Afficher l'image d'origineOliver STONE avait dénoncé la collusion entre le complexe militaro-industriel et l’Etat américain dans JFK. Il nous livre aujourd’hui le portrait d’Edward SNOWDEN, le lanceur d’alerte à l’origine du scandale des écoutes de masse de la NSA, l’agence de renseignement américaine.

Dans un hôtel cossu de Hong-Kong, un jeune homme nerveux attend des visiteurs. La ville diffuse à travers les voiles volant sur les fenêtres les néons multicolores de la principale avenue de la géante asiatique. Il a des allures d’adolescent, mais il ne faut pas se méfier à son regard enfantin,  Edward SNOWDEN n’a rien d’un nouveau venu.

Nous sommes dans un centre commercial. Deux journalistes attendent au pied d’un alligator en plastique : le point de rendez-vous. Il ne viendra pas, tu verras. Si, il viendra. La caméra s’attarde sur une main qui triture un Rubick’s Cube. C’est Edward SNOWDEN. A quelle heure le restaurant ouvre-t-il ? A midi, mais sa cuisine est trop épicée. Suivez-moi

Retour à l’hôtel. Ils sont maintenant trois dans la chambre. La caméraman règle son appareil. Edward n’est pas à l’aise, il a horreur de ça ; il a horreur des objectifs en général, cet inquisiteur qui pénètre l’intimité,  cet œil au service  de la NSA, une pieuvre qui, il en a la preuve, espionne le monde entier, les grands bien entendu, mais aussi les insignifiants, les anonymes, vous et moi.

Il le sait, car il a vécu tout ça de l’intérieur. Pendant plusieurs années, il a participé au développement d’un Big-Brother mondial, un outil voulu par l’adminsitation américaine pour mettre les peuples sous surveillance.

Il était entré dans les chambres via des Web cam commandées à distance. Il avait fouillé les email privés, les SMS, les comptes en banque. Et puis, il avait vu des gens dont la réputation avait été détruite pour raison d’Etat, des gens se faire pulvériser par un drone pour la seule raison qu’il possédait un téléphone portable. Qu’avait-il fait ? avait-il demandé. On se foutait de ce qu’il avait fait ! lui avait-on répondu. Mais c’est un assassinat ! Appelle ça comme tu veux. La sécurité d’Etat nécessite parfois des décisions douloureuses. Il n’avait pas supporté.

Sa décision était prise. Pourtant, il savait que cette décision allait le mettre en danger de mort, qu’elle allait détruire sa carrière prometteuse, sa famille. Mais la vérité aussi nécessitait des sacrifices.

Superbe film

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

CATÉGORIE

cinéma