Fan de temps X (1980), je me suis laissé tenter par le dernier ouvrage des frères BOGDANOV : LA FIN DU HASARD. J’attendais de la science-fiction, j’ai découvert un essai de vulgarisation scientifique, pas mal écrit et bien documenté !

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La fin du hasard des frères BOGDANOV


A lire sur le même sujet :

LA THÈSE créationniste des BOGDANOV

S’appuyant sur des grands noms de la science du vingtième siècle (EINSTEIN, TURING, VON NEUMAN, GAMOW…), les frères de l’espace donnent du crédit à la thèse créationniste : ils proposent une description des premiers instants de l’Univers compatible avec celle donnée au Livre I de l’Ancien Testament (La Genèse).

L’idée est loin d’être nouvelle. Elle a notamment été explorée en détail (et avec talent) par TRINH XUAN THUAN (et bien d’autres) dans La mélodie Secrète (1988) et toujours la référence en la matière : Une brève histoire du temps de Stephen HAWKING.

Le démon de LAPLACE

« Une intelligence qui, à un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était suffisamment vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome ; rien ne serait incertain pour elle, et l’avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. »

Essai philosophique sur les probabilités

La fin du hasard des frères BOGDANOV

EINSTEIN peut-il avoir tort ?

Les deux cosmonautes du PAF jouent EINSTEIN contre BOHR.

Rappelons le contexte :

Dans les années 20, deux modèles permettaient de décrire le monde de l’infiniment petit – l’un corpusculaire (la matière est faite de petits objets) – l’autre ondulatoire (il n’y a plus de matière mais une simple onde).

Sous l’autorité de Niels BOHR, l’interprétation de Copenhague (1927) a été l’occasion de s’attaquer à cette apparente contradiction. La matière est-elle faite de :

  1. particules, d’objet en tout petit, qui ont une vitesse, une position et une énergie clairement définie (comme un ballon sur un stade de foot) ;
  2. ou n’est-elle qu’une onde, comme une vague sur la mer ?

Les observations de l’époque (depuis FRESNEL), notamment sur la lumière, ont permis de conclure qu’elle était les deux à la fois. Comment cela est-il possible ?

Heisenberg, le premier, rejoint très vite par BOHR, a présenté une interprétation nouvelle : avant l’observation, la matière est une onde (c’est-à–dire qu’elle n’est pas matière). Elle est une simple potentialité, une possibilité, une superposition d’états possibles. Elle n’est pas un objet au sens classique du terme. Lorsque la mesure est réalisée par un observateur, choisit un état particulier, au hasard. C’est ce qu’on appelle la réduction du paquet d’ondes. Elle acquiert une vitesse, une position. Elle devient matière. Bref, pour répondre au problème posé par Kant sur la chose en soi, on peut dire qu’en l’absence d’observateur, la chose n’existe pas, elle a seulement une certaine probabilité d’exister !

Schrödinger, de son côté, a établi sa fameuse équation (la fonction d’onde) qui porte son nom. Elle permet de calculer une probabilité de présence d’une particule, par exemple d’un électron autour de son noyau. Que signifie cette probabilité ? Est-ce l’image de notre ignorance (on ne connaît pas tout et on ne peut donc pas savoir où se trouve exactement l’électron). Ou est-ce une propriété intrinsèque de l’électron qui se trouve partout à la fois mais avec une certaine densité de probabilité ?

Pour Bohr et Heisenberg (mais aussi PAULI, BORN et DIRAC) la fonction d’onde introduit du « hasard » dans le monde de l’infiniment petit

Pour Einstein et Schrödinger (mais aussi PLANCK, BOHM et De Broglie), il s’agit bien des limites de notre connaissance. Ils proposèrent une expérience de pensée (dite EPR : voir ci-après) pour mettre en défaut l’interprétation de Copenhague.

En 1982, l’expérience du français Alain ASPECT donna tort à EINSTEIN !

Les deux toreros de lumière ont donc joué le mauvais cheval !

EPR : l’expérience qui donna tort à Einstein

Il existe, dans la nature, un type assez troublant de particules : les particule intriquées. Ce sont des particules, par exemple des photons, émises par une même source, par exemple un atome excité, qui sont liées (en termes quantiques). Elles sont même plus que ça ! En fait, elles ont beau s’éloigner l’une de l’autre de plusieurs milliers de kilomètres, voire de plusieurs années lumières, elles restent une seule et même particule, à deux endroits différents. Bohr affirmait ainsi que si l’une des particules (A) choisit d’être dans un certain état quantique A alors, sa copine intriquée (B), située à l’autre bout de la terre ou de l’Univers, prend instantanément le même état.

EINSTEIN n’y croyait pas un instant. En effet, un tel raisonnement conduisait, selon lui, à imaginer qu’un signal partait de A vers B pour l’informer de l’état à prendre et que ce signal allait plus vite que la lumière pour que le changement d’état soit instantané.

Impossible pour EINSTEIN car ça conduisait à remettre en cause :

  • la théorie de la relativité (il est impossible notamment d’aller plus vite que la lumière) ;
  • et le principe de causalité (ou déterminisme) qui stipule que tout évènement à une cause qui lui est antérieure.
    Il proposa une expérience de pensée dite EPR (Einstein-Podolsky-Rosen) visant à démontrer l’impossibilité du phénomène d’intrication et, a contrario, l’existence de « variables cachées ».
    Le débat resta ouvert jusqu’à l’expérience d’Alain ASPECT en 1982 qui démontra, sans ambiguïté, qu’EINSTEIN, lui-aussi, pouvait se tromper. La vitesse de la lumière restait une vitesse limite. En revanche, le principe des particule intriquées était validé.

