Histoire Histoire de France

Résumé de l’Histoire de France en cent lignes

Contrairement à l’idée reçue, nos ancêtres n’étaient pas gaulois, mais celtes (hommes supérieurs étymologiquement). Ils venaient du centre de l’Europe. Le territoire était alors une mosaïque de peuples : Arvernes (en Auvergne), Helvètes (en Suisse), Eduens (dans le Jura), Parisis  (autour de la Seine), Carnutes (au Centre), Allobroges en Savoie…

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Carte des tribus gauloises

 

Bref résumé de l’histoire de France

Leur occupation principale était la guerre souvent entre-eux mais aussi contre leurs voisins, notamment les plus belliqueux : les Germains. Ces derniers, excellents guerriers, repoussèrent les Helvètes vers l’intérieur des Gaules, bouleversant le fragile équilibre. Les Eduens, comprimés par cette poussée suisse, firent appel à l’homme fort du moment : Jules César.

 La Gaule romaine (-52 à 486)

JC. Jules César, à la tête de ses légions romaines, déferla sur les Gaules. Les tribus gauloises organisèrent la résistance sous l’autorité d’un chef charismatique : Vercingétorix. L’Arverne, grand fédérateur, manquait toutefois d’expérience militaire. En 52 avant JC, après la défaite d’Alésia (malgré une très nette supériorité numérique), Vercingétorix déposa les armes aux pieds de César.

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Vercingétorix vaincu par César

L’empereur victorieux prit le chemin de Rome, traversant, avec ses légions, le Rubicon (alors que c’était interdit), chassant par la même occasion le maître des lieux : Pompée (son gendre). La Gaule était romaine et le resta jusqu’en 486 après JC (bataille de Soissons). Jules César devint dictateur à vie. Assassiné en 44 avant JC par Brutus, son fils adoptif, il laissa le trône à Auguste, premier empereur d’une triste série, dont les plus illustres furent Néron (incendiaire de Rome) et Caligula.

La Pax Romana

Pendant trois siècles la Gaule connut un période apaisée : la Pax Romana, la paix romaine qui permit son essor économique. Le Latin remplaça le Celte et les Gaulois adoptèrent des noms romains. Le druidisme fut abandonné, les voies de communication développées, les marais asséchés, les fleuves domestiqués ouvrant à l’agriculture des terres supplémentaires.

Les invasions barbares – IVème siècle

Mais le puissant protecteur (Rome) trembla sous les coups répétés des hordes barbares venues des frontières orientales de l’Empire, menaçant la Gaule. Occupés à Rome, les empereurs ne purent intervenir. Alains, Vandales (qui occuperont l’Afrique du nord) et Sueves pillèrent la Gaule. Puis ce fut le tour des Burgondes (qui donneront leur nom à la Bourgogne), des Wisigoths (qui s’installeront jusque dans le sud de l’Espagne),  puis du fléau de Dieu (Attila) et enfin des Francs salins, venus de l’Est, qui remportèrent, sous la conduite de CLOVIS, la bataille de Soissons en 486 après JC chassant, par la même occasion, le dernier avatar (Syagrius) romain de Gaule.

La gaule chrétienne – Vème siècle

L’Empire Romain connut une période troublée, marquée par la présence simultanée à sa tête de deux César et autant d’Auguste. Constantin mit fin à cette Tétrarchie. Puis, il se convertit au christianisme (324), entraînant avec lui l’Empire. Une nouvelle capitale, qui porta son nom, fut fondée en 324 : Constantinople (actuelle Istanbul).

Clovis comprit comment la religion pouvait cimenter son territoire. Il suivit la voie empruntée par Constantin et, en 498, se convertit au christianisme. Cet acte politique lui permit de soumettre les tribus rivales. La Gaule était dorénavant un royaume franc et chrétien.

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Le baptême de Clovis

Les Mérovingiens (498-751)

Mérovée, aïeule de Clovis, donna son nom à la première dynastie : les Mérovingiens. Des monarques plus ou moins éclairés se succédèrent selon les règles de la loi salique : Thierry, Childéric, Thibaud, Clotaire, Dagobert (qui ajouta la Bourgogne au royaume). A son apogée, le royaume mérovingien couvrait la Belgique, une partie de l’Allemagne, la Suisse et bien entendu la Gaule.

