Les derniers jours d’Hitler et du IIIème Reich.

Hivers 1941. Dans une forêt sombre et humide de Prusse orientale, six jeunes filles transies de froid sont acheminées par des officiers SS vers le quartier général du Führer. Deux cerbères vert-de-gris armés de lanternes les guident entre les sentinelles vers la porte en acier qui ouvre sur le repère du loup. Le métal tourne sur ses gonds découvrant une antichambre aux murs de béton. On les prie d’entrer et on les fait patienter sagement, alignées sur un banc. Le Führer donne à manger à sa Blondi chienne… Elles attendent fébriles, sans dire un mot. L’excitation est compréhensive : elles vont rencontrer le guide suprême, le père de la nation allemande : Adolf Hitler, celui à qui elles ont juré une fidélité absolue. L’une d’elle va devenir sa secrétaire personnelle. Un officier leur explique calmement la conduite à tenir : « C’est le Führer qui vous saluera ! Il est inutile de faire le salut hitlérien, le Führer ne recrute pas de nouveaux soldats ! Je vais voir s’il peut vous recevoir. » Après quelques instants, une ombre sort lentement de la pièce adjacente en tenue militaire : le Führer ! Il marche lentement et dévisage les six enfants venues de Berlin en pleine nuit. Il s’excuse de l’heure tardive mais explique qu’en temps de guerre on est rarement maître de son temps. Courtois, il s’adresse à chacune d’elle poliment, demandant leur nom et leur région d’origine. C’est sur une Munichoise que son choix se porte : Traudl Junge décroche le poste.
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Frau Junge Traudl

Avril 1945. Des obus sont tombés sur la porte de Brandebourg. Le ciel pourpre de Berlin est strié de colonnes de fumées. L’air est devenu acide, suffoquant. Les civils attendent les brèves accalmies pour chercher un peu d’eau ou de la nourriture. Les rues ont été labourées par l’artillerie soviétique qui tire maintenant de manière incessante depuis ses position sur l’Oder. Des pans entiers d’immeubles sont tombés sur les grandes avenues. Berlin est un champ de ruines.  Depuis janvier, ce qui reste des dignitaires du IIIème Reich s’est réfugié à 50 mètres sous terre, dans le bunker de la Chancellerie. Il y a là un assemblage hétéroclite de généraux de la Wehrmacht, de SS, de diplomates, de médecins, d’officiers de liaison, de cuisinières et de secrétaires. On y croise Eva Braun la compagne du Führer, Martin Borman son secrétaire personnel, Joseph Goebbels son ministre de la propagande, Hermann Göring le morphinomane obèse numéro deux du régime, Wilhelm Keitel le chef de l’oberkommando de la Wehrmacht et Alfred Jodl son second, Wilhem Mohnke un général SS, Helmut Weidling général de la Wehrmacht, Otto Günsche l’aide de camp personnel du Führer, Albert Speer le ministre de la production de guerre, Ernst-Günther Schenck un médecin-professeur SS, ses collègues Werner Haase le chirurgien personnel du Führer et Ludwig Stumpfegger son médecin attitré depuis que Theodor Morell a fui Berlin, Hermann Fegelein l’aide de camp de Himmler et époux de la sœur d’Eva Braun, Hans Krebs l’un des plus hauts gradés de la Wehrmacht et son collègue Wilhem Burgdorf, Walther Hewel un diplomate et bien entendu Frau Junge Traudl et sa collègue Gelda Christain ainsi que Constanze Manziarly, la cuisinière. Les bombes soviétiques éclatent à quelques centaines de mètres de la prison de béton. Le Führer a été réveillé par les grondements sourds qui ont fait vibrer toute la structure. C’est le jour de son anniversaire, mais il est furieux. Personne n’a daigné l’avertir ! Comment les Russes ont-il pu avancer si vite ? Il aurait dû faire fusiller tous les chefs de la Luftwaffe ! Il convoque une réunion de son état major.
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Bruno Ganz dans le rôle d’Hitler : incroyable de réalisme

