites de la tribu d’Oghouze (les Ottomans) prirent le contrôle de l’Anatolie (actuelle Turquie). Ils étendirent progressivement leur influence sur tout le monde musulman. Sous le commandement de Mehmet II (7ème sultan de l’empire Ottoman), ils s’emparèrent de la Turquie (Anatolie à l’époque) et en particulier de la capitale byzantine : Constantinople (1453).

Parallèlement, en Perse (Iran), une autre dynastie vit le jour : les Safavides qui y imposèrent le Chiisme.

La carte du partage actuel du monde musulman était définitive.

1918 – le partage entre Français et Britanniques

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Nasser à la Une du Time

Pendant la grande-guerre, les Ottomans choisirent (contraints et forcés par le Kaiser Guillaume II) le mauvais camp : celui de l’Allemagne vaincue.

En 1916, les Britanniques instrumentèrent les forces arabes désireuses de se débarrasser du joug ottoman. Ils leur promirent une certaine indépendance, qu’ils n’auront jamais et qui sera le point de départ du nationalisme arabe, qui vivra son apogée sous la présidence du Colonel Nasser (1954) en Égypte.

L’Empire ottoman fut désossé (par le traité de Sèvre en 1920).

Le Maghreb, la Syrie le Liban furent attribués aux Français (accord de Sykes-Picot) ; l’Irak et l’Égypte (entre autres) aux Britanniques.

La guerre entre chiites et sunnites continue

A l’intérieur du sunnisme, différentes sensibilités commencèrent à se distinguer; des sensibilités plus radicales dans leur lecture du Coran. Parmi ces groupes, figurent les frères musulmans d’Égypte (dont le Hamas se revendique) et les Salafistes ou Wahhabites implantés en Arabie saoudite.

1950 – le nationalisme (sunnite) arabe

Le nationalisme arabe, teinté de marxisme-léninisme, vit le jour avec l’arrivée au pouvoir du colonel NASSER en Égypte. Les questions religieuses passèrent au second plan. Ce nationalisme arabe s’incarna notamment :

  • dans le FLN algérien ;
  • dans l’action du Mustapha KEMAL (dit Atatürk, le père des Turcs) qui imposa la laïcité sur la terre musulmane de Turquie dès 1920.

En Palestine, le Fatah de Yasser ARAFAT en fut une autre illustration. L’idée était alors de constituer une grande nation arabe. Mais le conflit israélo-palestinien, les défaites successives des armées arabes contre l’État hébreux mettront un terme à la belle idée et provoqueront un repli violent sur l’identité religieuse.

L’Égypte et les frères musulmans sunnites

Les frères musulmans sont des Sunnites (comme la majorité des Égyptiens). Ils ont vu le jour en 1927. Ils ont vite séduit la jeunesse d’Égypte, les citadins, les classes moyennes. En 1945, ils prennent une couleur nettement plus religieuse, plus violente (notamment en 1949 suite au meurtre de leur guide suprême Hassan Al-Banna).

Égypte aujourd’hui – Sunnites : 90 % – Chrétiens (coptes) : 6%

Avant NASSER, les frères étaient vus par les Américains comme un allié régional contre le communisme. A cette époque, l’oncle Sam avait hissé les Rouges tout en haut de la liste des ennemis à combattre. Toute alliance contre cet ennemi était alors autorisée, y compris avec des dictateurs sanguinaires (notamment en Amérique du sud) ou des groupes religieux, comme les frères (pourtant réfractaires à la société occidentale) ou les Talibans en Afghanistan.

Après la nationalisation du canal de Suez par NASSER, les frères entrèrent en conflit avec le gouvernement égyptien. En 1954, un attentat contre le Rais (NASSER) leur fut attribué. NASSER mit les chefs en prison ! Ils attendirent son successeur (Anouar el-Sadate) pour retrouver la liberté (1970).

En 1984, ils sont finalement autorisés par Hosni Moubarak et se lancent dans la politique jusqu’au succès de Mohamed MORSI. Avec le retour des militaires du général Al SISSI, leur sont promis, sur le terrain de jeu égyptien, les cases « prison » ou « clandestinité ».

