Télérama n’a pas aimé ! Mais c’est Télérama. Les Éditions des Chavonnes ont adoré. Un film du niveau des autres chefs d’œuvre de jean-Jacques Annaud que sont L’Ours ou Sept ans au Tibet.

1942. La Wehrmacht est aux portes de Stalingrad. Rien jusqu’ici n’a résisté au rouleau compresseur que sont les armées du Reich, surtout pas les Soviétiques, mal équipés, mal entraînés et dont les cadres ont été décimés par les purges de Staline.

Vassili Zaïtsev (Jude Law) a été embarqué avec d’autres camarades sur un bateau pour traverser la Volga, la porte de l’enfer. Partout autour de l’esquif tombe les obus de la Luftwaffe, faisant jaillir des gerbes d’eau gelées qui retombent sur les malheureux transis. Les mitrailleuses frappent à leur tour. Certains se jettent à l’eau mais sont immédiatement abattus par les gardes rouges. Le contingent s’est réduit de moitié lorsqu’il accoste sur le port qui conduit à Stalingrad. Les gardes rouges hurlent, guident les files qui montent la colline criblée de trous d’obus. Au sommet, on remet aux hommes du petit matériel et un fusil pour deux soldats. Un garde aboie dans un haut-parleur quelques consignes. Les hommes avanceront par paire. Lorsque celui qui porte le fusil sera abattu, celui qui le suit le saisira et continuera à avancer vers les lignes ennemis. Toute reculade sera sanctionnée par une balle dans la tête. Vassili Zaïtsev n’a pas de fusil. Comme tout le monde, il se met à courir, droit devant, dans un no-mans land enveloppé de fumée, en terrain nu exposés aux feu allemand. Les hommes tombent comme des mouches autour de lui. Alors la masse sacrifiée, comme un seul homme, tente de reculer, de se mettre à l’abri derrière les lignes amies. Mais une mitrailleuse a été mise en batterie par les gardes rouges qui tirent à vue. Ils sont pris entre deux feux et reprennent leur marche en avant, vers les lignes allemandes. Vassili Zaïtsev n’a pas le temps de réfléchir. Comme prévu, il suit un camarade qui porte un fusil. Soudain, lui-aussi est frappé en plein cœur. Il s’effondre à ses pieds. Alors Vassili Zaïtsev saisit l’arme et reprend sa course suicidaire. Ils ne sont plus que dix, et puis 9, et bientôt il est seul encore debout au milieu d’un tapis de cadavres. Que peut-il encore faire ? Le mieux est de faire le mort, de s’enfouir sous les corps éclatés par les balles et attendre… Et il attend. Il est dans ce qui reste d’une fontaine publique, un bassin circulaire d’une dizaine de mètres de diamètre. Le calme est revenu. Il un a plus un bruit, sauf celui d’un moteur, un véhicule qui roule dans sa direction. Un obus éclate et le véhicule est soulevé à plus d’un mètre avant de retomber lamentablement sur le sol gelé. Un garde en sort, rampe péniblement, et se dirige vers Vassili Zaïtsev. Les deux hommes se regardent. Le calme à nouveau revient. Le garde s’appelle Danilov, il est en charge de la propagande. A une centaine de mètres se trouve un bâtiment éventré. Un second véhicule s’approche et arrête son moteur au droit du bâtiment. Des Allemands ! Des officiers ! Ils s’installent dans ce qui ressemble à une salle à manger et parlent fort. Le garde rouge a saisi un fusil et met en joue l’un des officiers. Rien, à faire. Ses doigts sont gelés. Vassili Zaïtsev lui demande son arme et met l’officier en joue à son tour. L’un des Allemands se dirigent dans leur direction. Peut-être a-t-il entendu leurs murmures ? Vassili attend tranquillement. Il pointe le curieux en respirant calmement. Il attend. Un sifflement d’obus résonne alors dans l’air. Vassili attend encore. L’obus éclate et Vassili tire. Le soldat tombe sans que les officiers n’aient rein soupçonné. Vassili dirige son arme dans leur direction. Au rythme des obus qui tombent, il abat le premier officier, puis le second, un troisième… Le dernier s’est aperçu du carnage, tente de s’échapper mais est frappé à son tour. Danilov est subjugué ! Voilà l’homme qu’il cherchait. Celui capable de galvaniser les troupes…

L’avis de LEDC

Un film exceptionnel. Des images de Stalingrad en ruine à couper le souffle. Un Ed Harris dans le rôle du tireur d’élite allemand sensationnel? un personnage glacial dans sa raideur militaire. A voir absolument

Là où le nazisme est né : Le Crépuscule des idéaux aux éditions THOT

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cinéma