La fin du hasard des frères BOGDANOV

La genèse et la théorie du Big-Bang

Au premier jour, Dieu sépare la lumière des ténèbres. Au second jour, Dieu sépare les eaux du bas de celles du haut. Au troisième jour, il sépare repousse l’eau pour faire apparaître la terre sèche. Au quatrième jour, il place le Soleil dans le jour et la Lune et les étoiles dans la nuit, et spécifie leur rôle de signes pour déterminer fêtes et saisons. Au cinquième jour, Dieu crée les créatures aquatiques et les créatures ailées. Au sixième jour, Dieu crée les créatures terrestres, incluant l’Homme (Adam), mâle et femelle. Le septième, Dieu se repose.

Dieu commença donc par séparer la lumière et les ténèbres.

En 1927, un chanoine belge, Georges LEMAîTRE, posa les premières bases de la théorie du Big-bang : sa description des premiers instants de l’univers ressemblait à s’y méprendre au tableau de la Genèse ! PIE XII, en 1951, releva (voir la citation plus loin) avec bonheur cette ressemblance. Du pain bénit pour l’église qui voyait confirmé l’hypothèse d’un commencement et donc d’une création et d’un créateur. A l’époque, les scientifiques matérialistes (dont Fred HOYLE), furieusement athées, avaient lutté, à force d’équations, contre cette hypothèse pour justifier que l’Univers n’avait pas eu de commencement.

Qui dit « création » dit « créateur »

L’idée d’un « instant zéro » est donc le point de départ du livre des deux fantastiques. Comme l’a fait TRINH XUAN THUAN avant eux, ils remarquent que cet instant zéro contient des « conditions initiales » très précises qui ont permis l’éclosion, 13 milliards d’années plus tard, de la vie. Qu’elles sont ces conditions initiales ?

On constate, qu’en tout point de l’Univers, la vitesse de la lumière (c) est égale à 300 000 km/s. Pourquoi ? On n’en sait rien. On constate aussi que la constant de gravité (g) est identique sur terre et au fin-fond de la galaxie. Pourquoi ? Mystère… M^me chose pour la constante de Planck (h) qui est égale à h ≈ 6,62606957×10-34 J⋅s et est donc très finement réglée.

Mais le binôme de l’espace va plus loin ! Il montre que si ces constantes sont très légèrement déréglées, l’évolution de l’Univers après « l’instant zéro » devient chaotique. Par exemple, si la gravité est trop faible, l’expansion de l’Univers devient trop rapide et il se refroidit sans laisser à la vie le temps d’apparaître. Encore une fois, tout ceci avait été décrit en détail par TRINH XUAN THUAN.

Le duo magnifique, pour donner du crédit à leur thèse, place ici la fameuse citation d’EINSTEIN : « Nous dansons tous au rythme d’un air mystérieux joué au loin par un joueur de flûte invisible ». Ils auraient également pu citer VOLTAIRE :  » L’Univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger. » (Voltaire / 1694-1778 / Les Cabales, 1772).

Le dessein intelligent

La thèse d’un Grand Architecte de l’Univers qui aurait réglé les constantes de telle manière à permettre à la vie d’apparaitre est très présente aux États-Unis sous le nom générique de dessein intelligent : la beauté de l’Univers, la perfection de l’homme ne peut être le fruit du hasard. Lorsque j’observe les pièces parfaitement agencées d’un appareil photo, je suis obligé de conclure à l’existence d’un ingénieur, d’un concepteur. Pourquoi ne ferais-je pas de m^me lorsque je dissèque un œil et que je constate sa perfection ?

Richard DAWKINS (biologiste britannique) s’est opposé à cette thèse dans L’horloger aveugle (1986). Il y démontre que la sélection naturelle permet d’expliquer, à elle-seule, l’apparition et le perfectionnement du vivant. Dans ce mécanisme, la nature agit comme un « Horloger aveugle », sans conscience ni intelligence (allez faire un tour sur le site de sa fondation), au hasard…

La fin du hasard

Pour étayer leur thèse d’un « dessein intelligent », d’un Grand Architecte dont l’objectif fut la création de l’homme à son image, d’un Grand Organisateur qui, dès l’origine, a pensé à tout, les frangins-merveilleux ont donc besoin d’exclure l’hypothèse du hasard. Le titre du livre se lit donc ainsi. Pour que Dieu existe, il faut que tout soit programmé à l’avance et il faut donc exclure l’existence du hasard.

Il est amusant de constater qu’un raisonnement similaire avait été présenté par Pierre-Simon de LAPLACE à l’Empereur (voir la citation ci-dessous), pour expliquer l’évolution de l’Univers selon un mode déterministe, mécanique, débarrassé de toute incertitude, selon les même termes que IGOR et GRICHKA, mais pour arriver à une conclusion diamétralement opposée : Napoléon lui avait en effet fait remarquer que Dieu n’intervenait pas dans ses calculs. LAPLACE avait seulement rétorqué qu’il n’avait pas eu « besoin de cette hypothèse ».

Les BOGDANOV croient donc au déterminisme, au développement mécanique des événements caractérisant l’évolution de l’Univers ; un développement qui se fait selon des lois physiques prédéterminées établies, dès l’origine, par un grand Législateur. Dieu n’est pas cité, mais bien entendu,il n’est pas très loin, caché quelque part au milieu de leur prose.