Au VIIIème siècle, le prophète de l’Islam, Mahomet, conquit toute la péninsule arabe. Fanatisés par la religion, ses successeurs (dynasties sunnites omeyyades puis abassydes) déferlèrent sur l’Afrique du nord, puis l’Espagne. Les Musulmans envahirent la Gaule par le sud. En 732, Charles Martel (grand-père de Charlemagne) s’illustra à Poitiers en arrêtant les Arabes et en sauvant ainsi la chrétienté.

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Victoire de Charles Martel à Poitiers en 732

Le dernier Mérovingien, Chilpéric III, fut déposé par le fils de Charles Martel, Pépin dit « le Bref » (avec les encourageants du pape).

 

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Couronnement de Pépin-le-Bref en 751

Les Carolingiens (751-987)

Charlemagne succéda à son père Pépin et donna son nom à la nouvelle dynastie : les Carolingiens. Fort de ses victoires, notamment sur les Lombards, les Musulmans d’Espagne et les Saxons, il prit le titre d’Auguste et d’Empereur (qu’il reçut du pape Léon III), titre en désuétude depuis la chute de Rome. Son empire couvrait une surface de plus d’un million de km² (France, Italie, Allemagne).

Charlemagne (Charlus Magnus ou Charles le grand) développa l’éducation et pas seulement religieuse. Mais le point faible de la dynastie carolingienne restait la loi salique : Charlemagne laissa son royaume à ses trois héritiers mâles qui, bien entendu, se disputèrent l’héritage. Louis V fut le dernier des Carolingiens.

Les Capétiens (987-1792)

En 987, Hugues Capet fut élu Roi de France et donna son nom à la troisième dynastie :  les Capétiens. Mille ans d’obscurantisme commencèrent : le Roi de droit divin, tout puissant, appuyait son autorité sur l’Eglise et la féodalité, véritable ossature du royaume : la vie était bonne pour quelques-uns et la pauvreté garantie pour les autres. Les progrès scientifiques furent ralentis par l’Église qui interdit toute remise en question des vérités du Livre, sous peine de bûchers.

Le royaume était alors partagé en trois ordres : ceux qui priaient (le Clergé), ceux qui combattaient et rendaient la justice (les Nobles) et enfin, les derniers qui travaillaient (les Serfs) au service des deux premiers (ordres).

Byzance, les croisades et la guerre de cent ans

Constantinople (Capitale de l’empire chrétien orthodoxe) fut menacée par les Perses, puis les Musulmans. Ces derniers occupèrent les lieux saints (Jérusalem, siège du saint Sépulcre, de Golgotha, du temple de Salomon, mais aussi troisième ville sainte de l’Islam). En 1095, dans l’objectif de libérer ces lieux saints, le pape Urbain II (un Français) demanda l’aide du Roi franc. Ce fut le début des Croisades. Godefroid-de-Bouillon prit la tête de la première et chassa les Musulmans de Jérusalem. Baudoin (le lépreux) devint roi de Jérusalem.

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La prise de Jérusalem en 1099 par les croisés

Saladin (un général Kurde sunnite) remobilisa les armées musulmanes et battit l’armée croisée, épuisée par une marche interminable dans le désert. Jérusalem était à nouveau musulmane.

La guerre de cent ans (1328-1475)

En 1152, la duchesse d’Aquitaine épousa le conte d’Anjou, duc de Normandie : Henri Plantagenêt qui devint roi d’Angleterre sous le nom de Henri II. L’Angleterre mettait un pied en France. Les graines de la guerre de cent ans étaient plantées. Philippe- Auguste, avec la victoire de Bouvine en 1214, maintint l’unité le royaume de France, menacé par l’Angleterre et l’Allemagne.

