La CGT a décidé que la loi Travail n’entrera pas dans l’entreprise. Comment ?  A chaque fois que l’on impose aux employeurs des créations d’emploi, des requalifications en CDI, des passages au plein temps, l’augmentation des salaires, des meilleures organisations et conditions de travail… on mettra en échec la loi travail, sa logique de précarisation, d’insécurisation des salariés, de mise en concurrence et d’abaissement généralisé des droits et garanties.

Bref, la CGT se fout du suffrage universel : elle « a décidé ». Peu importe qu’une majorité de Français pense autrement…

La CGT se croit sociale. Elle défend les petits intérêts des travailleurs, c’est-à-dire les intérêts de ceux qui ont un travail, au détriment de ceux qui n’en ont pas : le contrat de travail qu’elle souhaite est tellement rigide qu’il empêcherait quiconque d’en obtenir un ! Malheur aux jeunes déjà empêtrés dans le chômage de masse. Et bien heureux les enfants du baby-boum choyés par notre chère CGT, qui ont connu le plein emploi et connaitront la pleine retraite ! Le monde rêvé de la CGT est un monde où des hordes de chômeurs seraient correctement indemnisés par des entreprises écrasées de taxes, asphyxiées par la concurrence internationale et qui viendraient à leur tout abonder le puits sans fond du chômage.

Le monde va trop vite pour la confédération née il y a plus de 150 ans et qui n’a pas changé de profession de foi depuis. Elle souhaite des règles identiques pour le salarié de TOTAL ou celui de la boulangerie du coin, comme si les problèmes étaient les mêmes ! Elle veut que les générateurs de richesse (les entreprises) qui permettent à l’Etat de payer ses fonctionnaires s’étouffent en avalant des montagnes indigestes de charges salariales.

Lorsqu’on tue l’esprit d’initiative, lorsqu’on impose l’uniformité, lorsqu’on décourage les entrepreneurs, on entre dans un cercle vicieux dangereux : moins de richesses produites, moins d’impôts collectées, plus de charges pour compenser, moins de richesses produites…

Indécrottable CGT

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Lu sur le site de la cgt

Pour discréditer une thèse, quoi de plus pratique que de la qualifier de légende ? En effet, il n’y a pas besoin de démonstration. Une légende ne se démontre pas. Et parfois, un mensonge mille fois répété peut devenir une vérité.

En fait, tout par de là : la cgt refuse de croire qu’un contrat d’embauche trop rigide est un frein à l’embauche. Tant que ce dogme ne sera pas discuté en son sein, il n’y a aucune chance de la faire changer d’avis. Lorsque deux parties ont des postulats de bases aussi différends, la négociation devient inutile. Seul compte le apport de force. D’ailleurs, l’appel à la gréve du 12 septembre entre dans cette logique ! On veut bien, négocier avec le gouvernement mais seulement s’il est d’accord avec nous. Sinon, ce sera la gréve, encore la grève, toujours la grève.

Le projet de loi d’habilitation

Le projet de loi d’habilitation, présenté mercredi 28 juin, en Conseil des ministres, va autoriser le gouvernement à prendre des ordonnances pour réformer le Code du travail, notamment sur les branches, les licenciements ou les instances représentatives du personnel. Le gouvernement sera alors autorisé à prendre par ordonnance dans les six mois toute mesure visant à « reconnaître et attribuer une place centrale » à la négociation d’entreprise.

 Les accords de branche en question. Le texte ouvre la possibilité de définir « les conditions dans lesquelles un accord d’entreprise peut déroger à l’accord de branche, y compris dans certains domaines réservés à la branche ». Les futures ordonnances définiront les domaines dans lesquels la branche conservera son verrou.

 Les autres dispositions envisagées. Fusion des instances représentatives du personnel, plafond obligatoire des dommages et intérêts pour licenciement abusif… La réforme couvre plusieurs engagements du candidat Macron. D’autres sujets sont sur la table, comme la rupture de contrat de travail, le licenciement économique ou le recours au contrat de chantier, un dispositif à mi-chemin entre le CDI et l’intérim, selon un document publié par Le Monde.

 La méthode du gouvernement en question. L’exécutif a proposé aux organisations syndicales et patronales une série de concertations, qui vont se poursuivre tout l’été, parallèlement au parcours parlementaire du texte. Lors de ces discussions, le ministère du Travail se contente toutefois de dévoiler ses intentions par toutes petites touches et les partenaires sociaux n’ont aucun texte de référence. Le projet de loi d’habilitation à réformer par ordonnances sera examiné au Parlement du 24 au 28 juillet.

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Joindre la conversation 3 commentaires

  1. Il y a de la méconnaissance profonde des luttes syndicales dans ce texte. Deux simples exemples :
    La CGT ne veut pas « des règles identiques pour le salarié de TOTAL ou celui de la boulangerie du coin », au contraire c’est les partisans de la « simplification » du Code du Travail qui veulent cela. La CGT veut que chaque secteur et chaque cas particulier donne lieu à une convention particulière.
    Deuxième exemple, la CGT défendrait les intérêts « de ceux qui ont un travail, au détriment de ceux qui n’en ont pas ». C’est l’ignorance qui fait écrire cela : la CGT a une branche de lutte des chômeurs, qui s’appelle « chômeurs rebelles », depuis fort longtemps.
    Bref, voilà un texte idéologique qui ignore les faits.

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