Ils rejoignent les défenseurs célèbres du déterminisme, comme SPINOZA, D’HOLBACH ou NIETZSCHE.

La DÉMONSTRATION de la non-existence du hasard

L’illusion du hasard

« Le hasard n’est que la mesure de notre ignorance ! » Henri POINCARÉ. Pour illustrer cette affirmation du plus grand mathématicien français, les BOGDANOV s’appuie sur la métaphore de la roulette de casino. Devant le tapis vert, nous avons en effet « l’impression » que la boule s’arrête « au hasard » sur un numéro ; Cette illusion du hasard provient du fait que nous ne connaissons pas tous les paramètres qui définissent la seule trajectoire possible de la boule. Si, comme le démon de LAPLACE, nous connaissions toutes les lois de la mécanique sur le bout des doigts, la vitesse de la boule, celle du plateau, la forme du croupier… nous pourrions calculer la trajectoire de la boule et en déduire son point d’arrivée. C’est parce que nous ignorons ces éléments que nous avons l’illusion du hasard.

Une autre illusion du hasard

Les jumeaux de l’espace ont identifié, au cœur de mathématiques, un autre exemple : la suite vertigineuse des décimales de PI. Elles s’égrènent à l’infini, sans jamais se répéter, sans motif apparent… Deux athlètes japonais des mathématiques ont calculé la 10 milliardième décimale (c’est un 5). Mais, là encore, cette file de chiffres refuse de donner son secret. Elle semble surgir du hasard. Et pourtant, PI donne le rapport entre le périmètre d’un cercle et son rayon ! Le hasard ne peut logiquement surgir d’un objet aussi bien défini ! La nature, avec PI, donne donc l’illusion du hasard. Cette illusion provient du fait que nous n’avons pas encore percé le secret de PI. Il en est de même pour la suite des nombres premiers ou celle des décimales de racine de 2.

Lorsque dans la nature nous croyons voir du hasard, la nature nous trompe donc.

Les derniers défenseurs du hasard (voir plus loin  » Einstein peut-il avoir tort ? »)

L’idée que tout est déterminé n’est pas partagée par tout le monde. Pour appuyer leur thèse, les BOGDANOV convoquent EINSTEIN (« Dieu ne joue pas aux dés »). Mais on ne peut inviter l’inventeur de la théorie de la relativité, sans traîner, dans son sillage, son pire ennemi (et donc celui des deux frères) : Niels BOHR (« Cher Albert, ne dites pas à Dieu ce qu’il a à faire ! « ) et sa cohorte de physiciens de la mécanique quantique : car, au royaume de l’infiniment petit, il semble bien que le hasard soit roi : on ne peut déterminer la position d’un électron autour de son noyau. Seule sa probabilité de présence (Schrödinger) est calculable. Pire ! Si on tente d’améliorer notre connaissance de sa position, on dégrade notre connaissance de sa vitesse (principe d’incertitude d’Heisenberg) ! On ne sait pas non-plus dire à quel moment un noyau radioactif va se désintégrer… Alors ? Le hasard existe-t-il au royaume quantique ?

Le mot de la fin pour Gödel

Ce génial mathématicien a montré qu’à l’intérieur d’un système logique, il existe des propositions vraies que l’on ne peut pas démontrer. Ce principe est énoncé dans son célèbre théorème d’incomplétude. C’est ainsi la fin du rêve du mathématicien David HILBERT qui, au début du vingtième siècle, voulait achever les mathématiques.

EINSTEIN va utiliser ce théorème pour démonter les arguments de BOHR : le système de la mécanique quantique tombe dans le champ du théorème de Gödel ! Certaines propositions sont vraies, mais il nous est impossible de les démontrer ! Il existe des variables cachées, des lois, auxquelles obéissent les particules quantiques, mais que nous ne voyons pas et que nous ne verrons jamais. Notre aveuglement conduit à l’illusion du hasard.

DE LA FIN DU HASARD à DIEU

Depuis un siècle, on sait que l’entropie (le désordre) d’un système adiabatique (sans échange avec l’extérieur) ne peut qu’augmenter. Ainsi, notre maison, notre bureau évoluent vers toujours plus de désordre. Seul un effort (l’énergie apportée de l’extérieur, par exemple, par un bon ménage) peut remettre les choses en ordre.

Si on considère maintenant l’Univers dans son ensemble, on peut, sans risque de se tromper, dire qu’il est plus en désordre qu’il y a un million d’années, un milliard d’années, dix milliards d’années… Si on remonte ainsi dans la nuit des temps, l’entropie (le désordre) se réduit, jusqu’à s’annuler à l’instant zéro : à sa naissance, l’Univers était donc parfaitement ordonné ! Et c’est là qu’intervient la dimension divine. Car il a bien fallu que quelque chose (ou quelqu’un) ordonne tout ça ! Les modèles mathématiques récents ont ainsi permis de montrer que des variations infimes des paramètres qui caractérisent cet ordre de départ (les fameuses constantes de l’Univers déjà citées) conduisent à des univers divergents ou interdisent la formation d’éléments lourds et, a fortiori, l’apparition de la vie.

Pour résumer, DIEU (même s’il n’est pas cité) a réglé, à l’instant zéro, de manière très minutieuse, les constantes de l’Univers pour que la vie apparaisse selon un scénario qu’il avait prévu au départ ! Tout était écrit, mots pour mots, dans le Genèse.