La guerre de cent ans débuta en 1328. Décimée à Azincourt (1415), la noblesse de France était menacée d’extinction. Elle fut sauvée une premier fois par Dugesclin et une seconde par Jeanne-la-pucelle (d’Arc) qui bouta, en 1430, les Anglais hors de France. En 1475, avec le traité de Pecquigny, Louis XI sortit la France de cette guerre interminable. Les Anglais n’occupaient plus que Calais.

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Azincourt – Octobre 1415

Bref résumé de l’histoire de France

La France moderne

Dès 1450, la France avait pratiquement ses frontières actuelles, à l’exception de sa frange Est. Avec François Ier commençait l’aventure italienne qui culmina avec la victoire de Marignan (1515) grâce aux exploits du chevalier Baillard qui adouba François Ier.

L’essor était aussi économique. Lyon devint un carrefour du commerce européen. Les châteaux de la Loire furent construits et Montaigne rédigea ses Essais. La Boétie, son ami, s’interrogait, en voyant les milliers de paysans en servage, sur les raisons qui expliquaient cette Servitude Volontaire. Il fut un précurseur des Lumières.

Les hommes naissent libres et partout ils sont dans les chaines. La Boétie

L’usage du Français devint obligatoire. Jacques Cartier découvrait le Canada.

Les guerres de religions

La religion chrétienne qui, depuis Jésus Christ, prônait l’amour du prochain, fut à l’origine de profonds et meurtriers bouleversements. Le Pape Paul III, en 1540, avait rétabli les tribunaux d’inquisition et envoyé Ignace de Loyola et ses Jésuites mettre un peu d’ordre dans la foi française. Mais Luther en Allemagne, d’une part, et Calvin en Suisse et en France, d’autre part, poussèrent à la Réforme : le retour à l’origine de la foi, la fin du Clergé, cet intermédiaire qui usurpait le pouvoir divin à son profit. Ils exigeaient la fin des indulgences, la messe en Français (l’usage du latin permettant en effet au clergé de conserver un monopole sur les textes saints qu’ils étaient les seuls à comprendre et interprétaient donc à leur avantage).

La France fut partagée entre les Huguenots (partisans de la Réforme) et les Catholiques fidèles au pape dirigés par Les Guises. En 1572, à l’occasion des noces de Margot (Marguerite de Valois) et de Henri de Navarre (futur Henri IV), Catherine de Médicis (la Reine-Mère) et les Guises donnèrent le signal du massacre dit de « La Saint-Barthélémy ». Des centaines de Huguenot furent passés par les fenêtres, brûlés, écartelés…

saint bathélémy
Catherine de Médicis – La Saint Barthélémy

De Henri de Navarre (IV) à Louis XIII

Henri de Navarre, l’un des quelques Huguenots rescapé de la saint Barthélémy, entra dans Paris avec son célèbre :  Paris vaut bien une messe. 

Il devint roi de France sous le nom de Henri IV en abjurant, par calcul politique, sa religion et en se convertissant au catholicisme. En 1598, il signa l’édit de Nantes, le premier texte sur la tolérance religieuse. Sully redressa les finances du pays. Mais, le 16 mai 1610, Ravaillac poignarda le bon Roi. Louis XIII lui succéda. La lutte contre les Huguenot reprit de plus belle. Richelieu devint chef du Conseil (premier ministre). Homme intelligent, il avait compris que la France avait besoin de ses « Réformés » pour faire tourner l’économie. Il chercha un compromis. Mais l’Angleterre protestante soufflant sur les braises encore vives, Richelieu prit La Rochelle, place forte majeure des Protestants.

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Richelieu au siège de la Rochelle

Le roi soleil (1643-1715)

Louis XIV était encore sous la tutelle de Mazarin (successeur de Richelieu), lorsqu’il reçu le trône en héritage. Il subit la fronde des seigneurs qui contestaient l’autorité royale. Pour protéger sa couronne, il transforma la noblesse d’épées en noblesse de robes, en attirant la Noblesse à la cour de Versailles d’où il pouvait aisément la surveiller. Tocqueville décriera brillamment les conséquence de ce transfert dans son célèbre L’ancien Régime et la Révolution. En retirant les seigneurs des provinces, il permit aux bourgeois éclairés d’administrer les provinces. Une nouvelle élite vit le jour. Elle sera à l’origine dans un siècle de la Révolution. Les Nobles conservaient leur privilèges, bien qu’ils n’exerçaient plus leurs missions ancestrales : la sécurité (des serfs) et la justice, qui les justifiaient. Une nouvelle élite et des privilèges injustifiés : tout était prêt pour la Révolution. Ce fut également l’époque de la création des grandes à manufactures, comme celle des Gobelins, encouragée par Colbert.