Les Chiites très minoritaires sont en Égypte victimes de persécutions. Les Salafistes (mouvement sunnites qui plaide au retour primaire à l’Islam des origines et représenté en Égypte par le biais du parti Al-Nour) avaient demandé à MORSI de « purifier l’Égypte de la vermine chiite »… Mais ils sont entrés rapidement en conflit avec ce dernier, car le président MORSI utilisait, au profit des Frères, et seulement des frères, l’appareil d’État égyptien.

Avec l’arrivée au pouvoir du général Al-Sissi, la tension est remontée d’un cran avec l’Iran. Les Mollahs n’apprécient vraiment pas sa « posture laïque » et notamment sa guerre contre les mouvements religieux. Cet homme fort est vu comme un obstacle à l’expansion de l’influence religieuse chiite au Moyen-Orient.

Khomeini

Khomeini

1979 – la révolution (chiite) iranienne

Le Shah d’Iran, jusque-là allié des États-Unis de NIXON et KISSINGER, et son principal allié dans sa lutte contre le communisme envahissant (Égypte de NASSER et Syrie de Hafez el HASSAD), fut renversé en 1979 par une révolution islamique. L’Ayatollah Khomeini devint le guide spirituel des Chiites. Il prôna un Islam particulièrement rigoriste et fit de son pays l’ennemi de la culture occidentale en générale et des États-Unis (et de son allié sunnite dans la région, c’est-à-dire l’Arabie saoudite), en particulier.

Arabie Saoudite – Sunnites : 97% – Chiites : 2,5%

1980  – Guerre Iran Irak et Sadam HUSSEIN (sunnite)

De l’autre côté de la frontière, Saddam HUSSEIN, le Président sunnite d’Irak commença à s’inquiéter. Soutenu par l’Arabie saoudite (sunnite), il lança une guerre préventive, que l’histoire retiendra sous les termes de « Guerre Iran-Irak ». Il reçut l’appui des USA et de la France, effrayés par la révolution iranienne et son risque de contagion. Cette guerre fera, dans les années 80, un million de morts, sans changer les frontières. Saddam HUSSEIN tourna alors ses canons vers le Koweït sunnite, achevant ainsi de se discréditer auprès de ses amis, à commencer par l’Arabie saoudite et les États-Unis.

Georges BUSH envoya en 1990 ses GI libérer le Koweït.

1980 – Les Talibans (sunnites) d’Afghanistan

Lors du retrait soviétique d’Afghanistan, dans les années 80, des moudjahidines pachtounes (une des nombreuses ethnies de l’Afghanistan) ont créé le mouvement des « étudiants », dans le but de contrôler, à leur profit, et aux détriments des autres ethnies du pays, l’Afghanistan.

Ils furent encouragés, en sous-main, par le Pakistan voisin qui voyait dans ce mouvement de contestation, l’occasion d’envahir l’Afghanistan par milice interposée. En effet, le Pakistan a cherché, de tout temps, la bonne occasion d’accéder à l’Asie centrale. En outre, ce bras armé devint un atout majeur dans la lutte que le Pakistan exerçait contre l’Inde à propos du Cachemire.

Les Talibans ont recruté dans les écoles coraniques sunnites financées par l’Arabie Saoudite (pour étendre l’influence sunnite dans la région). Ces écoles enseignent un Islam des origines, mais également le maniement des armes. Leur leader est le mystérieux Mollah Omar (l’homme à la mobylette).

Le visage d’Omar nous est inconnu. Seul un cercle restreint de fidèles ont pu l’approcher. Son statut de demi-dieu est lié à ses talents militaires et son charisme. Sa parole fait force de loi parmi les Talibans qui lui sont totalement dévoués, y compris lorsqu’il s’agit d’appliquer la loi coranique dans ses aspects les plus brutaux. Leur objectif ? Rétablir l’ordre et la morale. Leur force et celle d’Omar ? Représenter, pour la population lasse des guerres de clans.

