Bref résumé de l’histoire de France

Contrairement à l’idée reçue, nos ancêtres ne sont pas gaulois, mais celtes (hommes supérieurs étymologiquement). Ils viennent du centre de l’Europe. Le territoire est alors une mosaïque de peuples (Arvernes (en Auvergne), Helvètes (en Suisse), Eduens (dans le Jura), Senons (autour de la Seine), Carnutes (en Bretagne), que seule la langue relie (et encore…).


Du même auteur

Le roman inspiré de MEIN KAMPF racontant l’irrésistible ascension d’HITLER. Le crépuscule des idéaux, la référence sur l’origine du nazisme, vous plonge dans l’Allemagne d’après guerre, tiraillée par les maux du siècle : le péril rouge et la peste brune

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Bref résumé de l’histoire de France

Ils sont querelleurs, se font la guerre souvent, entre-eux et contre leurs voisins, notamment les plus belliqueux : les Germains. Ces derniers, excellents guerriers, repoussent les Helvètes vers l’intérieur des Gaules, bouleversant le fragile équilibre. Les Eduens, comprimés par cette poussée suisse, font appel à l’homme fort du moment : Jules César.

 La Gaule romaine (-52 à 486)

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Vercingétorix se rend à césar

Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ et Jules César met tout le monde d’accord. Il annexe la Gaule, malgré la résistance héroïque (notamment à Gergovie) des tribus gauloises coalisées sous l’autorité d’un chef charismatique : Vercingétorix . L’Arverne est un grand fédérateur, mais manque d’expérience dans l’art de la guerre que maitrisent parfaitement les légions romaines.

En 52 avant JC, après la défaite d’Alésia (malgré une très nette supériorité numérique), Vercingétorix dépose les armes aux pieds de César.

L’empereur victorieux rentre à Rome, tout auréolé de sa victoire et traverse, avec ses légions, le Rubicon (alors que s’est interdit), prenant ainsi Rome à Pompée (son gendre). Ce dernier terminera la tête tranchée par le Pharaon, soucieux d’obliger le nouveau maître de Rome.

La Gaule est et restera romaine jusqu’en 486 (bataille de Soissons). Jules César devient dictateur à vie. Assassiné par son fils adoptif Brutus, il laisse le trône à Auguste, le premier empereur d’une triste série, dont les plus illustres seront Néron (incendiaire de Rome) et Caligula.

La Pax Romana

Pendant trois siècles la Gaule connaît l’insouciance de la Pax Romana, la paix romaine qui permet son essor économique. Le Latin remplace le Celte et les Gaulois adoptent des noms romains. Le druidisme est abandonné. Les voies de circulation permettent le commerce et les fleuves sont domestiqués, ouvrant des terres supplémentaires à l’agriculture.

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Clovis

Mais bientôt le puissant protecteur (Rome) vacille sous les coups répétés des hordes barbares venues des frontières orientales de l’Empire. Occupés à Rome, les empereurs ne peuvent intervenir en Gaule. Alains, Vandales (qui occuperont l’Afrique du nord) et Sueves pillent le pays. Puis les Burgondes (qui donneront leur nom à la Bourgogne), les Wisigoths (qui s’installeront jusque dans le sud de l’Espagne) et enfin le fléau de Dieu (Attila) se succèdent en vagues ravageuses. Les Francs salins, venus de l’Est, remporte, sous les ordres de CLOVIS, en 486 la bataille de Soissons, sur le dernier avatar (Syagrius) romain en Gaule.

La gaule chrétienne : Vème siècle

L’Empire Romain connait une période troublée, marquée par la présence simultanée à sa tête de deux César et autant d’Auguste. Constantin met fin à cette Tétrarchie. Puis, il se convertit au christianisme (324), entrainant avec lui son Empire. Une nouvelle capitale qui porte son nom est fondée en 324 : Constantinople.