Louis XV (1715-1774) et les Lumières

Avec Louis XV, le phénomène décrit par Tocqueville s’amplifia. La haute bourgeoisie avait accès à la culture, aux missions régaliennes et aux richesses. Certains bourgeois, comme Voltaire, devinrent bien plus éclairés que certains Nobles et souvent plus riches ! Les idées révolutionnaires germèrent chez de nombreux auteurs : Rousseau et son Contrat social, Montesquieu et son Esprit des Lois. La laïcité comme garant de la liberté et de la tolérance fut un concept auquel se rallièrent de nombreux penseurs.

Louis XVI (1776-1793) et la Révolution

Article de fond sur la révolution française

Louis, seizième du nom, paya l’addition laissé par ses ancêtres. Surendettement du royaume, famine due à de mauvaises récoltes, il n’en fallait pas plus pour qu’éclatât la Révolution préparée par les élites bourgeoises éclairées déjà citées.

Les États généraux du 5 mai 1789

Louis XVI, à court d’argent, convoqua les États Généraux, seul corps d’État autorisé à lever de nouveaux impôts. Necker, ministre du budget, présenta l’état des finances plombées par le soutien à la guerre d’indépendance américaine où s’illustrait La Fayette et par les dépenses personnelles de sa majesté la reine Marie-Antoinette. Le Tiers État ne voulait plus que l’on votât par ordre : il exigeait un vote par tête ! Le Roi, bien entendu, refusa et leva la séance. MIRABEAU lança alors son fameux :  » nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ! Le Roi lui répondit :  » ils veulent rester ? Eh bien foutre, qu’ils restent !  »

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Les États Généraux – le 5 mai 1789

Les députés du tiers se dirigèrent alors vers la salle du jeu de paume (sous l’autorité de Bailly, maire de Paris) où ils firent le serment de ne pas se séparer avant d’avoir doté la France d’une constitution.

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Le serment du jeu de Paume (au centre Bailly)

Prise de la Bastille – 14 juillet 1789

Le retour de La Fayette n’y fit rien. Sous l’impulsion de Camille DESMOULINS, outré par le renvoi de Necker, les Parisiens prirent la Bastille le 14 juillet. Delaunay, son gouverneur fut assassiné. L’Assemblée Nationale fut constituée et reconnue par le Roi en gage d’apaisement. Il accrocha même sur son chapeau la cocarde tricolore que lui tendit La Fayette, nommé général en chef des gardes nationaux.

L’abolition des privilèges – 4 aout 1789

L’abolition des privilèges fut votée le 4 août 1789 et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen lue par La Fayette le 26 août de la même année. Mais la contre-révolution était déjà en marche, en Vendée d’abord, mais aussi sur les frontières Est du royaume où les exilés agitaient le roi de Prusse et l’empereur d’Autriche. Brunswick, général en chef prussien, menaça la ville de Paris de représailles. Cette initiative ne fit que galvaniser les révolutionnaires.

La fuite de Varennes – 20 juin 1792

Pour supprimer tout risque de retour en arrière, Saint-Just, fidèle de Robespierre, réclama la mort du Roi, signe de ralliement des opposants :  » un Roi doit régner ou mourir ! » lança-t-il à l’Assemblée. La tentative de fuite de Louis XVI s’acheva le 20 juin 1792 à Varennes. Le peuple, qui se serait sans doute contenté d’une Monarchie constitutionnelle, perdit définitivement confiance en son Roi. Le Roi fut ramené aux tuileries, sa prison dorée.