Le dernier carré qui l’entoure est partagé entre une fidélité sans faille, une guerre totale jusqu’à la mort comme Goebbels, Krebs ou Burgdorf et ceux qui souhaiteraient préserver le peuple allemand de souffrances inutiles, comme Mohnke, Wendling ou Fegelein. Krebs fait un point terrible de la situation. Ce qui reste de la Wehmacht est en lambeaux. Toute contre-offensive est impossible. Pourtant, le Führer à un plan : une attaque générale pour dégager Berlin avec le groupe Steiner au nord et la IXème armée au sud. Le général Jodl lui signale que la IXème armée n’est plus en mesure de contre-attaquer. Hitler est furieux :  » Et la VIème armée qui marche sur l’Elbe ! Elle n’a qu’à faire demi-tour !  » Jodl prend peur : le front de l’ouest ne peut être ainsi dégarni ! La colère déforme un peu plus le visage d’Hitler. Comment peut-on ainsi discuter le bien-fondé de ses ordres ? Il attend de tous un respect total des consignes. La réunion est terminée. Chacun sait qu’Hitler a perdu le sens des réalités. Mais personne n’a bronché. Guderian a été fusillé pour moins que ça. Dans cette ambiance morbide de fin du monde, Eva Braun tente de mettre une touche féminine pour remonter le morale des troupes. Elle a organisé une fête surréaliste dans les salons de la Chancellerie où, sur des airs Marlène Dietrich, l’ange bleu, l’alcool coule à flot. Mais l’artillerie soviétique rappelle à tout ce beau monde la dure réalité de la situation. C’est dans un nuage de poussière soulevé par les bombes qu’officiers et concubines retournent paniqués dans leur cercueil de béton armé.
Dans les rues de Berlin, des unités des jeunesses hitlériennes prennent position aux endroits stratégiques de la ville. Des adolescents armés de lance-roquettes ou montés sur une unité de DCA vont enfin connaître leur baptême du feu. Ils vont mourir. Ils le savent. C’est pour cela qu’ils sont là, pour honorer le serment qu’ils ont fait dès leur plus jeune âge au Führer. Parmi eux, il y a cet enfant blond armé d’un fusil mitrailleur. Son père, un ancien du front est, tente une dernière fois de le dissuader de participer à cette résistance inutile. Le chef de brigade lui retourne qu’il devrait plutôt être fier de son fils qui a détruit deux chars soviétiques. Ce père pathétique, à qui il manque un bras, lui fait honte et il s’échappe.
Dans le bunker, Traudl Junge discute avec l’autre secrétaire Gelda Christain. Son excitation du début a disparu. Pourtant, consciencieuse, elle souhaite continuer à servir le Führer, fidèle comme elle l’a toujours été, prête devant sa machine à écrire à coucher sur le papier les ordres du Führer. Elle ne s’étonne plus de rien. Des théories raciales répétées en boucles, du droit naturel des plus forts à disposer des plus faibles, de l’absence totale de compassion pour le peuple allemand qui souffre… Mais c’est le Führer et il sait ce qu’il fait… Alors elle tape sur sa machine. Pendant une brève accalmie, Eva Braun et les deux secrétaires profitent du soleil pour griller une cigarette. Une scène irréaliste au milieu de l’enfer où trois femmes tentent de saisir une parcelle de vie ordinaire. Mais un obus éclate à proximité et il faut redescendre sous terre.
Au milieu des ruines et des tapis d’obus, le Professeur Schenck et son aide de camp tentent de rejoindre le bunker. Le général Mohnke, qui est maintenant en charge de la défense de Berlin, lui a demandé d’acheminer autant de matériel médical qu’il pourrait : bandages, pansements, médicaments… Schenck croise en chemin une unité qui traquent des déserteurs, des pauvres bougres, des civils éreintés, âgés, couverts de blessures et qui refusent d’intégrer la Volksturm mobilisée par Goebbels. Schenck ne comprend pas. Des déserteurs ? Il ne voit que des vieillards. Il ordonne au chef de l’unité de relâcher ces hommes. Mais celui-ci, défiant, leur tire une balle dans le ventre.
Le blondinet des jeunesses hitlériennes tient maintenant un bazooka et fait face à une unité rouge qui progresse. A côté de lui, il y a un ancien de la Volksturm. Enfin, il y avait… Une balle vient de trouer son casque et il gît, la face dans la terre retournée.
Mohnke, de son côté, est en première ligne. Il observe horrifié les éléments sacrifiés de la Volksturm désarmés, décimés par les mitrailleuses lourdes des soviétiques.. Pitoyable. Inutile ! Il se précipite au bunker pour dire ce qu’il pense au ministre de la propagande. Celui-ci lui jette  la face :  » Je regrette, je n’ai aucune compassion ! « . Ces hommes nous ont choisis, ils doivent assumer les conséquences de leur choix. Ils n’ont qu’à compenser leur manque d’armement par leur fanatisme ! » Tout est dit.
Magda Goebbels est arrivée au bunker, accompagnée de ses six enfants. Elles les installent dans une chambre exiguë aux éclairages artificiels. Chacun aura son lit. Magda regarde sa progéniture.  Elle a bien réfléchi. Ils sont bien trop beaux pour le monde qui succédera au National Socialisme. Si celui-ci venait à disparaître, ils disparaîtront ensemble.
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Magda Joseph Goebbels et leurs six enfants Helga, Hilde, Helmut, Holde,  Hedda et  Hildegard, 6 prénoms commençant par « H » en l’honneur d’Hitler,