Clovis, jeune chef franc, a bien vu comment la religion pouvait cimenter un Empire. Il suit la voie empruntée par Constantin et, en 498, se convertit au christianisme. Cet acte politique lui permet de soumettre les tribus rivales. La Gaule est dorénavant un royaume franc.

Les Mérovingiens (498-751)

Clovis puise dans le vivier de ses ancêtres, et notamment de son aïeul Mérovée, pour donner un nom à la première dynastie, celle des Mérovingiens. Des monarques plus ou moins inspirés se succèdent (Thierry, Childéric, Thibaud, Clotaire…), dont Dagobert, qui ajoute la Bourgogne au royaume. A son apogée, le royaume mérovingien couvre la Belgique, une partie de l’Allemagne, la Suisse et bien entendu la Gaule.

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Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers

Au VIIIème siècle, une nouvelle menace pointe son nez : le prophète de l’Islam, Mahomet conquiert toute la péninsule arabique. Fanatisés par la religion, ses successeurs, les dynasties sunnites omeyyades puis abassydes, conquièrent l’Afrique du nord, puis l’Espagne. C’est donc par le Sud que les Musulmans envahissent la Gaule. Nous sommes en 732 et Charles Martel (grand-père de Charlemagne) s’illustre à Poitiers en « sauvant » la chrétienté.

Le dernier Mérovingien, Chilpéric III, est déposé par Pépin dit « le Bref » (avec avis favorable du pape). Chilpéric est tondu et termine sa vie dans un monastère.

Les Carolingiens (751-987)

 

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Pépin le Bref

Charles Martel inaugure une nouvelle dynastie, celle des Carolingiens. Son fils, Pépin-le-Bref, lui succède comme premier Roi la dynastie, avant de céder à son tour le royaume franc à son fils : Charlemagne. Fort de ses conquêtes, notamment sur les Lombards, les Musulmans d’Espagne et les Saxons, il endosse le titre d’Auguste et d’Empereur (qu’il reçoit du pape Léon III), titre en désuétude depuis la chute de Rome. Son empire couvre une surface de plus d’un million de km2 (France, Italie, Allemagne).

Charlemagne (Charlus Magnus ou Charles le grand) fait beaucoup pour le royaume : il développe notamment l’éducation et pas seulement religieuse. Mais le point faible de la dynastie carolingienne, la règle de succession (la loi salique), sera sa perte : Charlemagne lègue son royaume à ses trois héritiers qui, bien entendu, se disputent l’héritage. Louis V est le dernier des Carolingiens.

Les Capétiens (987-1792)

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Hugues CAPET

En 987, la couronne passe sur la tête de la troisième dynastie : les Capétiens du nom de son promoteur : Hugues Capet. On part pour presque mille ans d’obscurantisme : le roi de droit divin est tout puissant et la féodalité est l’ossature du royaume : la vie est bonne pour quelques-uns et la pauvreté est garantie le reste de la population. Les progrès scientifiques sont ralentis par l’intransigeance religieuse qui interdit de remettre en question, sous peine de bûchers, le dogme.

Dans ce royaume, les uns prient (le Clergé), les autres combattent et rendent la justice (les Nobles) et enfin, les derniers travaillent (les Serfs) au service des deux premiers.

Byzance, les croisades et la guerre de cent ans

Le monde chrétien vacille. Constantinople (Capitale de l’empire chrétien orthodoxe) est menacée par les Perses, puis les Musulmans qui lancent offensives sur offensives. Ils vont jusqu’à occuper les lieux saints (Jérusalem, siège du saint Sépulcre, de Golgotha et du temple de Salomon entre autres). Le pape Urbain II (un Français) appelle en 1095 le royaume franc à la rescousse. C’est le début de la première croisade, sous l’autorité de Godefroid-de-Bouillon, qui reprend Jérusalem aux Musulmans. Baudoin (le lépreux) devient roi de Jérusalem. Pas pour longtemps…

Saladin (un général Kurde sunnite) efface vite ce brillant résultat, après avoir battu l’armée croisée, épuisée par une marche interminable dans le désert. N’oublions pas que Jérusalem est également sainte pour les Musulmans (ce fut de là que Mahomet monta au ciel sur son cheval ailé BOURAQ). Les armées franques rentrent défaites au pays.