COS | Le Cri du peuple
La fuite de Varennes – le 10 août 1792

La prise des Tuileries – 10 août 1792

Sous l’impulsion du Montagnard Danton, la commune de Paris passa en mode insurrectionnel. Les Tuileries furent prises le 10 août 1792 avec l’aide des fédérés bretons et marseillais. Le Roi trouva refuge avec sa famille à l’Assemblée Nationale avant d’être conduit à la prison du Temple.

La mort du Roi – 21 janvier 1793

Le Roi est guillotiné le 21 janvier 1793. La Convention, siège du pouvoir législatif, fut le théâtre d’un affrontement violent entre les Montagnards (extrême gauche) de Robespierre, Saint-Just, Danton et Marat et les Girondins (centre-gauche) de Brissot et de Vergniaud.

La contre-révolution

Les Chouans, à l’ouest, ranimaient la contre-révolution. Danton, ministre de la justice, mit en place le tribunal révolutionnaire. Marat, qui réclamait « 100 000 têtes », fut assassiné par Charlotte Cordet. Les derniers modérés, les Girondins, furent arrêtés et guillotinés. Personne ne pouvait plus s’opposer à la montée en puissance de Robespierre qui mit en place un régime de terreur, avec le soutien de la commune de Paris de Jacques Hébert et des sans-culotte de Gracchus Babeuf le père du communisme.

La terreur – terrible année 1794

Desmoulins et Danton, qui agaçaient Robespierre par leur appels incessants à la clémence dans Le Vieux Cordelier, furent guillotinés. Robespierre devint l’homme fort d’un pays en pleine ébullition qui commençait à faire peur aux têtes couronnées des pays voisins. La guillotine de Samson fonctionnait alors à plein régime. Les monarchies européennes massèrent leurs troupes aux frontières la France. Elles furent écrasées à Valmy. Robespierre s’enferma dans un délire paranoïaque, guillotinant à la chaîne ses opposants et inventant le culte de l’Être suprême. Sa tyrannie fut dénoncée par Tallien et Barras. Le 9 thermidor, il fut arrêté à l’hôtel de ville. Il se tira un coup dans la mâchoire. Il fut rafistolé et conduit sur l’échafaud, laissant un vide au sommet de l’État.

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La mort de Robespierre – 28 juillet 1794

Le Directoire (1795-1799)

Le vide fut comblé par un Directoire dirigé par Barras. Le pays en avait fini avec la terreur. Bonaparte, qui avait été remarqué par Barras lors du siège de Toulon, se maria avec Joséphine de Beauharnais, puis prit la tête de l’armée d’Italie, remporta des victoires décisives sur les Autrichiens à Arcole et à Rivoli, ce qui permit de renflouer les caisses du Directoire. Lui fut alors confié une nouvelle mission : couper la route des Indes aux Anglais en prenant l’Égypte. Ce fut un demi échec. Il quitta son armée et revint à Paris.

Napoléon (1795-1815)

Il organisa, pour le 18 brumaire, un coup d’état pour renverser le Directoire. Avec l’aide de son frère Lucien, président de la Chambre des cinq-cent et de Murat, il prit le pouvoir par la force.

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Coup d’Etat du 18 Brumaire

Bonaparte devint Napoléon et nommé Consul aux côtés de Sieyes et Ducos, puis premier consul, et, après la victoire d’Austerlitz, Empereur (1804).

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Sacre de l’Empereur Napoléon le 18 mai 1804

Talleyrand, évêque d’Autun, introduit sur la scène politique par Barras sous le Directoire, devint son ministre des affaires étrangères et Fouché sochef de la police. Le rêve européen de l’Empereur s’acheva à Waterloo en 1815. Il laissa le code civil (inspiré du code Justinien) et partit pour saint-Hélène.

Restauration (1815-1848)

Une brève restauration suivit avec successivement Louis XVIII, Charles X qui dut abdiquer après la révolution dite des trois glorieuses (27, 28 et 29 juillet 1830), puis Louis-Philippe, de la branche des Orléans, qui devint « Roi des Français » (et non-plus Roi de France), dans la cadre d’une monarchie constitutionnelle : la Monarchie de juillet. Populaire dans les premières années de son règne, Louis-Philippe perdit la confiance du peuple avec la paupérisation des classes laborieuses qui fut à l’origine de la troisième Révolution de février 1848, où s’illustra Lamartine, qui conduisit à son abdication, Louis-Philippe ayant refusé de faire tirer sur son peuple !