1988 – Al Qaïda (sunnites)

Al-Qaïda, un mouvement sunnite, vit le jour, sous l’impulsion du milliardaire saoudien Oussama Ben Laden. Il fut de tous les combats, et notamment de celui des Moudjahidines afghans. On peut donc penser que les Américains l’ont en partie financé. Al Qaïda prône le djihad international, sans revendiquer de territoire particulier. Son fait d’arme le plus glorieux fut l’attentat en 2001 contre les tours jumelles, organisé depuis des émirats.

2001 – La guerre d’Irak (2001 puis 2005)

En 2005, Georges BUSH-fils acheva le travail commencé par son père (1990) en chassant Saddam HUSSEIN, le dictateur sunnite, du pouvoir et en offrant l’Irak aux Chiites revanchards. Il envoya, indirectement, les Sunnites, dont beaucoup d’officiers de Saddam, dans la clandestinité. Ils formèrent alors les premiers bataillons (2013) de l’État islamique.

Irak – Chiites : 51% – Sunnites : 46% – Chrétiens : 3%

L’intervention américaine eut pour effet de déstabiliser la région en ravivant les conflits ancestraux entre Chiites et Sunnites, gelés jusque-là par Saddam HUSSEIN.

Avec la mort de Saddam (2005), un bastion sunnite était tombé au cœur du Moyen-Orient. Les dirigeants sunnites, à commencer par Hosni Moubarak en Égypte et le roi Abdallah de Jordanie, virent alors se constituer sous leurs yeux effrayés le fameux « Arc-Chiite », regroupant la Syrie, l’Irak et l’Iran, voire le Liban…

Jordanie – Musulmans : 95% (majorité sunnites) – Chrétiens : 5%

Et la guerre se déplaça en Syrie

Chassés par les Américains, ces nouveaux djihadistes franchirent la frontière et s’installèrent sur les terres de Syrie, à Raqqa. Insupportable pour le président alaouïte (chiite) Bachar El-Assad, soutenu par :

  • le Hezbollah, la milice libanaise chiite libanaise ;
  • le Amal (également milice libanaise chiite) ;
  • l’Iran chiite, le grand argentier.

Le conflit entre les deux branches de l’Islam, commencé à la mort du Prophète, continuait.

La Syrie aujourd’hui – Sunnites : 75% – Alaouites (Chiites) : 11% – Chrétiens : 10% – Druzes : 4 %

Les tensions au Liban

Comme déjà précisé, les tensions confessionnelles sont attisées par les deux géants que sont l’Arabie saoudite (sunnite) et l’Iran (chiite). La règle s’applique au Liban.

Le Liban aujourd’hui – Sunnites : 22% – Chiites : 25% – Druzes (Chiites) : 8% – Chrétiens : 41%

L’Arabie et le Qatar soutiennent les milices sunnites libanaises contre leurs homologues chiites (Hezbollah – Amal). Ainsi, l’Arabie saoudite, par crédits interposés, soutient-elle le gouvernement libanais en conflit perpétuel avec le Hezbollah.

2010 – DAECH (sunnite)

Al Qaida semble aujourd’hui en perte de vitesse, supplanté par des groupes locaux, tels que :

Ces groupes sont attachés au contrôle d’un territoire, un État islamique où la charria s’appliquerait sans restriction. Ils revendiquent, sur de larges portions de territoires en Syrie et en Irak, la reconstitution du Califat et en particulier la disparition de la frontière créée par les Britanniques et les Français en 1920.

Abou Bakr Al-Bagdadi s’est auto-proclamé le nouveau Calife, dans la continuité d’un autre Abou Bakr, le premier Calife.

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Constellation djihadiste

Quelle est la différence entre Chiites et Sunnites ?

Les Chiites aujourd’hui

Il sont majoritaires en Iran, à Bahreïn et en Irak. Ils constituent 1/3 de la population au Liban (dont le Hezbollah), dans le Golfe, en Afghanistan et au Pakistan. Ils sont seulement 10 % en Arabie saoudite (mais essentiellement dans les zones pétrolières).