La guerre de cent ans (1328-1475)

En 1152, la duchesse d’Aquitaine épouse le conte d’Anjou, duc de Normandie : Henri Plantagenêt. Henri II devient roi d’Angleterre et met donc un pied, et un grand, sur le continent. La guerre de cent ans aura lieu.

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eanne d’Arc

Philippe- Auguste réussit malgré tout, avec la victoire de Bouvine en 1214, à sauver le royaume de France, menacé par ses deux belliqueux voisins : l’Angleterre et l’Allemagne.

A partir de 1328, commence la guerre qui durera cent ans. Décimée à Azincourt, la noblesse de France est menacée d’extinction. Elle est sauvée une premier fois par Dugesclin et une seconde par Jeanne-la-pucelle qui boute, à partir de 1430, les Anglais hors de France. En 1475, avec le traité de Pecquigny, Louis XI sort la France de cette guerre interminable. Les Anglais n’occupent plus que Calais.

Bref résumé de l’histoire de France

La France moderne

Dès 1450, la France a pratiquement ses frontières actuelles, à l’exception de sa frange Est.

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François premier

Avec François Ier commence l’aventure italienne. On en retient :

  • la bataille de Marignan, dont on ne donnera pas ici la date ;
  • ainsi que les exploits du chevalier Baillard qui adoubera François.

L’essor est aussi économique.

Lyon devient un carrefour du commerce européen. C’est également l’époque des châteaux de la Loire et de Montaigne. La Boétie s’interroge, en voyant les milliers de paysans en servage, sur les raisons qui expliquent cette Servitude Volontaire.

 » Les hommes naissent libres et partout ils sont dans les chaines « .

Le précurseur de la révolution à venir, c’est lui !

L’usage du Français devient obligatoire. Jacques Cartier, quant à lui, découvre le Canada !

Les guerres de religions

La religion chrétienne qui, depuis Jésus Christ, prône l’amour du prochain, est de nouveau à l’origine de profonds et meurtriers bouleversements. Paul III, en 1540, avait déjà rétabli les tribunaux d’inquisition et envoyé Ignace de Loyola et ses Jésuites mettre un peu d’ordre dans la foi française.

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saint Barthélémy

Mais Luther en Allemagne d’une part et Calvin en Suisse et en France, d’autre part, poussent à la réforme : le retour à l’origine de la foi, la fin du Clergé, cet intermédiaire qui usurpe le pouvoir divin à son profit. Ils exigent la fin des indulgences, demandent la messe en Français (l’usage du latin permettant en effet au clergé de conserver un monopole sur les textes saints qu’ils étaient les seuls à comprendre et interprétaient donc à leur avantage).

Les Guises s’intronisent « champions » des Catholiques. Le grand massacre commence avec Henri II. La haine attisée par les Guises connaît son apogée avec la saint-Barthélémy. En 1572, à l’occasion des noces de Margot (Marguerite de Valois) et de Henri de Navarre (futur Henri IV), on passe du Huguenot par les fenêtres, on en brûle par centaines, on en écartèle… Que ne ferait-on pas au nom de l’amour du prochain ?

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Henri IV

Henri de Navarre entre à Paris avec son célèbre

 » Paris vaut bien une messe « . Henri de Navarre

Il devient Henri IV en abjurant, par calcul politique, sa religion et en se convertissant au catholicisme. En 1598, il signe l’édit de Nantes, le premier texte sur la tolérance religieuse. Sully redresse les finances du pays. Mais, le 16 mai 1610, Ravaillac poignarde le bon Roi.