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Lamartine devant l’Hôtel de ville en février 1848

La deuxième république (1848-1852)

Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’Empereur, se fit élire Président de la seconde République théâtre d’une lutte acharnée entre la gauche radicale (La Montagne), les Bonapartistes et les Monarchistes.

Nouvel Empire (1851-1870)

Ne pouvant pas se représenter à l’issue de son mandat de 4 ans, le neveu de l’Empereur organisa un coup d’État le 2 décembre 1851. Louis-Napoléon Bonaparte, dit Napoléon III, se fit Empereur en 1852. Il modernisa la France, intervint en Crimée (déjà) contre les Russes, mais fut battu en 1870 à Sedan (à cause de l’incurie du général Bazaine), par les Prussiens, qui marchèrent sur Paris. La troisième République fut proclamée.

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Napoléon III est fait prisonnier à Sedan le 2 septembre 1870

La commune de Paris (1871) et la IIIème République (1871-1940)

La commune de Paris refusa la reddition de la capitale et se souleva. Thiers, fort des ses « Versaillais », écrasa la révolte des Parisiens dans un bain de sang. Mais une idéologie était née : le communisme.

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La commune de Paris – mars 1871

Jules Ferry donna l’impulsion coloniale et la France mit le pied en Algérie et au Tonkin. Jules FERRY posa aussi les bases de l’école de la République. Jaurès donna de la voix à gauche, soutenu (et parfois combattu) par Clemenceau le radical. Les partis bonapartiste et royalistes continuaient à menacer la stabilité de la république. Clemenceau fit tomber les ministères avant d’être appelé à l’intérieur où il se fit un nom : Premier flic de France en créant ses fameuses brigades (du Tigre).

L’affaire DREYFUS (1899)

L’antisémitisme était alors banal. Il s’affichait dans la presse (Edouard DRUMONT) et courait dans les couloirs des assemblées. L’affaire Dreyfus, au tournant du siècle, en fut la plus célèbre illustration. Le journaliste Theodor Hertzl s’appuiera sur ces événement pour faire émerger l’idée sioniste visant à créer un État en Israël pour les Juifs. L’affaire Dreyfus divisa la France avec d’un côté, la droite conservatrice (anti-dreyfusarde) et de l’autre la gauche pro-dreyfusarde (au sein de laquelle s’illustrèrent Clemenceau, Zola et Jaurès). Le capitaine Dreyfus, accusé de trahison, fut finalement acquitté. La France put se consacrer à l’organisation de l’exposition universelle de 1900 où elle présenta la tour Eiffel.

Première guerre mondiale (1914-1918)

Le Kaiser Guillaume II et son chancelier Otto von Bismarck (déjà vainqueur de Napoléon III), sûrs de leur force, voulaient provoquer la France. L’assassinat de l’archiduc d’Autriche à Sarajevo par un Serbe (de l’organisation La Main Noire), déclencha un mécanisme d’alliances qui aboutit au conflit. L’Autriche voulait régler ses comptes avec la Serbie, soutenue en cela par l’Allemagne qui disposait de l’appui de l’Empire OTTOMAN. La Serbie, de con côté, reçut l’appui du monde orthodoxe et notamment de la Russie alliée à la France et à la Grande-Bretagne. La guerre mondiale était inévitable.

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Guerre de tranchées

Après l’incursion des armées allemandes sur le territoire français, le front se stabilisa dans une guerre de tranchées. La Russie se retira du conflit (traité de Brest-Litovsk) après la prise du pouvoir par les Bolchéviks (1917). Le Kaiser concentra alors ses troupes sur le front Ouest avant l’arrivée des Américains de Pershing. Mais il était déjà trop tard. Clemenceau se révéla être l’homme de la situation. Il contraint l’Allemagne à demander la capitulation. Il fut le père la Victoire. Pétain, quant à lui, s’illustra à Verdun.