Les Chiites sont au pouvoir :

  • en Iran, depuis 1979 ;
  • en Syrie, suite au coup d’État (1970) de Hafez el-Assad (un Alaouite), auquel son fils Bachar succéda en 2000 ;
  • en Irak, (depuis la chute du président sunnite Sadam HUSSEIN en 2003).

Les minorités chiites, qui se sentent opprimées dans un monde musulman essentiellement sunnite, regardent donc vers Téhéran.

L’Arabie saoudite, dominée par la famille Saoud associée aux Wahhabites (qui prônent un Islam des origines), est l’ennemi juré de l’Iran. La course à l’arme nucléaire iranienne risque d’engendrer une surenchère de l’Arabie saoudite.

Bref, la question d’Israël mise à part, on peut considérer que les conflits au Moyen-orient se résument à cette rivalité Sunnites-Chiites.

Quelle est la différence entre Chiites et Sunnites ?

la société chiite

L’Imam (il y en a eu onze dans l’histoire, jusqu’en 873) est un personnage central, pas un simple conducteur de prières, comme chez les Sunnites. Il descend directement d’Ali et, à ce titre, est réputé infaillible (comme le pape chez les Catholiques). Tout chiite lui doit allégeance.

Le clergé est très structuré (comme chez les Catholiques). Le fidèle est guidé dans la conduite de sa foi par un un Ayatollah qui est reconnu pour sa science. Le plus connu (dans le monde occident en tout cas) fut Khomeiny (mort en 1989) qui fut à l’origine de la révolution islamique de 1979 en Iran.

La société sunnite

Chez les Sunnites, le Calife exerce les deux pouvoirs, temporel et spirituel. C’est pour cette raison que nous avons des royautés en pays Sunnites. Chez les Chiites, ces pouvoirs sont séparés. Enfin presque… Le Guide de la Révolution est tout de même tout en haut de l’échelle, au-dessus du Président. Il est consulté sur à peu près tout.

Quelle est la différence entre Chiites et Sunnites ?

La contribution d’un internaute

Jusqu’en 632 de notre ère et tant que le prophète Mahomet était en vie, l’Islam ne formait qu’un seul et même courant. A sa mort des divergences de vue apparurent. Ceux qui choisissent Ali, gendre du prophète deviendront les Chiites. Ceux qui choisissent Abou Bakr, compagnon de Mahomet, deviendront les Sunnites.
Les conséquences de cette division furent capitales : une organisation du clergé très différente et un courant ultra-majoritaire qui s’imposa et provoqua des réactions très fortes.
Le plus célèbre ayatollah d’Iran, Rouhollah Mousavi Khomeini, Guide Suprême de la révolution islamique instaurée en Iran en 1979, après la chute du Shah.

Les Chiites

Les Chiites reconnaissent 12 imams, réputés infaillibles dans l’interprétation du Coran. Pour eux, le Coran est une œuvre humaine et ils ont un clergé très hiérarchisé. De plus le pouvoir politique doit compter avec le pouvoir, distinct, des autorités religieuses (c’est le cas des ayatollahs en Iran par exemple).

Les Sunnites

Au contraire pour les Sunnites, le Coran a un caractère divin. De plus, ils sont fidèles à la « Sunna » c’est à dire les faits et gestes du prophète. A travers la Sunna, les Sunnites tentent d’imiter le Prophète. Enfin ils acceptent que l’autorité politique et religieuse soient fondues dans une même personne (comme au Maroc où le roi est Commandeur des croyants).

Un sunnisme majoritaire

Les Sunnites sont ultra-majoritaires dans le monde musulman, ils représentent 85 % des musulmans.
Les Chiites sont toutefois majoritaires en Iran, en Irak et au Liban. Les Alaouites (dont se réclame Hafez el Assad, le dictateur syrien) constituent une branche du Chiisme et sont majoritaires en Syrie.
Les rivalités régionales au Proche et au Moyen-Orient ont renforcé les divisions entre Sunnites et Chiites et conduisent au durcissement de la crise actuelle.
Nous, en tant que Chrétiens et membres du MCR devons bien comprendre ces divergences afin de mieux saisir la crise actuelle et ne pas tomber dans des fausses interprétations toujours douteuses..