Le ministre de la production de guerre Albert Speer est arrivé à son tour. Il doit tenter quelque chose. Ce n’est pas un nazi de la première heure, mais il a la confiance du Führer. Il demande une entrevue. Élégant dans son costume bien taillé, il s’assoit dans le bureau. Face à lui, le visage de flasque du Führer le fixe. Speer se lance : il appelle l’attention d’Hitler sur les 3 millions de civils qui sont encore à Berlin. Peine perdue. Le peuple allemand s’est montré faible. Il n’a que ce qu’il mérite. C’est la loi cruelle de la nature. Pas de pitié pour les faibles. Les races inférieures doivent être éliminées. Speer est désespéré et quitte le blockhaus.
Nouvelle réunion d’État major. Wihlem Keitel est formel : il est parfaitement impossible de contre-attaquer. Aucune armée ne viendra au secours des Berlinois. Weidling enfonce le clou en indiquant que le ravitaillement aérien est devenu impossible. Il  demande au Führer ses instructions au cas où les unités combattantes viendraient à manquer de munitions. C’est Goebbels qui se charge de la réponse :  » La capitulation est hors de question. Les hommes videront leur chargeur et garderont la dernière cartouche pour eux ! » Weidling insiste car, selon lui, 20 000 officiers sont déjà tombés en pure perte pour la défense vaine de Berlin. Le Führer clôt le débat : « Mais la jeunesse est là pour ça ! ». Weidling reste sans voix.
Hitler effectue une dernière sortie dans les jardins de la chancellerie. Il récompense les plus méritants des jeunesses hitlériennes, dont le jeune blondinet. « Plus courageux que la plupart de ses généraux ! » grommelle Hitler. Il pince des joues, appose des décorations. Sa démarche est lourde, hésitante, sa main gauche n’en finit pas de vibrer. Les remèdes de charlatant du docteur Morell ont ravagé son corps qui n’est plus qu’une loque, un pantin dopé aux amphétamines. C’est la dernière fois qu’Hitler voit la lumière du jour.
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Albert Speer a souhaité faire ses adieux au chef. Eva Braun est ravie de sa visite. Elle savait qu’au moins lui ne trahirait pas le Führer. Si elle savait… Hitler a exigé de sa part une destruction totale des infrastructures de l’Allemagne. Tout devait être réduit en cendres… Speer n’a pas obéi. Il n’a pas voulu que son pays retourne ainsi à l’âge de pierre. Il a souhaite préparé l’après-guerre, ne pas hypothéquer complètement l’avenir. Albert souhaite également saluer Magda Goebbels. Elle est alitée, peut-être souffrante, mais également très heureuse de voir son ami. Il s’étonne de voir les enfants dans ce cercueil souterrain. Ils vont mourir. C’est la volonté de leur mère. Albert ne peut comprendre un tel choix… Plus rien ne va dans ce monde.  Il se dirige vers le bureau du Führer. « Je voulais que vous sachiez que je n’obéis plus à vos ordres depuis plus de six mois. Pire, j’y contreviens volontairement. Un tas de documents en atteste. Je voulais que vous le sachiez. » Hitler ne dit rien. Il salue son ministre et le laisse quitter le Blockhaus.
L’un des derniers repas. Hitler apprend que Himmler a proposé la capitulation sans condition de l’Allemagne. Voilà qui finit d’achever le Führer. La plus grande de trahison IIIème Reich ! La trahison de Göring, cet être corrompu qui a réclamé sa succession, ne l’étonne guère ! Celle de Speer, un artiste ! Pourquoi pas… Mais Himmler ! Heinrich ! Le fidèle parmi les fidèles. Voilà qui le terrasse un peu plus.  » Himmler doit être fusillé. Immédiatement ! Où est Fegelein son aide de camp ? « 