Le traité de Versailles (1919)

Le traité de Versailles (1919) régla l’après-guerre, sans tenir compte des peuples vaincus. Il fut vécu comme un « diktat » par les Allemands et sera à l’origine de la prochaine guerre. En attendant, le pays se reconstruisait. L’entre-deux guerres vit la diffusion des idées socialistes et de l’occupation des usines. Léon Blum, vainqueur aux élections avec le Front Populaire (1936), fit voter la semaine de quarante heures et la retraite à 65 ans.

traité de versailles
Traité de Versailles – Wilson (US)- Clemenceau (France)- Llyoyd Georges (GB)- Orlando (Italie)

De l’autre côté du Rhin, l’Allemagne, étranglée par les conditions sévères du Traité de Versailles (dénoncées par l’économiste britannique KEYNES) sombrait dans la misère et l’hyper-inflation. La haine du Français s’installa dans une société encore hésitante entre les idéaux socialistes (incarnés par les ligues spartakistes et le parti communiste de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht) et nationalistes (incarnés par le parti Nazi d’Adolf HITLER).

La seconde guerre mondiale (1939-1945) – L’Etat français (1940)

Hitler accéda au pouvoir légalement (1933) avec 30 % des voies sur un programme national et socialiste. Il écarta le vieux Maréchal Hindenbourg et prit le titre de Président-Chancelier. Il interdit les partis politiques, mit en place sa politique de ségrégations et de réarmement de l’Allemagne. Suite au traité de Munich (1938), où Chamberlin (pour les Britanniques) et Daladier (pour les Français) lui laissèrent les mains libres, il annexa les Sudètes (franche germanophone de la Tchécoslovaquie). Il en fit de même avec l’Autriche (l’Anschluss), puis avec la Pologne. En 1939, il lança (comme il l’avait écrit dans Mein Kampf) ses chars sur les Ardennes (1939). Les Nazis étaient à Paris. De Gaulle sauva l’honneur de la France en lançant depuis Londres son appel du 18 juin. Le gouvernement français se replia sur Bordeaux, divisé sur l’attitude à adopter. Paul REYNAUD, président du Conseil, démissionna le 16 juin et fut remplacé par le héros de la grande guerre : le maréchal Pétain. Le gouvernement prit ses quartiers à Vichy en zone libre et l’Assemblée Nationale donna les pleins pouvoirs au vieux Maréchal « à l’effet de promulguer une nouvelle Constitution de l’État français ». La IIIème république n’était plus et laissait place à l’Etat Français. Le 3 octobre 1940, les premières lois sur les Juifs furent promulguées et la France s’engagea sur le chemin de la collaboration.

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Poignée de main de Montoir

La France libre se battait encore en Afrique du Nord. A El Alamein, elle parvint à stopper les armées de Rommel. Les vents tournèrent : débarquement allié en Provence, puis en Normandie (6 juin 44), forte pression de Staline sur le front de l’est, bombardement allié notamment sur Dresde, l’Allemagne était à bout de souffle. Paris outragée fut libérée et l’Allemagne capitula. Churchill, premier ministre britannique, en grand visionnaire, dénonça le « rideau de fer » qui tomba sur l’Europe. La guerre froide durera jusqu’en 1989 avec la chute du mur de Berlin.

La quatrième république et l’Europe (1945-1958)

1945, la IVème République vit le jour. Le Conseil National de la Résistance (CNR), créé dès 1943 en réaction à Vichy, donna l’impulsion d’un programme de réformes sociales et d’économie planifiée avec, la nationalisation de l’énergie (EDF vit le jour en 46), des assurances et des banques et la création de la sécurité sociale. Pour prévenir la guerre sur le vieux continent, l’idée de la construction européenne fit son chemin : Le 9 mai 1950, le ministre des Affaires Étrangères français, Robert Schumann déclara :

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait ». Robert SCHUMANN

Le 18 avril 1951, le Traité de Paris instituant la première communauté européenne (avec notamment la France, l’Italie et l’Allemagne) fut signé. La CECA devint la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Le 25 mars 1957, furent signés les Traités de Rome créant le CEE, la Communauté Economique Européenne.