Louis XIII lui succède. La lutte contre les Huguenot reprend de plus belle. Richelieu devient chef du Conseil (premier ministre). Mais il sait que la France a besoin des réformés, notamment pour faire tourner l’économie, et cherche un compromis. L’Angleterre protestante souffle sur les braises. Richelieu prend La Rochelle, place forte majeure des Protestants.

Le roi soleil (1643-1715)

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Louis XIV

Louis XIV est encore sous la tutelle de Mazarin (successeur de Richelieu) lorsqu’il succède à son père. Il subit la fronde des seigneurs qui contestent l’autorité royale. Il trouvera la solution : il transforme la noblesse d’épée en noblesse de robe ; il attire tout ce beau monde à la cours de Versailles où il pourra le contrôler (L’État c’est moi ! ).

Tocqueville décriera brillamment ce phénomène dans son célèbre L’ancien Régime et la Révolution.

Mais en retirant les seigneurs des provinces, il donne aux bourgeois éclairés le soin d’administrer les provinces. Une nouvelle élite voit le jour. Elle sera à l’origine dans un siècle de la Révolution. Les Nobles conservent leur privilèges, bien qu’ils n’exercent plus leurs fonctions ancestrales : la sécurité (des serfs) et la justice. Les inégalités de traitement deviennent ainsi de plus en plus insupportables aux yeux du petit peuple qui gronde.

C’est aussi, avec Colbert, l’époque de la création des grandes à manufactures, comme celle des Gobelins.

Louis XV (1715-1774) et les Lumières

Avec Louis XV, le phénomène décrit par Tocqueville s’amplifie. La haute bourgeoisie a accès à la culture et s’enrichit. Certains bourgeois, comme Voltaire, sont bien plus éclairés que le plus brillant des Nobles et souvent plus riches ! Les idées révolutionnaires sont déjà en germes chez de nombreux auteurs : Rousseau et son Contrat social, Montesquieu et son Esprit des Lois. La laïcité comme garant de la liberté et de la tolérance est un concept auquel se rallient de nombreux penseurs.

Louis XVI (1776-1793) et la Révolution

Article de fond sur la révolution française

Louis, seizième du nom, paye l’addition. Surendettement du royaume, famine due à de mauvaises récoltes, il n’en fallait pas plus pour qu’éclate la Révolution préparée par les élites bourgeoises éclairées déjà citées.

Les États généraux du 5 mai 1789

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Les états généraux

Louis XVI, à court d’argent, convoque les États Généraux, seul corps d’État autorisé à lever de nouveaux impôts. Necker, ministre du budget, présente l’état des finances plombées par le soutien à la guerre d’indépendance américaine et par les dépenses personnelles de sa majesté la reine Marie-Antoinette. Le Tiers État ne veut plus que l’on vote par ordre, mais par tête ! Le Roi, bien entendu, refuse et souhaite une levée de la séance. MIRABEAU lancent alors son fameux :  » nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ! Le Roi lui répond :  » ils ne veulent rester ? Eh bien foutre, qu’ils restent !  »

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serment du jeu de Paume

Les députés du tiers se dirigent alors vers la salle du jeu de paume (sous l’autorité de Bailly, maire de Paris) où ils font le serment de ne pas se séparer avant d’avoir doté la France d’une constitution.

Prise de la Bastille – 14 juillet 1789

Le retour de La Fayette n’y fait rien. Sous l’impulsion de Camille DESMOULINS, outré par le renvoi de Necker, les Parisiens prennent la Bastille le 14 juillet. Delaunay, son gouverneur est assassiné. L’Assemblée Nationale est constituée et reconnue par le Roi en gage d’apaisement. Il va même jusqu’à arborer sur son chapeau la cocarde tricolore que lui tend La Fayette général en chef des gardes nationaux.

