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Salt an fire

Par Michel C.

La jeune responsable d’une délégation de l’ONU enquête sur un désastre écologique provoqué par une multinationale en amérique du sud.

Cette personne ainsi que ses deux confrères sont enlevés dès leur arrivée à l’aéroport de La Paz (Bolivie). Le salar d’Uyuni est, selon le scenario, le résultat d’une réaction incontrôlée provoquée par l’activité d’une entreprise industrielle. Il s’agit d’un lac qui a été transformé en étendue de sel, et le sel va s’étendre à l’ensemble de la planète (brr, pas cool les humains qui sont à l’origine des catastrophes…). Mais, tout à coté, la nature réserve elle aussi sa grosse catastrophe : le volcan Uturuncu, gronde et son réveil explosif (attendu par les scientifiques dans 20 ou 20000 ans…) sera à l’origine de la fin du monde (re-brr, pas cool la nature…).

En fait, le cinéaste fait référence à la mer d’Aral qui, elle, a vraiment disparu du fait de l’activité de l’homme. Werner Herzog a sans doute pensé que le salar d’Uyuni était plus photogénique que la mer d’Aral (il a surement raison).

Le film comporte quatre grandes parties.

La première partie du film est captivante, la tension distillée lors de la scène de l’enlèvement nous met en haleine pour la suite. Werner Herzog est un grand cinéaste…

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Par sa seconde partie, le film prend une dimension métaphysique. On découvre le visage du chef du commando qui est évidemment le Pdg du consortium à l’origine du désastre.  La belle captive dialogue avec son beau ravisseur. Entre deux citations de l’ecclésiaste, il y est question d’anamorphose, de point de vue et de perspective.

La troisième partie est plutôt à caractère touristique tendant à l’expérience de survie télévisualisée style « Kolh Anta ». Belles vues sur le salar d’Uyuni et, pour la captive, expérience de survie sur une « île » en compagnie de deux petits boliviens presque aveugles qui s’appellent Huascar et Atahualpa (ah métaphore quand tu nous tiens…).

La quatrième partie est grandguignolesque. L’idylle impossible se noue entre la belle captive et le ravisseur. Ce dernier annonce qu’il va se rendre aux autorités et il fait de jolies photos du salar pour pouvoir les regarder, plus tard, en prison.

Bon, vous aimiez le Werner Herzog d’ « Aguirre ou la colère de Dieu », vous n’êtes pas obligés de voir ce film.
Sur la photo qui suit, j’essaie de monter l’importance de la perspective et du point de vue.Cette semaine, j’ai vu au cinéma :

« Salt and fire » de Werner Herzog. 
La jeune responsable d’une délégation de l’ONU enquête sur un désastre écologique provoqué par une multinationale en amérique du sud. Cette personne ainsi que ses deux confrères sont enlevés dès leur arrivée à l’aéroport de La Paz (Bolivie). Le salar d’Uyuni est, selon le scenario, le résultat d’une réaction incontrôlée provoquée par l’activité d’une entreprise industrielle. Il s’agit d’un lac qui a été transformé en étendue de sel, et le sel va s’étendre à l’ensemble de la planète (brr, pas cool les humains qui sont à l’origine des catastrophes…). Mais, tout à coté, la nature réserve elle aussi sa grosse catastrophe : le volcan Uturuncu, gronde et son réveil explosif (attendu par les scientifiques dans 20 ou 20000 ans…) sera à l’origine de la fin du monde (re-brr, pas cool la nature…).

En fait, le cinéaste fait référence à la mer d’Aral qui, elle, a vraiment disparu du fait de l’activité de l’homme. Werner Herzog a sans doute pensé que le salar d’Uyuni était plus photogénique que la mer d’Aral (il a surement raison).

Le film comporte quatre grandes parties.

La première partie du film est captivante, la tension distillée lors de la scène de l’enlèvement nous met en haleine pour la suite. Werner Herzog est un grand cinéaste…

Par sa seconde partie, le film prend une dimension métaphysique. On découvre le visage du chef du commando qui est évidemment le Pdg du consortium à l’origine du désastre.  La belle captive dialogue avec son beau ravisseur. Entre deux citations de l’ecclésiaste, il y est question d’anamorphose, de point de vue et de perspective.

La troisième partie est plutôt à caractère touristique tendant à l’expérience de survie télévisualisée style « Kolh Anta ». Belles vues sur le salar d’Uyuni et, pour la captive, expérience de survie sur une « île » en compagnie de deux petits boliviens presque aveugles qui s’appellent Huascar et Atahualpa (ah métaphore quand tu nous tiens…).

La quatrième partie est grandguignolesque. L’idylle impossible se noue entre la belle captive et le ravisseur. Ce dernier annonce qu’il va se rendre aux autorités et il fait de jolies photos du salar pour pouvoir les regarder, plus tard, en prison. 

Bon, vous aimiez le Werner Herzog d’ « Aguirre ou la colère de Dieu », vous n’êtes pas obligés de voir ce film. 
Sur la photo qui suit, j’essaie de monter l’importance de la perspective et du point de vue.

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CATÉGORIE

cinéma