L’existence de DIEU démontrée par le second principe de la thermodynamique

Je ne pouvais pas terminer sans revenir à TRIN XUAN TUAN qui, dans La mélodie secrète (encore elle) propose, pour bien se faire comprendre, la métaphore de la cathédrale. Une fois dressée dans notre ciel, la cathédrale n’a qu’un futur possible : elle terminera (si on ne l’entretient pas bien sûr et que l’on attend suffisamment de temps) en un tas de cailloux. Car tout, dans l’univers, encore une fois, tend vers le désordre !

De même, si vous mélangez votre tasse de thé le matin avec du lait, il est peu probable que, naturellement, le chemin inverse se réalise et que les deux ingrédients de départ (le thé et le lait) se séparent l’un de l’autre à nouveau. Peu probable mais pas impossible en théorie ! C’est uniquement parce que le nombre de configurations possibles où les atomes de lait et les atomes de thé sont mélangés est bien plus important (10 E 150 fois plus important) que le nombre de configurations où ils sont séparés (il n’y en a qu’une), que l’on constate, à chaque fois, que le mélange se fait.

Mais reprenons l’exemple de la cathédrale :

On part d’un état présentant une entropie minimale, c’est à dire où la matière est :

  • ordonnée (la pierre est bien organisée) ;
  • contenant énormément d’informations (il faut un livre entier pour décrire les finesses de l’architecture) ;
  • instable (la cathédrale ne restera pas éternellement dans cet état).

et on va inévitablement vers un état présentant une entropie maximale, c’est à dire où la matière est :

  • désordonnée (c’est un tas de cailloux) ;
  • contenant peu d’informations (une phrase suffit pour décrire l’amas de pierres) ;
  • stable (le tas de cailloux n’ira pas plus bas).

Les frères-magiques utilisent cette métaphore et l’étendent à l’Univers entier : ils remontent le temps, jusqu’à 10 E-43 secondes (le mur de Planck), jusqu’à l’Univers primitif ; un Univers où la matière était donc :

  • complètement ordonnée ;
  • contenait un maximum d’informations ;
  • instable.

Puis, ils franchissent la frontière interdite et regardent derrière le mur. Ils affirment alors , qu’avant les fameuses 10 E-43 secondes, la matière n’existait pas. Il n’y avait que de la pure information : pour filer la métaphore de la cathédrale, on peut effectivement, sans risque de se tromper, constater que le plan (l’information) existait avant que la première pierre ne soit posée.

Il en est de même pour l’Univers. A l’origine n’existait que de l’information, un plan de l’Univers, un code définissant la manière de le construire !!! Igor et Grichka comparent ce code au code génétique inscrit dans notre ADN ; un code qui donne le plan complet d’un individu et la manière de le fabriquer !

Et s’il y a code, il y a forcément un encodeur intelligent, un entité supérieure à l’homme, une entité qui lui sera à jamais inaccessible !!! DIEU.

CQFD…

C’est moi qui cite DIEU. La question de l’encodeur de cette information est laissée ouverte par les BOGDANOV, certainement pour un prochain livre…

L’AVIS du petit PERE-COMBES

  • L’hypothèse des multivers

Les BOGDANOV, clairement, penchent pour la thèse créationniste. Leur théorie est solide, tant qu’elle s’appuie sur l’hypothèse d’un Univers unique (c’est d’ailleurs une erreur classique dont je traite plus loin). Ils semblent oublier l’autre scénario (développé notamment par le physicien Andreï Linde) : celui des multivers (contraction de multi-univers).

Dans cette « mousse infinie » d’univers, toutes les combinaisons de constantes sont possibles et balayées de manière aléatoire. Certains univers divergent (par exemple si la constante de gravité n’est pas suffisante), d’autres convergent (si elle est trop élevée), certains sont stables, mais non-propices à la vie, et enfin, quelques-uns (dont le nôtre) deviennent fertiles. En d’autres termes, le hasard peut être ainsi réintroduit. Nous verrons qu’il peut être réintroduit dans le monde quantique des particules.

  • L’erreur chrétienne de l’unicité et du centrisme

Depuis que la science avance, elle semble polluée, entravée par l’hypothèse ultrarésistante de l’unicité et du centrisme. Cette hypothèse, évidemment héritière de notre conception chrétienne de la création du monde résiste à tout. Comment peut-on formuler cette hypothèse ? En partant toujours et encore de la Genèse : DIEU a fait l’homme (son unique chef-d’œuvre) à son image : il l’a donc naturellement placé sur une planète unique, située au centre d’un système solaire unique, flottant au centre d’un univers unique. Le Soleil (avec une majuscule) ? Un astre au service de la terre qui tourne autour d’elle, comme le font les autres planètes et les étoiles lointaines qui forment la voûte des « fixes ».

Le géocentrisme et l’unicité de la terre

Ce système dit « géocentrique » (la terre au centre) a été établi, en premier lieu, par Aristote. Il a dominé la Grèce antique, même si une voix, celle d’Aristarque de Samos détonnait déjà : « Quant à la Terre, elle se déplace autour du Soleil sur la circonférence d’un cercle (forme géométrique parfaite qui résistera jusqu’à KEPLER) ayant son centre dans le Soleil. »

Il fut repris, puis peaufiné par Ptolémée ; le géocentrisme a régné en maître jusqu’aux Lumières (XVIIIème siècle), malgré l’évidence d’observation contradictoires. Il a fallu inventer des trésors d’astuces (épicycles par exemple) pour faire coller le géocentrisme à la réalité. Il n’était en effet pas facile d’y intégrer les mouvements étranges des planètes du système solaire qui, de temps à autre, semblaient faire marche arrière dans le ciel, ce qui contredisait l’hypothèse selon laquelle elles tournaient en cercle autour de la Terre.

