J’ai vu pour vous Theodor Morell le médecin d’Hitler

RMC découverte a proposé un reportage sur le médecin particulier (dans tous les sens du terme) du Führer. Mi-opportuniste et mi-charlatan, Theodor Morell apparaît sur à peu près tous les clichés du Führer, en arrière-plan. Morell n’était pas un nazi convaincu. S’il portait l’insigne du parti, c’était pour donner le change : au début de sa carrière, son teint basané, la forme de son visage ont failli lui coûter cher. En tout bon médecin, il a fait sienne la devise : mieux vaut prévenir (se faire passer pour un Nazi) que guérir (finir dans un camp)…

Hitler souffrait dès 1933 de maux à l’estomac. Les nombreux docteurs qui s’étaient penchés sur son cas n’avaient rien pu faire. Déjà Morell prescrivait des médicaments de sa composition à la haute-bourgeoisie berlinoise et s’était rapproché, sans le toucher toutefois, du premier cercle du dictateur. Morell, par l’intermédiaire d’un proche du Führer, proposa un remède (à base de bactéries récupérées dans les sels de soldats sains) qui fit mouche. A partir de cet instant, le Führer exigea la présence du médecin à ses côtés. Il était entré dans le cercle des intimes et y occupait même une place centrale.

Hitler fut le seul à être séduit par le bon docteur. Göring le prenait pour un charlatan et l’appelait le maître des piqures ! Il ne sentait pas très bon et avait des manières un peu rustres qui révulsaient Eva Braun. Pourtant, Hitler lui faisait une confiance aveugle. Morell ne divulguait jamais à son patient la nature des médicaments. Les troubles du Führer étaient divers. Outre les maux d’estomac, il souffrait de migraines, de crises d’angoisses et d’insomnies. Morel commença des protocoles hétérodoxes, à base de barbituriques (pour calmer les angoisses), de vitamines, de glucose et d’amphétamines et notamment la méthamphétamine dont Hitler devint dépendant. Cette amphétamine était déjà connue pour ses effets secondaires, tels que l’hypertension artérielle, la tachycardie, l’excitation mentale. En tout cas, il semble que la médecine de cheval du docteur Morell ait eu l’effet escompté. A celui qui le mettait en garde, le Führer répliquait :

Personne n’a à me dire  ce qui est bon pour moi. Les méthodes de Morell sont logiques, et il a ma totale confiance. Je suivrai ses prescriptions à la lettre. Quelle chance j’ai eue de rencontrer Morell ! Il m’a sauvé la vie. Adolf Hitler.

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Hitler et Morell

Nombreux remèdes de Morell sont aujourd’hui considérés comme toxiques. On en trouve la liste soigneusement notée dans ses carnets : en plus de ceux déjà cités, Hitler absorbait plusieurs fois par jour des doses de Bromure de potassium (antispasmodique et sédatif), de noix vomique (une plante), de l’atropine (qui agit sur le système nerveux central), de la testostérone (hormone mâle sans doute pour aider ses performances sexuelles), la bactérie Escherichia coli, de la cocaïne

On ne se sentait pas en confiance avec les méthodes de Morell. Le docteur Brandt demanda à ses confrères et un consensus se dégagea sur le caractère risqué et addictif de ses protocoles qui n’avaient jamais fait l’objet de validation scientifique. Hitler était comme envoûté par le docteur Morell de telle sorte qu’il n’avait à son encontre aucun esprit critique. Albert Speer

Morell profita de ses longues années au service du Führer pour accumuler une fortune considérable. Le temps passant, les revers sur le font russe et en Afrique du nord aidant, la santé d’Hitler se détériora. Et le nombre de piqures augmenta : plus d’une trentaine par jour. sur les dernières images d’Hitler, en avril 1945 lorsqu’il apparait pour la dernière fois à l’extérieur du Bunker de la chancellerie et que les Russes ne sont qu’à une centaine de mètres, Hitler semble avoir pris 20 ans. Il ne parvient pas à maîtriser le tremblement de sa main gauche révélateur d’une maladie de Parkinson.

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Il a accepté que Morell se mette à l’abri et celui-ci a quitté son patient, non sans lui laisser une batterie de remèdes prêts à l’emploi. Ils ne se reverront plus. Hitler se tire une balle dans la tête. Morell est capturé par l’UU Army et innocenté par les tribunaux militaires.

A-t-il pas ses potions prolongés la vie du Führer et donc le massacre ? A-t-il contribué à altérer son jugement et provoquer des décisions mortifères ? Qui sait…

Là où le nazisme est né : Le Crépuscule des idéaux aux éditions THOT

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