1871. Paris. Napoléon III a abdiqué après presque 30 ans de règne. L’Empire n’est plus. Bazaine a capitulé dans Metz sans combattre. Les Prussiens sont aux portes de Paris.

Un gouvernement provisoire, sous l’autorité de Thiers, expédie les affaires courantes. Effrayé par le socialisme, il compte sur les Prussiens pour mater l’idée révolutionnaire qui germe dans les faubourgs parisiens.

Sous l’impulsion de Bismarck, l’empire allemand de Guillaume le Kaiser est proclamé dans la galerie des glaces du château de Versailles : sur des terres françaises! Les Parisiens ne l’acceptent pas… Ils se sont bien battus et ne veulent pas d’une humiliante capitulation. Paris gronde. Paris se soulève, est hérissé de barricades. C’est le Paris des sans-culotte, le Paris qui bouffe du curé, le Paris de 1792, le Paris de Babeuf, le Paris des petites gens qui veut l’égalité, la vraie.

Or, l’Assemblée Nationale devient monarchiste. Elle veut imposer la paix. Le 9 mars, le préfet de Police interdit à Jules Vallès la publication de son journal : Le cri du peuple. Sentant le danger, l’Assemblée Nationale déménage à Versailles. Les Versaillais de Thiers ont alors une seule obsession : écraser la commune sous les obus et s’il le faut avec l’aide bienveillante de Bismarck.

J’ai lu pour vous Le cri du peuple de Vautrin et Tardi

C’est dans ce contexte que débute Le Cri du peuple. Le capitaine Tarpagan dirige le 88ème de ligne. Il a pour mission de récupérer les canons de la Butte Montmartre. Mais face à lui se dresse le peuple de Paris, des artisans, des boutiquiers qui refusent que les canons ainsi ne partent pour d’autres horizons. Ces canons sont à eux !  Une femme vacance poitrine à l’air, faisant face aux baïonnettes. Tarpagan refuse de tirer dans la foule. Il passe du côté des Communards.

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Tarpagnan commandant le 88ème de ligne

J’ai lu pour vous Le cri du peuple de Vautrin et Tardi

Tiré du roman de Vautrin, cette bande-dessinées signée Tardi est un chef d’œuvre. L’enquête policière n’est qu’un prétexte pour raconter La commune. On croise de grands hommes, comme Vallès, Louise-Michel, Clemenceau et on vit les grands évènements, comme la chute de la colonne de la place Vendôme ou le mur des fédérés. Le dessin de Tardi est fait pour raconter ce type d’épopées. Il avait déjà brillé dans ses récits de la premières guerre mondiale (Putain de Guerre). Le choix du noir et blanc s’impose et donne de la force à l’ouvrage.

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Le mur des fédérés

A lire absolument !

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Incendie des Tuileries

 

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Histoire de France

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