En ces temps là, Giordano BRUNO (1548-1600) fut brûlé (comme bien d’autres) pour avoir évoqué la possibilité de l’existence d’autres mondes, semblables au nôtre.

Copernic et Galilée

Copernic puis Galilée ont malgré tout réussi à faire passer, non sans-mal, l’idée d’une Terre (toujours unique) en orbite autour du soleil (héliocentrisme). Copernic ne fit publier ses recherches qu’après sa mort et la présenta comme « une simple hypothèse mathématique » pour échapper à la censure. Galilée, quant lui, présenta sa thèse sous la forme d’un dialogue entre les défenseurs du système aristotélicien (Simplicio) et le défenseur de l’Héliocentrisme, sans prendre part. Il avait pourtant vu dans son télescope des satellites de Jupiter qui, manifestement, ne tournaient pas autour de la Terre.

Il échappa à la condamnation à mort. Le centrisme en avait pris un coup. Mais pas l’hypothèse de l’unicité de la Terre ni du Soleil.

A noter que GALILÉE a été réhabilité par Jean-Paul II (voir la citation en fin d’article) en 1992 !!!

Les milliards de galaxies

BESSEL (XIXème siècle) fit tomber l’hypothèse de l’unicité en démontrant que notre voie lactée est constituée d’étoiles semblables à notre soleil ! Impensable pour l’Église ! Heureusement, l’ensemble restait au centre de la galaxie.

Ce ne fut qu’en 1918 que SHAPLEY s’interrogea sur la position du Soleil. Il étudia la répartition des amas globulaires (des concentrations d’étoiles présentant la forme d’un globule) et découvrit que leur centre de gravité était situé bien loin de notre soleil. Au grand damne du VATICAN, le Soleil n’était plus unique et venait de déménager en banlieue de la Galaxie. Tant-pis pour le Soleil ! il restait aux gens d’église la Galaxie, l’unique Galaxie : notre Voie Lactée ! Kant avait bien introduit l’idée « d’univers-île » ((Histoire générale de la nature et Théorie du ciel en 1755), mais il était bien seul.

Ce fut l’étude des nébuleuses qui permit de montrer que notre galaxie, aussi, était bien banale, faisant tomber le dernier rempart des tenants de l’unicité. Il existait des milliards de galaxies contenant des milliards d’étoiles, comme notre soleil. Au passage, l’Univers s’était notablement agrandi. Pour Aristote, le Système solaire occupait pratiquement tout l’espace. Il était maintenait, si j’ose une comparaison maritime, une amibe dans le pacifique !

Le centre de l’univers

Mais les gardien du dogme allaient bientôt avoir leur revanche ! L’étude du spectre lumineux (par effet DOPPLER) des galaxies lointaines montra que ces dernières s’éloignaient de nous (décalage vers le rouge ou RED-SCHIFT). La conclusion s’imposait : si toutes les galaxies s’éloignaient de nous, c’est que nous étions au centre ! La revanche fut de courte durée. Les travaux de LEMAÎTRE (1932) et de Gamow (cités par les BOGDANOV) permirent de montrer que nous étions comme posés sur un des grains de raisin d’un cake en train de cuire. A mesure que le gâteau enfle, chaque grain s’éloigne de son voisin et pourtant aucun n’est au centre ! Le centre de l’univers est partout et nulle-part !

Le temps multiple

L’hypothèse de l’unicité de la Galaxie tombée, il restait à démonter celle de l’unicité du temps. Ce fut EINSTEIN qui s’en chargea. Il montra que le temps associé à un sujet était intimement lié à sa vitesse.

Le big-bang ou le centre sauvé ?

En remontant le temps, en suivant les galaxies à rebours, il semble ainsi que tout dans l’Univers converge vers un point (comme notre gâteau aux raisins qui viendrait s’effondrer sur lui-même), jusqu’à l’instant initial : le BIG-BANG. A-ton retrouvé un centre ? Car, après tout, s’il s’agit d’une explosion, elle a bien eu lieu « quelque part » ! Et bien non… Le nom, je vous l’accorde, est trompeur. Il a eu lieu partout. Il n’y a pas de lieu privilégié. Inutile de chercher. Lorsque l’on écoute les régions lointaines, un écho lumineux (mis en évidence par PENZIAS et WILSON) nous parvient. Cet écho (la trace fossile du Big-bang) est le même dans toutes les directions ! L’instant zéro a donc eu lieu partout en même temps !

Reste l’hypothèse de l’unicité de l’univers avancée par les BOGDANOV !

Pourquoi s’y accrocher ? Religion, quand tu nous tiens…

Lire aussi Y-a-t-il un grand architecte dans l’univers ? de Stephen HAWKING

Ainsi la science nouvelle, avec ses méthodes et la liberté de recherche qu’elle suppose, obligeait les théologiens à s’interroger sur leurs propres critères d’interprétation de l’Écriture. La plupart n’ont pas su le faire.

Jean-Paul II – 1992

L’univers n’est pas le résultat du hasard, comme certains veulent nous le faire croire. En le contemplant, nous sommes invités à y lire quelque chose de profond: la sagesse du Créateur, l’inépuisable imagination de Dieu, son amour infini pour nous. Nous ne devrions pas permettre que notre esprit soit limité par des théories qui n’arrivent toujours qu’à un certain point et qui, à tout bien considérer, ne sont pas du tout en opposition avec la foi, mais ne réussissent pas à expliquer le sens ultime de la réalité.

