Si je devais dessiner un nazi, je dessinerais Reinhard Heiydrich, la bête blonde. Le film de Jimenez est là pour l’illustrer.

Cédric Jimenez a déjà sévi dans le magnifique La French, où il avait retracé le parcours macabre, jonché de dizaines de morts, de Gaëtan ZAMPA (Gilles LELOUCHE), caïd marseillais croisant la route du juge Michel incarné (Jean DUJARDIN).

Dans HHhH Jimenez reprend à son compte le livre de Laurent BINET (prix Goncourt du premier roman en 2010) pour évoquer le parcours encore plus macabre de Reinhard HEYDRICH. On passe à l’échelle supérieure puisque l’on parle ici de millions de morts, Heydrich étant l’architecte de la solution finale du Führer.

HHhH n’est pas expliqué mais signifie (en allemand) dans le cerveau d’Himmler il y a Heydrich.

Description de cette image, également commentée ci-après

Reinhard HEYDRICH

J’ai vu pour vous HHhH de Cédric Jimenez

Un avis critique sur le film

Après une carrière militaire ratée, Heydrich 5ason Clarke)  s’est très tôt (1933) au service des Nazis, poussé au crime pas sa femme Lina (Rosamund PIKE). Le film montre ainsi très bien qu’à l’origine Heydrich n’était pas plus mauvais qu’un autre et qu’il a choisi la filière nazie par opportunité ! Le sujet du film est donc peut-être là : d’où vient le mal ? Est-on mauvais lorsque l’on se contente d’appliquer des ordres ? Heydrich était en effet capable d’empathie envers les siens, il avait une famille, était musicien. (Un peu comme Rudolf Höss, le chef du camp d’Auschwitz). Bref un monstre (capable de prendre du plaisir à exterminer du Juif) normal (chef de famille bienveillant). Et c’est ça qui est particulièrement dérangeant.

 

HHhH

HHhH

Heydrich monta très vite dans la hiérarchie nazie devenant le bras droit d’Himmler, chef de la police politqiue (GESTAPO). Il fut l’un des acteurs majeurs de la nuit des longs couteaux, qui vit l’élimination de tous les chefs de la SA en 1934, dont Ernts Röhm qui avait servi de tremplin à Hitler après la guerre, mais qui était devenu un obstacle à son accession au pouvoir par les urnes.

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HHhH

Il fut l’instigateur de la Shoah par balles, chargeant les Einsatzgruppen d’éliminer les indésirables (juifs, tziganes, communistes,…) dans les territoires conquis de l’est. En 1941, nommé par Hitler gouverneur de Bohème-Moravie, sa brutalité lui assura pour la postérité le surnom de « boucher de Pragues ». Il a présidé en janvier 1942 la conférence de Wansee qui a décidé en deux heures du sort des Juifs. Heidrich, alors chef de la GESTAPO, fut alors chargé de la solution finale.

Il fut dés lors une cible privilégiée pour les partisans et fut assassiné, dans le cadre de l’opération Anthropoïde, par deux parachutistes Jan Kubis et Jozef Gabcik (le premier Tchèque et le second Slovaque) entraînés à Londres.

Pendant l’opération, Jan tombe amoureux d »Anna Novak, mais doit refouler ses sentiments car la mission prime. Le bourreau de Pragues est tellement serein, tellment sûr de sa puissance qu’il circule sans escorte, en décapotable Mercedes. Le 27 mai 1942, une bombe explose, mais elle manqua sa cible. Heydrich est toutefois blessé par des débris (notamment du tissus du siège de la voiture) qui engendre une septicémie foudroyante. Il meurt une semaine plus tard.

On ne le regretta pas…

5000 civils seront exécutés en représailles.

Un film exceptionnel à voir absolument.

Le livre de Laurent BINET

Par Babellio

HHhH par BinetA Prague, en 1942, deux hommes doivent en tuer un troisième. C’est l’opération « Anthropoïde »: deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, « le bourreau », « la bête blonde », « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich ». Heydrich était le chef d’Eichmann et le bras droit d’Himmler, mais chez les SS, on disait : « HHhH ». Himmlers Hirn heiβt Heydrich – le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Tous les personnages de ce livre ont existé ou existent encore. Tous les faits relatés ont été vérifiés. Mais derrière les préparatifs de l’attentat, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L’auteur, emporté par son sujet, doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien, pourtant, mener l’histoire à son terme.

 

« .

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CATÉGORIE

cinéma, Nazisme