L’abolition des privilèges – 4 aout 1789

L’abolition des privilèges est votée le 4 août 1789 et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen lue par La Fayette le 26 août de la même année.

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La fuite Varennes

Mais la contre-révolution est déjà en marche, en Vendée d’abord, mais aussi sur les frontières est du royaume où les exilés en appellent au roi de Prusse et à l’empereur d’Autriche. Brunswick, général en chef prussien, menace la ville de Paris de représailles. Cette initiative ne fait que remonter la détermination des révolutionnaires.

La fuite de Varennes – 20 juin 1792

Pour supprimer tout risque de retour en arrière, Saint-Just réclame la mort du Roi, signe de ralliement des opposants :  » un Roi doit régner ou mourir ! » dit-il à l’Assemblée. La tentative de fuite de Louis XVI s’achève le 20 juin 1792 à Varennes. Le peuple perd définitivement confiance en son Roi.

La prise des Tuileries – 10 aout 1792

Sous l’impulsion du Montagnard Danton, la commune de Paris passe en mode insurrectionnel. Les Tuileries sont prises le 10 aout 1792 avec l’aide des fédérés bretons et marseillais.

La mort du Roi – 21 janvier 1793

Le Roi est guillotiné le 21 janvier 1793. La Convention, siège du pouvoir législatif, est le théâtre d’un affrontement violent entre les Montagnards de Robespierre, Saint-Just, Danton et Marat et les Girondins de Brissot et de Vergniaud.

La contre-révolution

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Marat assassiné

Les Chouans, à l’ouest, raniment la contre-révolution. Danton, ministre de la justice, met en place le tribunal révolutionnaire. Marat, qui réclame « 100 000 têtes », est assassiné. Les Girondins sont arrêtés et guillotinés.

Personne ne peut s’opposer à la montée en puissance de Robespierre qui met en place un régime de terreur.

La terreur

Desmoulins et Danton, qui menacent Robespierre par leur appel à la clémence dans Le Vieux Cordelier, sont guillotinés. Robespierre devient l’homme fort d’un pays en pleine ébullition qui commence à faire peur aux têtes couronnées des pays voisins.

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Robespierre

Les monarchies européennes lancent leurs troupes vers la France. Elles sont écrasées à Valmy. Robespierre s’enferme dans un délire paranoïaque, guillotinant à la chaîne ses opposants et inventant le culte de l’Être suprême. 1794 sera sa dernière année. Sa tyrannie est dénoncée par Tallien et Barras.

Le 9 thermidor, il est arrêté par Barras à l’hôtel de ville. Il se tire un coup dans la mâchoire. A peine rafistolé, le voilà sur l’échafaud, laissant un vide au sommet de l’État.

 

Le Directoire

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Barras

Le vide est comblé par un Directoire (1795-1799) dominé par Barras. Le pays en a fini avec la terreur. Bonaparte, qui a été remarqué par Barras lors du siège de Toulon, se marie avec Joséphine de Beauharnais, puis prend la tête de l’armée d’Italie et remporte des victoires décisives sur les Autrichiens à Arcole et à Rivoli. Il renfloue les caisses du directoire par son trésor de guerre. Lui est alors confiée une nouvelle mission : couper la route des Indes aux Anglais en prenant l’Égypte. C’est un demi échec. Il quitte son armée et revient à Paris.

Napoléon

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Coup d’Etat du 18 brumaire de Bonaparte

A peine arrivé, il organise, le 18 brumaire, un coup d’état pour renverser le Directoire. Avec l’aide de son frère Lucien, président de la Chambre des cinq-cent et de Murat, il prend le pouvoir par la force. Bonaparte devient Napoléon. Il est nommé Consul aux côtés de Sieyes et Ducos, puis premier consul, et, après la victoire d’Austerlitz, Empereur (1804) Talleyrand, évêque d’Autun, introduit sur la scène politique par Barras sous le Directoire, devient son ministre des affaires étrangères et Fouché son chef de la police. Son rêve européen s’achève à Waterloo en 1815. Il laissera le code civil (inspiré du code Justinien).