Benoit XVI – 2011

Il semble, en vérité, que la science d’aujourd’hui… ait réussi à se faire témoin de ce « Fiat Lux » initial, de cet instant où surgit du néant avec la matière, un océan de lumière et de radiations, … (à propos du big-bang).

Pie XII – 1951

Le hasard dans le monde quantique

Je trouve (mais je suis moins savant que le couple gémellaire et galactique) que l’hypothèse du hasard dans le monde quantique est vite évacuée. Il semble pourtant que, à titre d’exemple, la désintégration d’un noyau radioactif se fasse de manière totalement aléatoire, sans obéir à une loi.

Seules les statistiques nous permettent de dire ce qui se passe : il faut en effet considérer un nombre suffisamment important de noyaux, pour saisir le phénomène. On peut juste avancer qu’au bout d’un certain temps (le temps de demi-vie) la moitié des noyaux se seront désintégrés. Si nous regardons un seul noyau, nous ne pouvons rein dire.

Il en est de même pour le chemin emprunté par une particule ou même de sa position.

Même chose pour la fusion de deux noyaux d’hydrogènes (protons) au cœur des étoiles ! La force électromagnétique (FEM), en effet, les conduit à se repousser mutuellement, car ils sont chargés tous deux positivement. Mais au cœur des étoiles, la chaleur est importante et projette les hydrogènes les un vers les autres. Pas suffisamment, car la FEM agit toujours comme repoussoir. Et c’est-là que l’incertitude quantique intervient. Elle permet aux hydrogènes de violer la FEM, de violer la loi en autorisant la fusion et donc au Soleil de briller.

Heisenberg (cité par les frangins interstellaires) a montré également qu’une particule encore non-détectée n’a pas de position définie. Elle est à certains endroits selon certaines probabilité. Schrödinger a mis tout ça en équation. Heisenberg a également montré que si nous tentons de connaitre la position de la particule, en la bombardant de rayons gamma par exemple, on perd toute information concernant sa vitesse.

Qui croire ?

Les BOGDANOV des temps X…

L’astrophysique moderne nous dit que l’apparition de la vie et de la conscience à partir de la soupe primordiale dépend d’un réglage extrêmement précis des lois de la nature et des conditions initiales de l’Univers. Que vous variiez un tant soit peu l’intensité des forces fondamentales et nous ne serions plus là pour en parler. Alors, hasard ou nécessité? Dans l’hypothèse du pur hasard, le réglage parfait qui a permis d’aboutir à la conscience humaine s’expliquerait par l’existence d’une multitude d’univers parallèles. Dans ces derniers, il y aurait toutes les combinaisons possibles des lois physiques et des conditions initiales. La quasi-totalité de ces univers seraient infertiles et n’hébergeraient ni la vie ni la conscience. Sauf le nôtre, qui aurait, par chance, la combinaison gagnante… et nous serions le gros lot. La mécanique quantique et certains modèles du big bang permettent d’envisager l’existence de ces univers parallèles. La science ne pourra donc probablement jamais trancher entre le hasard et la nécessité. Et, là, je vous rejoins tout à fait. C’est à chacun de faire son « pari pascalien ».

Trinh Xuan Thuan


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  1. Salut Jean-Philippe, J’ai lu ton article (à défaut du livre des jumeaux de l’espace) sur la fin du hasard. La question du hasard m’a toujours intéressé et dans ma jeunesse étudiante et insouciante j’étais assez favorable à la Thèse de Laplace à savoir que toutes les particules prises une à une (y compris celles qui nous constituent) respectent les lois de la physique. A ce titre l’état de l’univers à un instant est entièrement déterminé par son état à l’instant d’avant et nous sommes les jouets d’une mécanique dans laquelle nous n’avons aucune prise. J’avais lu il y a longtemps un livre d’Henri Laborit qui s’appelait "Dieu ne joue pas aux dés" qui exposait les deux hypothèses, celle de Laplace et celle de la physique moderne avec ses lois de probabilités qui semblait mieux décrire le réel. Les Bogdanov n’arrivent donc pas sur un terrain vierge avec leur gros sabots. La première chose qui vient à l’esprit c’est que leur thèse n’est pas très réfutable et donc pas très scientifique au sens de Popper : le hasard n’existe que parce que nous ne connaissons pas et ne pouvons pas connaitre les lois qui sous-tendent les phénomènes que nous constatons. Comment réfuter une telle affirmation ? N’est-ce pas le retour du religieux sous une forme adaptée aux progrès de la science ? " Ne vous inquiétez pas, cela ne c’est pas passé tout à fait comme mentionné dans la Genèse, mais on n’en est pas très loin. Au moment du Big-bang l’entropie était nulle, tout était parfait et des lois ont été concoctées rien que pour vous et pour que tout ce passe bien, même si on ne les connait pas et qu’on ne pourra jamais les connaître. Les voix de l’extérieur (de notre Univers) sont impénétrables" La vraie nature du hasard, ignorance humaine ou absence de loi, est à mon avis, au moins pour le moment impossible à trancher de façon scientifique. On peut citer Jacques Monod qui, dans "Le hasard et la nécessité" faisait une distinction intéressante : 1. le « faux » hasard issu de la méconnaissance des conditions initiales que l’on rencontre dans le jeu de dés ; 2. le hasard « essentiel » consistant dans la survenue d’un événement à l’intersection de deux chaînes causales indépendantes : une tuile tombe sur la tête d’un passant. La chute de la tuile et la présence du passant ne sont pas liées ; 3. le hasard « radical » inhérent à la structure quantique de la matière. Pour les Bogdanov, le hasard se résumerait donc au "faux hasard". Le Dieu-horloger est la thèse de Trinh Xuan Thuan dans "La Mélodie secrète" (1988). Il faisait déjà le constat que les modélisations, qu’il appelait "univers-jouets", pour avoir une chance de durer devaient posséder des constantes dont les valeurs étaient celles de notre univers. Il partait du principe que l’existence d’une infinité d’univers "essayant" de façon continue toutes les valeurs des constantes de base contredisait l’idée qu’il se faisait d’un principe d’économie et en déduisait que quelqu’un avait réglé ces constantes aux valeurs adéquates. Richard Dawkins dans "The god dilusion" plaide au contraire, fidèle à sa logique darwinienne, pour une infinité d’univers dont les seuls viables ont survécu. Il oppose à la thèse du Dieu-horloger l’argument que ce Dieu devrait être plus complexe que sa création. Or, dans une telle hypothèse il reste incréé. Bref, s’il est intéressant de confronter les différentes conceptions, il n’est pas possible de trancher par autre chose que sa propre sensibilité. Celle des Bogdanov semble être résolument religieuse.