Le cas Yéminite

Une illustration de la guerre fratricide entre Chiites et Sunnites.

Les Houthis sont des Chiites organisés en milice dans un pays à majorité sunnite qui borde (au sud) l’Arabie saoudite.

Sur la route de la Capitale Sanaa, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affronté les milices sunnites soutenues par l’Arabie saoudite, mais également à Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA). Une attaque éclaire leur a permis de prendre la capitale.

Le sud-Yemen est toujours dans les mains des Sunnites, notamment la grande ville Aden.

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  1. Nous pouvons observer ici trois principaux points de discorde : – d’abord, et alors que les chiites s’accordent avec les sunnites sur les trois premières sources juridiques en islam : le Coran, la Sunna, l’analogie (al kiyas). Ils s’en distinguent au niveau de la quatrième : le consensus (al ijmaa). Pour les sunnites, le consensus est établi par les oulémas musulmans, alors que les chiites considèrent qu’il ne peut être valable que s’il a été élaboré en compagnie de l’imam. – Ensuite, au niveau de la chaheda (la déclaration de la foi nécessaire pour tout musulman et toute personne désirant embrasser l’islam), la formule chiite est différente de celle sunnite. Pour les sunnites, la formule de la chaheda est la suivante : Achhadou ana la illah ila Allah wa ana Mouhamadon rasoulo Allah (je déclare que Dieu est Unique et que Mohamed est son Prophète). Les chiites ajoutent à cette formule ce qui suit : … wa Ali Walio Allah (…et Ali est l’imam d’Allah). – Enfin, la majorité des chiites érigent comme principe fondamental du chiisme l’excommunication régulière et renouvelée de tous ceux qui n’ont pas soutenu Ali et à leur tête : Aicha -l’épouse du Prophète-, Abou Bak, Oumar et Othman -les trois califes bien guidés (selon les sunnites)-, et tous les compagnons du Prophète qui n’ont pas eu le courage de soutenir l’imam Ali : c’est le rite du sabb (l’injure) qui est occulté aujourd’hui sur le plan publique et médiatique mais qui reste l’une des plus importante déclaration de foi chiite et l’un des plus importants points de rupture avec les sunnites qui considèrent l’injure de l’épouse du Prophète ou de n’importe lequel de ses compagnons comme une Kabira (une hérésie) qui nécessité la tawba (demande de pardon à Dieu + une volonté de ne plus y revenir à l’acte incriminé)

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  2. Quelles sont les différences entre ces branches de l’islam et surtout quelles en sont les conséquences ? Jusqu’en 632 de notre ère et tant que le prophète Mahomet est en vie, l’islam ne forme qu’un seul et même courant. A sa mort des divergences de vue apparaissent. Ceux qui choisissent Ali, gendre du prophète deviendront les Chiites. Ceux qui choisissent Abou Bakr, compagnon de Mahomet, deviendront les Sunnites. Les conséquences de cette division sont capitales : une organisation du clergé très différente et un courant ultra-majoritaire qui s’impose et provoque des réactions très fortes. Le plus célèbre ayatollah d’Iran, Rouhollah Mousavi Khomeini ,Guide Suprême de la révolution islamique instaurée en Iran en 1979, après la chute du Shah Le plus célèbre ayatollah d’Iran, Rouhollah Mousavi Khomeini, Guide Suprême de la révolution islamique instaurée en Iran en 1979, après la chute du Shah. Les Chiites reconnaissent 12 imams réputés infaillibles dans l’interprétation du Coran. Pour eux, le Coran est une œuvre humaine et ils ont un clergé très hiérarchisé. De plus le pouvoir politique doit compter avec le pouvoir, distinct, des autorités religieuses (c’est le cas des ayatollahs en Iran par exemple). Au contraire pour les Sunnites le Coran a un caractère divin. De plus, ils sont fidèles à la « Sunna » c’est à dire les faits et gestes du prophète. A travers la Sunna, les Sunnites tentent d’imiter le Prophète. Enfin ils acceptent que l’autorité politique et religieuse soit fondue dans une même personne (comme au Maroc où le roi est Commandeur des croyants). Les Sunnites sont ultra-majoritaires dans le monde musulman, ils représentent 85 % des musulmans. Les Chiites sont toutefois majoritaires en Iran, en Irak et au Liban. Les Alaouites (dont se réclame Hafez el Assad, le dictateur syrien) constituent une branche du Chiisme et sont majoritaires en Syrie. Les rivalités régionales au Proche et au Moyen-Orient ont renforcé les divisions entre Sunnites et Chiites et conduisent au durcissement de la crise actuelle. Nous, en tant que Chrétiens et membres du MCR devons bien comprendre ces divergences afin de mieux saisir la crise actuelle et ne pas tomber dans des fausses interprétations toujours douteuses..