Restauration et nouvel Empire

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Napoléon III

Une brève restauration suit (Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe, le roi bourgeois) avant que le neveu de l’Empereur, après deux tentatives ratées, profite d’une nouvelle révolution (1848), d’une très brève seconde république, pour récupérer la couronne de laurier. Louis-Napoléon Bonaparte, dit Napoléon III, se fait à son tour Empereur (1852), après avoir été élu président de la seconde république. Il modernise la France, intervient en Crimée (déjà) contre les Russes, puis est battu à Sedan (à cause de l’incurie du général Bazaine), par les Prussiens en 1870.

La commune de Paris (1870) et la IIIème République (1871)

La commune de Paris refuse la reddition de la capitale et se soulève. Thiers, fort des ses « Versaillais », matte les Parisiens dans un bain de sang. Le communisme toutefois deviendra l’une des grande idéologie du XXème siècle.

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Jules FERRY

1871, la III ème république est née. Jules Ferry donne l’impulsion coloniale et la France met le pied en Algérie et au Tonkin. Jules FERRY pose aussi les bases de l’école de la République. Jaurès donne de la voix à gauche, soutenu (et parfois combattu) par Clemenceau le radical.

Les partis bonapartiste et royalistes menacent la stabilité de la république. Clemenceau fait tomber les ministères avant d’être appelé à l’intérieur où il se fait un nom : Premier flic de France en créant ses fameuses brigades (du Tigre).

L’affaire DREYFUS (1899)

L’antisémitisme est alors banal. Il s’affiche dans la presse (Edouard DRUMONT) et coure les couloirs des assemblées. L’affaire Dreyfus, au tournant du siècle, en est la plus célèbre illustration. Le journaliste Théodor HERTZL s’appuiera sur ces évènement pour faire émerger l’idée sioniste visant à créer un État en Israël pour les Juifs. L’affaire DREYFUS divise la France avec, d’un côté, la droite conservatrice (anti-dreyfusarde) et de l’autre la gauche pro-dreyfusarde (où s’illustrent CLEMENCEAU, ZOLA et JAURES).

Le capitaine DREYFUS, accusé de trahison, est finalement,acquitté. La France peut se consacrer à l’organisation de l’exposition universelle de 1900 où elle présente la tour Eiffel.

Première guerre mondiale (194-1918)

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Tranchée allemande

Mais déjà la revanche de 70 pointe son nez. Le Kaiser Guillaume II et son chancelier Otto von BISMARCK veulent provoquer la France.

L’assassinat de l’archiduc d’Autriche à Sarajevo par un Serbe (de l’organisation La Main Noire), provoque le déclenchement d’un mécanisme d’alliances qui aboutit au conflit.

L’Autriche veut régler ses comptes avec la Serbie, soutenue en cela par l’Allemagne qui dispose de l’appui de l’Empire OTTOMAN. La Serbie, de con côté, reçoit l’appui du monde orthodoxe et notamment de la Russie alliée à la France et à la Grande-Bretagne. La guerre est inévitable.

Après l’incursion éclair des armées allemandes sur le territoire français, le front se stabilise dans une guerre de tranchées.

La Russie se retire du conflit (traité de Brest-Litovsk) après la prise du pouvoir par les Bolchéviks (1917). Le Kaiser concentre alors ses troupes sur le front Ouest avant l’arrivée des Américains de Pershing. Mais il est déjà trop tard. Clemenceau se révèle être l’homme de la situation. Il contraint l’Allemagne à demander la capitulation. Il est le père la Victoire. Pétain, quant à lui, s’est illustré à Verdun. Il s’illustrera encore…

Le traité de Versailles (1919)

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Traité de Versailles – Wilson (US)- Clemenceau (France)- Llyoyd Georges (GB)- Orlando (Italie)

Le traité de Versailles (1919) règle l’après-guerre, sans tenir compte des peuples vaincus. Il est vécu comme un diktat par les Allemands et sera à l’origine de la prochaine guerre. En attendant, le pays se reconstruit.