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  2. Si le hasard n’existe pas et que tous les phénomènes résultent de lois, connues ou inconnues, connaissables ou inconnaissables, il faut pousser le raisonnement jusqu’au bout et dire au-revoir au libre-arbitre et d’une façon générale à la liberté. On retombe dans la logique de Laplace. Pourquoi pas ? Mais il faut être clair sur le sujet…

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    • Je crois que l’on est en phase ! Merci pour ton commentaire. C’est vrai que le bouquin des frérots n’apporte rien de nouveau mais il est une bonne synthèse de la thèse créationniste filtrée par les scientifiques.. La mise en perspective de Heisenberg et de Gödel est bien vue, il me semble. La thèse du multivers n’est pas non-plus réfutable. Comme tu le dis, on ne peut s’en remettre qu’à notre intuition.

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  3. Merci pour ce résumé du livre et de ces commentaires. J’en déduis que les frères Bogdanov exploitent la même idée depuis plusieurs livres déjà ("Avant le big bang" – "Le visage de Dieu") et que ce dernier ne ramène pas grand chose à la question… C’est vrai qu’il y a de quoi imaginer à l’infini entre les réalités scientifiques, les hypothèse à profusion et les dogmes de tous genres. Les promenades intellectuelles et les rêvasseries mystiques ont encore de grands jours devant elles.

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  4. Sur le mem theme l’excellent livre de Jose rodrigues dos santos: La Formule de Dieu

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  5. Bonjour/Bonsoir Je suis d’accord avec le titre du Livre qui est une reconnaissance implicite de l’existence de DIEU. Toutefois je conseille aux auteurs pour étayer leurs écrits de ne pas se limiter aux livres saints chrétiens mais de s’intéresser particulièrement au Livre Saint des musulmans à savoir LE CORAN. Ils y trouveront beaucoup de vérités scientifiques qui ont été et qui continuent d’être découvertes tels que l’expansion constante de l’univers, la grande course du soleil et bien d’autres. N’oubliez pas aussi l’ouvrage de Maurice Bucaille : La Bible Le Coran et La Science mais également les nombreux ouvrages de Harun Yahya (Adnan Octar) sur les miracles scientifiques du CORAN. Je suis pleinement convaincu que quiconque s ‘intéresse au CORAN et mène des études scientifiques en se basant sur Le CORAN verra que ses écrits ne seront contestés même dans plusieurs milliards d’années car DIEU a été clair dès l’entame de ce Livre à savoir que "C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute". En outre il a précisé que "s’il provenait d’un autre que DIEU tu y trouverait maintes contradictions". Merci et que DIEU nous facilite à tous la lecture et la bonne compréhension du CORAN.

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  6. Oser affirmer SANS point d’interrogation que c’est : " La fin du hasard " n’est qu’une pure fumisterie La preuve Il y a # 200 millions d’années sont apparus ( traces les plus anciennes découvertes à ce jour ) les dinosaures. Il y a # 65 millions d’années ( traces les plus anciennes ), ils ont disparu de la surface de la Terre. Tous les paléontologues sont d’accord pour CONSTATER qu’à partir de cette date – 65 millions d’années il y a eu une véritable explosion des mammifères, dont nous sommes. Si le HASARD de la chute d’une ou de météorites ESSENTIELLEMENT responsables de la disparition des dinosaures n’avait pas eu lieu, on peut DONC sérieusement se poser la question de savoir si l’espèce humaine aurait émergé et surtout combien de temps cela aurait il pris ? Si les frères Bogdanov sont capables de nous expliquer sérieusement et scientifiquement que la chute de cette ou de ces météorites a été programmée par une soi disant intelligence supérieure, je suis prêt à manger mon chapeau …. Pour ma part, il est donc absolument EVIDENT que le hasard est bien le MAÎTRE de l’univers et le créateur, bien plus SERIEUX et PROBABLE, même "involontairement" du développement de l’espèce humaine, que tout autre Dieu, soi disant, créateur de l’univers… Il est par ailleurs aussi absurde de nier que le hasard existe que d’affirmer AUJOURD’HUI urbi et orbi que l’univers est nécessairement issu du SEUL Big Bang… Que certains aient besoin de publicité pour qu’on lise leur prose est une chose. Que ceci soit de la science en est une autre. Justicier