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  3. […] et l’Irak avait été perdu au profit des Chiites, faisant ainsi échouer le projet de Califat sunnite. Al Qaïda, dont Al-Souri fut l’un des membres éminents, appartenait au […]

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  4. […] salafisme fait partie de la branche sunnite de l’islam et prônent l’imitation du mode de vie du prophète. La barbe (entre autres) est […]

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  5. […] sur cette histoire qui fait du Wahhabisme l’ennemi public numéro […]

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  6. […] Sèvres dessina dans le sable des frontières qui ignoraient les peuples et les religions. Kurdes, Sunnites, Chiites Yésidis furent ainsi dispersés sur la carte. Aujourd’hui, la guerre en Syrie et en Irak […]

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  7. […] Arabes (les Omeyyades, dynastie de l’Islam sunnite, au VIIème siècle) […]

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  8. […] venus de Turquie, les nouveaux maîtres du Moyen-Orient s’appellent les OTTOMANS, musulmans sunnites de la tribu d’Othman. Mais c’est aussi à cette époque que la Perse (l’Iran […]

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  9. […] Sunnites (qui suivent l’enseignement du premier Imam Abou Bakr) qui représentent 75 % de […]

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  10. […] califats sunnites des Omeyyades (VIIème siècle) et Abbassides (VIIIème siècle) […]

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  11. […] des Chiites, qui ne reconnaissent comme légitimes que les membres de la famille du Prophète, et plus […]

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  12. […] compliquée, les branches de l’arbre s’étant multipliées, notamment aux travers des courants sunnites et chiites, chacune revendiquant la légitimité de l’authenticité, des Abbassides aux Ottomans, en passant […]

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  13. […] la guerre entre nébuleuses que se livrent les frères ennemi de l’Islam sunnite, une petite cartographie paraît nécessaire pour essayer d’y voir […]

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  14. […] plus précisément sur les terres occupées par l’État islamique. Le Califat est une notion sunnite de […]

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  15. […] à lutter contre Al Qaïda, avec la bénédictions des États-Unis. Les tensions entre chiites (Houtis) et Sunnites couvaient sous les braises encore chaudes de la révolution et attentaient […]

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  16. […] côtés de Bachar al-Assad, un Alaouite se réclamant également du Chiisme, contre les révoltés sunnites de l’Etat islamique, soutenus par des mécènes sunnites du Golf (Qatar, Koweït, Arabie […]

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  17. […] le printemps arabe, la voisine syrienne commença aussi à s’agiter : le président Alaouite (une branche du Chiisme) Bachar Al-Assad (le fils d’Haffez) faisait face à une rébellion […]

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  18. […] Islamique est une organisation sunnite, la banche majoritaire (90%) de l’Islam, au pouvoir dans tous les états musulmans, sauf […]

