Tout a commencé avec les anciennes philosophies : les Épicuriens pensaient que l’homme vit dans le seul but de maximiser ses plaisirs. Épicure, lui même, plaidait pour une théorie du comportement humain motivé par la seule recherche du plaisir.

Chez les Épicuriens, l’homme se croit capable d’altruisme : il peut en effet aider les personnes dans la difficultés, mais ce n’est pas pour des raisons honorables. Il s’agit, inconsciemment, d’augmenter son propre bien-être : l’acte procure de la satisfaction ou calme une douleur (celle provoquée par le constat d’une injustice par exemple).

On retrouve cette idée dans la philosophie moderne, anglo-saxonne en particulier, et chez Jeremy Bentham plus précisément : L’homme est piloté par deux forces :

  1. la recherche du plaisir
  2. l’évitement des peines et des douleurs.

Ces éléments trouvent leur fondement chez Hobbes, Rousseau puis La Rochefoucauld ou Helvétius en France.

L’intérêt ferait nier les propositions de géométrie les plus évidentes et croire les contes religieux les plus absurdes. Helvétius.

L’intérêt parle toutes sortes de langues, et joue toutes sortes de personnages, même celui de désintéressé.  La Rochefoucauld.

On peut également regarder la perspective évolutionniste : le comportement est égoïste car l’espèce cherche à survivre et protégée sa lignée (on retrouve ce thème chez Richard Dawkins : le gène égoïste).

le principe majeur qui gouverne le comportement est alors la protection de soi (le selfish de Freud), puis celui de sa lignée (sa famille) et enfin de son espèce. Toutes les espèces cherchent à maximiser leurs propres chances de survie et, en conséquence, leur bien-être. Spencer pense que l’espèce la plus adaptée (et donc celle qui aura le plus de chance de survie) a, dans son environnement,  une somme de bien-être supérieure à la somme de douleurs.

Il y a donc un lien profond et intime entre la survie d’un être (puis de son espèce) et la recherche égoïste du plaisir .

Aucun acte n’est altruiste, désintéressé. L’homme va chercher à se protéger, puis protéger sa lignée, son voisin, son peuple puis, à la toute fin, les oubliés du Saël.

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Les Anglo-Saxons, Les Grecs, Les modernes