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  7. Je viens de terminer ce livre qui m’a été offert "par hasard"pour Noël. Je crois à la lecture de certains chapitres, en particulier les deux derniers, que les jumeaux sont bien placés pour le prix ignobel de physique ! Je ne savais pas qu’ils avaient entrevu l’accélération de l’expansion de l’univers bien avant tout le monde et ce, grâce à un "champ scalaire" apparu, presque "par hasard" dans leurs calculs.J’ai aussi beaucoup apprécié les 3 catégories du temps: réel pour celui que l’on connait, imaginaire pur avant le Big Bang où tout était information et bien sur complexe entre les deux. Donc un bon livre à conseiller aux amateurs de science-fiction

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    • Merci de ses commentaires très pertinents. Il semble en effet que les jumeaux soient particulièrement doués pour avoir fait des calculs d’où surgissent, inopinément, l’expansion de l’univers à travers un champ scalaire !!! Leur idée d’un temps imaginaire est assez novatrice aussi même si personne ne peut dire à quoi ça ressemblerait.

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    • tapez " zéro maitre de l’instant " et consultez le PDF Vous aurez peut-être des réponses a vos questions .Amicalement.

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  8. Pourquoi opposer Dieu et hasard? En quoi est-ce contradictoire? Peut-être que Dieu se cache derrière ce hasard? A. Einstein: "Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito." Les derniers résultats en Mécanique Quantique (N. Gisin "l’impensable hasard") et en informatique (Théorie Algorithmique de l’Information) nous amènent à poser le hasard comme une réalité intrinsèque à l’Univers. Les Bogdanov ont une interprétation réductrice et négative de l’aléatoire.

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    • C’est bien parce que Dieu est assimilé au hasard que le hasard n’existe pas. Dieu est ici la cause première calculatrice. Einstein défend l’idée de l’illusion du hasard par ignorance de toute la création de Dieu. La connaissance que nous avons du monde et de la création est limitée et renvoie aux propres limites de l’homme à s’approprier cette connaissance. Le hasard est par définition l’absence de causalité, or Dieu serait la causalité primordiale …

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    • Le hasard que vous citez n’est pas réel. Il est du à notre ignorance et donc en quelque sorte virtuel. Celui de la Mécanique Quantique et de l’Informatique est irréductible et constitue le substrat de la réalité. Il est nécessaire à notre compréhension des phénomènes. Et ce hasard n’est pas une illusion mais bien réel.

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    • Bien sur, on peut toujours, lorsque l’on arrive à une impasse, postuler l’existence de dieu. Mais pourQuoi ? Ne peut-on pas rester dans l’incertitude et dire : je ne sais pas. Dans le cas qui nous occupe, c’est le Dieu chrétien qui est opposé au hasard : saint augustin, puis tous les pères de l’église qui ont suivi ont assimilie dieux à la cause première incausee. C’est un recyclage du premier moteur immobile d’Aristitote. C’est aussi le dieu horloger de Voltaire. Dans cette conception de dieu, tout est calculé à l’origine : tout a été pense pour que le monde soit comme il est (relire l’article sur Leibniz et son meilleur des mondes). C’est aussi cette conception que les frères de l’espace ont repris à leur compte dans leur livre. C’est cette conception de Dieu que la physique remet en cause en démontrant l’existence du hasard. Merci pour votre commentaire.

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    • Le petit-père COMBES écrit: "C’est cette conception de Dieu que la physique remet en cause en démontrant l’existence du hasard." En effet. Cette cocepion de Dieu est erronée. Comme elle le fut du temps de Giordano Bruno et de Gallilée. La science remet en cause cet anthropocentrisme et nous invite à élargir et changer notre vision. Toutes les religions le disent, il y a un voile entre Dieu et sa création. Ce voile comme le suppose Bernard d’Espagnat dans "Le réel voilé" est justement cet aléatoire que l’intellect humain ne peut percer. C’est une barrière infranchissable. Comme le suppose les Mathématiques et la Mécanique Quantique. Nulle contradiction donc entre Dieu et l’aléatoire. L’aléatoire fait partie de la création de Dieu. C’est son substrat.

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  9. D’ordinaire, je crois que certains volumes peuvent être mal expliqués, et cela arrive souvent. Mais, pour avoir travaillé et émit un rapport de lecture dans un cours universitaire en rapport avec ce volume, je dis chapeau à l’auteur de l’article car il a avec simplitude et exactitude résumé et expliqué l’oeuvre des Bogdanov. Et je crois, que leur idée est assez intéréssante, bien que certaines preuves concrètes devraient aggrémenter leurs écrits.

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    • la notion du voile est bien pratique : on ne peut ainsi rien dire, ni mettre en cause quoi que ce soit. Nulle contraction centre Dieu et aléatoire, certes, mais pas non-plus de concordance. Dire que l’aléatoire existe ne démontre en rien l’existence de Dieu. ça démontre juste qu’il y a de l’aléatoire.

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  10. Citations de livres religieux= faiblesse scientifique. Ceci dit, la relative rareté de publicités vous honore.

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  11. tapez "zéro maitre de l’instant et consultez le PDF. Amitié.

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  12. […] l’avons vu dans un article précédent (La fin du hasard), les Bogdanov ne croient pas à l’existence du hasard : partant du principe d’inertie de […]

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  13. […] une lecture  attentive de La fin du hasard, ouvrage certes discutable mais néanmoins très intéressant, je me suis (encore) laissé  tenter […]

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Astrophysique, Bogdanov, Philosophie, Science

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