Ni bon, ni mauvais, Alien Convenant n’est certainement pas le meilleur de la série toujours dominée par l’opus originel de Ridley SCOTT  de 1979 et sa suite réalisée par James Cameron.


J’ai vu pour vous Alien Convenant

PROMETHEUS avait inauguré la série des prequels. Pour relancer la série qu’il avait confié à d’autres depuis plus de trois décennies, Ridley SCOTT avait imaginé ce qui s’était passé avant. Avant qu’une expédition soit envoyée au sacrifice par la cynique compagnie WEYLAND au fin fond de la galaxie pour en savoir plus sur un signal inconnu, un signal extraterrestre très inquiétant. Soucieuse de quelques juteux bénéfices, WEYLAND corporation n’avait pas hésité à envoyer Ripley et sa bande à la mort pour ramener quelques échantillons. Ce 8ème passager avait terrorisé ma génération, excellant dans l’horreur glacée, nous emmenant malgré nous dans les recoins sombres du Nostromo, un vaisseau commercial gigantesque, désert, un enfer métallique où rodait le xénomorphe

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Le Nostromo

Mais de nombreuses questions étaient restées sans réponse : d’où venait ce xénomorphe ? L’équipage avait atterri sur une planète minérale et suivi le signal jusque dans les tréfonds d’un vaisseau manifestement extraterrestre, une épave éventrée depuis des millénaires, dans les entrailles de laquelle, le cadavre d’un space Jockey gisait, affalé sur un poste de pilotage, le torse éventré. Au fond d’une galerie, un incubateur avait été installé, un champ infini d’œufs prêts à s’ouvrir devant le premier venu… L’équipe avait bien vite quitté cette planète et ni de l’épave, ni du space jockey, de nouvelles nous n’avions eues depuis.

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Alien : le vaisseau extraterrestre

Prométhéus

Erreur réparée avec Prométhéus :  le premier préquel nous avait emmené, à bord du Prométhéus, un vaisseau de la compagnie WEYLAND, vers une nouvelle planète, celle des Ingénieurs : des humanoïdes visiblement à l’origine de la vie sur terre. L’équipage, menée par la merveilleuse Elizabeth SHAW, avait morflé : que des morts et seulement deux rescapés : Elizabeth et David, un androïde copié sur le Lawrence d’Arabie de Peter O’Toole. Seuls sur cette planète hostile, les deux associés (malgré eux) virent leur salut dans l’emprunt d’un de ces fameux vaisseau extraterrestre.

Elizabeth SHAW

Car nos géniteurs, les ingénieurs, avaient semble-t-i changé d’avis et ne désiraient plus qu’une chose : détruire leur propre création à l’aide d’un virus pathogène capable de générer d’horribles mutations. Elizabeth SHAW et un David décapité avaient donc embarqué pour se rendre sur la planète d’origine des ingénieurs. Prométhéus s’achevait sur cette image.

Alien Convenant

On est dix ans plus tard. Nouvel équipage, nouvelle héroïne,  nouvel androïde (Walter) et nouveau vaisseau, le Convenant, propriété de la sempiternelle compagnie WEYLAND. A bord, des milliers de colons. L’objectif : coloniser une planète très lointaine. En route, le convenant capte (encore !?) un signal. Mais celui-ci n’a rien d’extraterrestre. Il s’agit d’un célèbre titre de Country américaine.  L’équipage se déchire (comme dans le premier opus) sur la marche à suivre. Finalement, le signal semblant provenir d’une planète accueillante, il décide de se poser. Mauvaise idée.

Le film est sombre. On retrouve des coursives métalliques, étroites, trempées du sang des nombreuses victimes. On retrouve des ébauches de xénomorphes. Des cris, des haches, des membres arrachés, des torses éclatés… Bref toutes les recettes de Ridley SCOTT. Peut-être un peu trop de scènes prévisibles : dès qu’un personnage s’éloigne du groupe, pour une pause pipi ou une douche, on se doute que ça ma mal se terminer et ça se termine mal…

Des longueurs aussi, comme ce duo de joueurs de flutes dont on ne comprend pas bien l’utilité.

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USS Convenant

Spoiler : l’évacuation rapide de la civilisation des Ingénieurs est extrêmement dommage. Tous ces efforts pour construire le mystère et on efface tout d’un grand coup de pathogènes. Il ne reste à nouveau que le face à face entre l’équipage et les créatures du diable. Par ailleurs, le personnage d’Elizabeth SHAW aurait mérité une meilleure postérité.

Ridley SCOTT est-il créationniste ? Sans doute. Toute la série tourne insidieusement autour de la question de notre origine. D’où venons-nous ? Sommes-nous là par hasard ? Pour notre réalisateur britannique la réponse est évidemment Non ! Nous sommes le fruit d’un dessein intelligent.

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CATÉGORIE

cinéma