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  19. […] saoudite, comme on le sait, est une monarchie pétrolière sunnite, à tendance Wahabite, dont la puissance financière met en péril les équilibres mondiaux. Depuis […]

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  20. […] l’Islam veut bien entendu dire éliminer sa branche chiite. Ainsi en 2014, 1500 cadets des forces aériennes irakiennes (chiites) ont été exterminées […]

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  21. […] et l’Irak avait été perdu au profit des Chiites, faisant ainsi échouer le projet de Califat sunnite. Al Qaïda, dont Al-Souri fut l’un des membres éminents, appartenait au […]

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  22. […] salafisme fait partie de la branche sunnite de l’islam et prônent l’imitation du mode de vie du prophète. La barbe (entre autres) est […]

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  23. […] l’Irak pour en chasser Sadam HUSEIN, s’installa dans le croissant fertile une domination chiite incarnée par Bachar Al-Hassad en Syrie et Nouri Al-Maliki en Irak, les deux soutenus en […]

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  24. […] fut là cette époque que fut construite la grande Mosquée de Kairouan. D’autres branches de l’islam sunnite succédèrent aux Omeyyades, notamment les Fatimides (qui se réclament de Fatima la fille du […]

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  25. […] Mais à la mort de Mahomet, la succession n’était pas assurée. Elle fut à l’origine d’un autre conflit qui dure encore aujourd’hui : Sunnites et Chiites se disputèrent l’héritage du prophète (lire sur ce sujet : la différence entre Sunnites et Chiites). […]

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  26. […] chiite de l’Ayatollah Khomeini, qui en 1979 avait renversé le moderne Shah d’Iran à la solde des […]

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  27. […] Hezbollah, milice chiite du sud-Liban soutenue par l’Iran chiite, se bat depuis 2012 en Syrie aux côtés de Bachar al-Assad, un Alaouite se réclamant également […]

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  28. […] le printemps arabe, la voisine syrienne commença aussi à s’agiter : le président Alaouite (une branche du Chiisme) Bachar Al-Assad (le fils d’Haffez) faisait face à une rébellion […]

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  29. […] lointain aïeul d’Abou Bakr al-Baghdadi (un autre Abou Bakr) fut le grand rival d’Ali (gendre du prophète), lorsqu’en 680 la question de la […]

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  30. […] Islamique est une organisation sunnite, la banche majoritaire (90%) de l’Islam, au pouvoir dans tous les états musulmans, sauf […]

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  31. […] (DAECH ou DAESH) qui supplanta Al Qaïda en offrant aux djihadistes du monde entier une terre : un Califat […]

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  32. […] conquiert toute la péninsule arabique. Fanatisés par la religion, ses successeurs, les dynasties sunnites omeyyades puis abassydes, conquièrent l’Afrique du nord, puis l’Espagne. C’est […]

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  33. […] a vu le jour en 1982, dans le sillage de la révolution islamique (chiite) iranienne de 1979 et en réaction à l’invasion israélienne du Liban. Il est dirigé par Nassan […]

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  34. Rien ne serait plus périlleux, aujourd’hui, que de décrypter les tumultes qui secouent le monde arabe par le prisme de l’opposition entre démocratie et dictature. Ce sont là des catégories qui, sans être dépourvues de pertinence, ne rendent pas compte d’une réalité fondamentale : l’antagonisme immémorial des sunnites et des chiites. C’est pourquoi, dans cet ouvrage, Antoine Sfeir a choisi de remonter aux sources historiques et théologiques de cette guerre de «l’islam contre l’islam», afin d’en mieux saisir les implications géopolitiques. De l’Iran à l’Egypte, du Qatar à la Syrie, du Maghreb à «l’Orient compliqué» – et, surtout, du prophète Mahomet aux luttes de succession ouvertes par sa mort –, il brosse une fresque magistrale du monde arabe tel qu’il est, de ses «printemps» à ses éventuels automnes. Une exploration minutieuse et pédagogique qui, en brassant un immense passé, éclaire singulièrement notre présent.

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Islam, Les courants de l'Islam

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