Le Führer a demandé à voir Traudl. Il doit dicter son testament politique. En cas décès, c’est Goebbels qu’il choisit pour gouverner ce qui restera du Reich. Le 29 avril, il épouse Eva Braun, sous les yeux de Goebbels et de Bormann. Le fonctionnaire chargé de l’office à l’outrecuidance, comme le veut la procédure, de demander aux futurs époux s’ils sont bien d’ascendance aryenne ! Joseph Goebbels le rappelle à l’ordre. Hitler s’enferme ensuite dans son bureau avec sa femme. Les couloirs sont maintenant remplis de zombies complètements ivres, comme s’il fallait, pour ces derniers jours, purger les derniers instants de lucidité, fuir la réalité morbide d’une mort programmée.
Mussolini vient de mourir. Son corps est  exposé à Milan à la vindicte populaire, pendu par les pieds aux côtés de celui de Clara Petacci, sa maîtresse. Hitler est accablé par la nouvelle. Il ne veut pas finir comme ça. Il se suicidera. Il ordonne à son aide de camp Otto Günsche, un colosse de deux mètres, de prévoir l’incinération de son corps et celui d’Eva qui l’accompagnera dans la mort. Sur les conseils de Haase, son chirurgien, il devra tester une capsule de cyanure sur Blondi sa chienne. Hitler exprime une réelle compassion pour son animal et sa mort lui arrache les tripes. Le chirurgien l’invite à ajouter à son protocole suicidaire une balle dans la tempe pour garantir le résultat. Tout est prêt. Haase demande de l’aide à Burgdorf. On amène Blondi qui avale sagement la capsule que l’on fait craquer entre ses mâchoires. C’est Otto Günsche qui se charge de débarrasser le plancher du corps sans vie.
Le 30 avril, la réunion d’Etat-major animée par Hans Krebs ne laisse aucun doute sur les chances de victoire : elles sont égales à zéro. Tout le monde le sait depuis longtemps. Seul le Führer, dont chacun redoute les accès de colère, semble y croire encore. Mohnke estime à 48 heures les possibilités de résistance de ses hommes… Keitel n’est guère plus optimiste. Goebbels, comme à son habitude, aboie et condamne tous les défaitistes qui trahissent le Führer les uns après les autres. Certains ont déjà quitté le Bunker. Les lâches ! Il les fera pendre, comme les récalcitrants de la Volksturm qui se balancent aux réverbères de la ville ou comme Fegelein qui est sorti sans permission et qu’il fait fusiller.
Hitler et Eva Braun invitent les deux secrétaires à ce qui ressemble à un repas d’adieu. Le Führer félicite Constanze Manziarly sa cuisinière, pour son menu végétarien. Puis il rassemble ce qui lui reste de compagnons : les généraux  Krebs et Burgdorf, Bormann et les Goebbels, ses secrétaires pour ses adieux. Il remet son insigne en or du parti nazi à Magda Goebbels qui fond en larmes devant tant d’honneur. La porte blindée se ferme sur les époux. Traudl Junge est effarée, complètement perdue. Elle se met à courir dans les couloirs et tombe sur les enfants Goebbels. Elle leur propose un bon repas. Otto Günsche monte la garde devant la porte des Hitler. Magda, dévastée, se précipite sur le pas de l’antre du Führer et supplie Günsche. Mais Hitler a été ferme : il ne veut plus voir personne. Günsche se laisse attendrir et frappe à la porte. Hitler finit par ouvrir, mais referme aussitôt la porte blindée sur la  femme couchée lamentablement à ses pieds. Günsche attend quelques minutes et deux détonations retentissent. Hitler et Eva Braun sont morts.