L’entre-deux guerres voit la victoire des idées socialistes : Léon Blum fait voter la semaine de quarante heures et la retraite à 65 ans. C’est le temps du front populaire, des occupations des usines.

De l’autre côté du Rhin, l’Allemagne, étranglée par les conditions sévères du Traité de Versailles (dénoncées par l’économiste britannique KEYNES) sombre dans la misère et l’hyper-inflation. La haine du Français s’installe dans une société encore hésitante entre

  • les idéaux socialistes (incarnés par les ligues spartakistes et le parti communiste de Rosa Luxembourg et Karl LIEBKNECHT) et
  • nationalistes (incarnés par le parti Nazi d’Adolf HITLER).

La seconde guerre mondiale

Hitler accède au pouvoir légalement (1933) avec 30 % des voix sur un programme nationaliste et socialiste. Il écarte le vieux Maréchal Hindenbourg et prend le titre de Président-Chancelier. Il interdit les partis politiques, commence sa politique de ségrégations et réarme l’Allemagne. Suite au traité de Munich (1938), où Chamberlin (pour les Britanniques) et Daladier (pour les Français) lui ont laissé les mains libres, il absorbe les Sudètes (franche germanophone de la Tchécoslovaquie). Il en fait de même avec l’Autriche (l’Anschluss) puis avec la Pologne).

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Affiche de propagande de Vichy

En 1939, il lance (comme il l’avait écrit dans Mein Kampf) ses chars sur les Ardennes (1939). Les Nazis sont à Paris. De Gaulle sauve l’honneur de la France en lançant depuis Londres son appel du 18 juin. Le gouvernement français se replie sur Bordeaux, partagé sur l’attitude à adopter.

Paul REYNAUD, président du Conseil, démissionne le 16 juin et est remplacé par le héros de la grande guerre : le maréchal PETAIN. Le gouvernement prend ses quartiers à Vichy en zone libre et l’assemblée nationale donne les pleins pouvoirs au vieux Maréchal « à l’effet de promulguer une nouvelle Constitution de l’État français ». La IIIème république n’est plus. Le 3 octobre 1940, les premières lois sur les Juifs sont promulguées et la France s’engage dans la collaboration.

La France libre se bat encore en Afrique du Nord. A El Alamein, elle parvient à stopper les armées de Rommel.

Débarquement allié en Provence, puis en Normandie (6 juin 44), forte pression de Staline sur le front de l’est, bombardement allié notamment sur Dresde, bientôt l’Allemagne n’en peut plus. Paris outragée est libérée et l’Allemagne capitule. Churchill, en grand visionnaire, dénonce le « rideau de fer qui vient tomber sur l’Europe ».

La guerre froide durera jusqu’en 1989 avec la chute du mur de Berlin.

La quatrième république et l’Europe (1945-1958)

1945, la IVème République voit le jour. Le Conseil National de la Résistance (CNR), créé des 1943 en réaction à Vichy, donne l’impulsion d’un programme de réformes sociales et d’économie planifiée :

  • nationalisation de l’énergie (EDF voir le jour en 46) ;
  • nationalisation des assurances et des banques ;
  • création de la sécurité sociale.

Pour prévenir la guerre sur le vieux continent, l’idée de la construction européenne fait son chemin : Le 9 mai 1950, le ministre des Affaires Étrangères français, Robert Schumann déclare :

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait ». Robert SCHUMANN

Le 18 avril 1951, le Traité de Paris instituant la première communauté européenne (avec notamment la France, l’Italie et l’Allemagne) est signé. La CECA devient la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Le 25 mars 1957, sont signés les Traités de Rome créant le CEE, la Communauté économique européenne.