La cinquième république (1958) et les guerres d’indépendance

La IVème république étant peu stable, De Gaulle proposa aussitôt une Vème république (1958), dont l’objectif était de donner au pays un exécutif fort. Il devint le premier Président (à la tête du RPF) de cette Vème République.

En 1954, à Dien-Bien-Phu, l’Indochine fut perdue. Puis ce fut le tour de l’Algérie après les accords d’Evian en 1962. Ben BELLAH devint le premier président de la république algérienne indépendante). Il sera suivi par Boumédienne puis Chadli Bendjedid. La France perdit également la Tunisie, le Maroc et l’Afrique Noire.

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Guerre d’Algérie 1954 – 1962

La demi-révolution de 68

Mai 1968 ne changera pas grand chose, les Français votant pour le conservatisme après avoir voulu tout renverser. Pompidou assura le service après-vente. Mai 1968 marqua aussi le début de la libération des mœurs. Le 1er juillet 1968 vit aussi la mise en place de l’union douanière en Europe.

Le temps du chômage (1974 à nos jours)

Le premier choc pétrolier sonna le glas des « trente glorieuses (1945-1973) ». La France, pour la première fois depuis la libération, connaissait le chômage. Le Centriste (UDF) Valéry Giscard d’Estaing s’illustra (1974) comme le premier président du déficit, imité par le socialiste François Mitterrand (1981 et 1988).

Le Traité de Maastricht fut signé le 7 février 1992. Il donnait à la construction européenne une dimension nouvelle. L’Union européenne » (UE) remplaçait la CEE avec l’objectif de doter l’Europe d’une dimension politique. En 1999, la monnaie unique l’Euro (€) vit le jour. Le Conservateur Nicolas Sarkozy fut élu en 2007. Peu aidé par la crise des surprimes, il subit les déficits. Avec le socialiste François Hollande (2012), le déficit franchit la barre des 2000 milliards d’euros.

Depuis la monnaie unique (2000), la spéculation financière ne se fit plus entre les monnaies. Elle se déplaça sur un autre terrain de jeu : les dettes souveraines des différents pays de la zone euro qui empruntaient à des taux allant jusqu’à 10 %. La dévaluation compétitive n’était plus possible pour rétablir les comptes du pays, comme au temps de Pierre MAUROY (1981). L’ultra compétitivité des entreprises allemandes put alors s’exprimer dans la zone euro, où elle exporta plus de 70% de ses produits. La richesse européenne prit la route de l’Allemagne. Les pays les plus fragiles, la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, mais aussi la France accumulèrent les déficit, faisant craindre l’explosion de la zone euro.

Le temps du djihad

Les régimes totalitaires du monde musulman tombèrent les uns après les autres à partir du printemps arabe tunisien (2011). Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Sadam Hussein en Irak (chassé par l’intervention américaine de 2003), Khadafi en Libye furent écartés du pouvoir, laissant un vide, vite comblé par des groupes djihadistes essentiellement sunnites. L’État islamique envahit de larges pans de territoires en Irak et en Syrie. La France engagea des frappes aériennes et connut une vague d’attentats terroristes dont l’assassinat de 11 membres de l’équipe de Charlie hebdo (janvier 2015), puis du 23 novembre à Paris qui fera plus de cents morts notamment au Bataclan. La défaite de DAESH (2017-2018) ne signifiait pas pour autant la fin de la menace terroriste toujours présente.

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DAESH en Irak

Emmanuel Macron

En 2017, Emmanuel Macron fut élu Président dans un contexte de montée des extrêmes en France et en Europe et notamment l’extrême droite incarnée par Marine Le Pen portée par la crise dite « des réfugiés. Emmanuel Macron s’engagea dans une politique de réformes (droit du Travail, SNCF, Retraites…) visant à doter la France de structures préparant l’avenir en commençant pas réduire le déficit public qui entravait de plus en plus la capacité d’investissement de La France et la rendait dépendante de fonds souverains.

A suivre…

Du même auteur : Dolfi

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