Erich Kampa, le chauffeur personnel d’Hitler, a apporté les deux cent litres d’essence nécessaires à la crémation.Comme convenu, l’aide de camp fait porter les deux cadavres dans le jardin de la Chancellerie et les place dans le trou creusé à cet effet. Malgré le rationnement, il a pu se procurer deux bidons d’essence et en arrose copieusement les deux amants terribles avant d’y mettre le feu.
Magda Goebbels ne conçoit pas une vie sans le Führer. Elle se rend au chevet de ses six enfants accompagnée par le docteur Ludwig Stumpfegger. Joseph est resté à la porte. Stumpfegger a préparé un puissant somnifère. Magda interrompt la lecture d’Helga son aînée et commence la distribution. Helga se doute de quelque chose et refuse de boire le sirop. Il faut toute la force de sa mère pour qu’enfin elle obtempère. Magda éteint alors la lumière et sort de la chambre. Elle attend quelques minutes. Les enfants maintenant doivent dormir. En effet. Avec l’aide de Stumpfegger, elle place dans leur bouche une capsule de cyanure qu’elle fait craquer entre leurs deux mâchoires. Son forfait accompli elle s’effondre. Joseph lui offre une main qu’elle ignore. Elle se précipite dans la pièce voisine et se pose à une table où elle commence une réussite sous les yeux effarés de Joseph.
Les Goebbels se rendent dans les jardins de la chancellerie. Magda demande à son mari du courage et lui ordonne de lui tirer une balle dans le ventre.  Il s’exécute puis retourne l’arme contre lui. Otto Günsche verse ce qui lui reste d’essence et met le feu aux deux corps.Image associée
Dans les rues de Berlin, les enfants de jeunesses hitlériennes tombent comme des mouches, pour rien. Le blondinet a échappé de justesse au massacre. Pas ses compagnons. Hinge, une jeune fille blonde portant un casque bien trop grand pour elle, a exigé de son frère, un jeune homme guère plus âgé, de lui tirer une balle dans le cœur. Il s’est exécuté avant de se suicider à son tour. Le blondinet a jeté sa tenue nazie et a récupéré quelques habits civils.  Il saute de trou d’obus en trou d’obus en se frayant un passage entre les lignes soviétiques. Il se rend chez ses parents et croise un bavarois de la milice : à l’étage, son père a été pendu et sa mère git sur le tapis tâché de sang, une balle dans la poitrine.
Les rouges ont pris le Reichstag et sont maintenant à quelques mètres de la Chancellerie. Traudl Junge n’a plus rien à faire dans le Bunker. Son travail est terminé. Accompagnée de Mhonke, elle tente une sortie.
Image associée

Otto Günsche marche en tête

Franchissant des montagnes de gravats, des rues défoncées, le groupe finit par rejoindre une position tenue par des Soviétiques qui célèbrent la victoire. Là le blondinet de la Hitlerjunge prend la main de Trodl. C’est une mère accompagnant son fils qui parvient ainsi à franchir l’infranchissable.

La Chute : Photo Juliane KöhlerAlors que les derniers dignitaires se trouent le crâne à l’annonce de la capitulation, Traudl Junge et son jeune ami parviennent à sortir de Berlin en ruines. C’est grâce à elle que nous connaissons aujourd’hui ces derniers jours du Reich.

Les derniers jours d’Hitler et du IIIème Reich.

Là où le nazisme est né : Le Crépuscule des idéaux aux éditions THOT

 

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CATÉGORIE

Adolf Hitler, cinéma, Histoire du Nazisme