La cinquième république et les guerres d’indépendance

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Guerre d’Algérie

La IVème république étant peu stable, De Gaulle propose aussitôt une Vème république (1958), dont l’objectif est de donner au pays un exécutif fort. Il en devient le premier Président (à la tête du RPF).

En 1954, à Dien-Bien-Phu, l’Indochine est perdue Puis, c’est le tour de l’Algérie après les accords d’Evian en 1962.

Ben BELLAH devient le premier président de la république algérienne indépendante). Il sera suivi par Boumédienne puis Chadli Bendjedid. La France perd également la Tunisie, le Maroc et l’Afrique Noire.

La demi-révolution de 68

Mai 1968 ne changera pas grand chose, les Français votant pour le conservatisme après avoir voulu tout renverser. Pompidou assure le service après-vente. Mai 1968 marque le début de la libération des mœurs.

Le 1er juillet 1968, c’est aussi le début le l’union douanière en Europe.

Le temps du chômage

C’est la fin des « trente glorieuses » avec le premier choc pétrolier. La France, pour la première fois depuis la libération, connait le chômage. Le Centriste (UDF) Valéry Giscard d’Estaing s’illustre (1974) comme le premier président du déficit, imité par le socialiste François Mitterrand (1981 et 1988), puis le conservateur gaulliste Jacques Chirac (1995).

Le Traité de Maastricht est signé le 7 février 1992. Il donne à la construction européenne une dimension nouvelle. L’Union européenne » (UE) remplace la CEE avec l’objectif de doter l’Europe d’une dimension politique En 1999, la monnaie unique voit le jour.

Le Conservateur Nicolas Sarkozy est élu en 2007. Peu aidé par la crise des surprimes, il subit les déficits. Avec le socialiste François Hollande, le déficit passe la barre des 2000 milliards d’euros.

Depuis la monnaie unique (2000), la spéculation financière ne se fait plus entre les monnaies. Elle s’est déplacée sur les dettes souveraines des différents pays de la zone euro qui empruntent à des taux allant jusqu’à 10 %. La dévaluation compétitive n’est plus possible pour rétablir les comptes du pays, comme au temps de Pierre MAUROY (1981). L’ultra compétitivité des entreprises allemandes peut alors s’exprimer dans la zone euro, où elle exporte plus de 70% de ses produits. La richesse européenne prend la route de l’Allemagne. Les pays les plus fragiles, la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, accumule les déficit, faisant craindre l’explosion de la zone euro.

Le temps du djihad

boko haramLes régimes totalitaires du monde musulman tombent les uns après les autres à partir du printemps arabe tunisien (2011). Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Sadam Hussein en Irak (chassé par l’intervention américaine de 2003), Khadafi en Libye sont écartés du pouvoir, laissant un vide, vite comblé par des groupes djihadistes essentiellement sunnites. L’État islamique prend de larges pan de territoires en Irak et en Syrie. La France s’engage par des frappes aériennes et connait une vague d’attentats terroristes dont l’assassinat de 11 membres de l’équipe de Charlie hebdo (janvier 2015), puis du 23 novembre à Paris qui fera plus de cents morts notamment au Bataclan.

Et cent lignes !

LE CRÉPUSCULE DES IDÉAUX

Grand prix du salon du livre des Chavonnes

En 14, il avait cru le Kaiser, l’empereur Guillaume et ses promesses d’une victoire facile. Il s était vu à Paris, sur les quais de Seine, aux bras de filles faciles. Ce fut cinq longues années de terres brûlées, de camarades découpés par la mitraille, et de corps séchant comme du linge sur les barbelés… LIRE LA SUITE

 

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  1. Merci pour ce Résumé Très intéressant

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  2. […] Article de fond: bref résumé de l’histoire de France. […]

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CATÉGORIE

Histoire, Histoire de France

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