Avec Dirk Bogarde dans le rôle de Max (Maximilian Theo Aldorfer), un ancien officier SS et Charlotte Rampling dans celui de Lucia, une ancienne prisonnière de camp de concentration.

Film dérangeant, autant par son esthétique que pas son scénario.

1957. Vienne. La guerre est finie depuis plus de 10 ans et la capitale autrichienne se reconstruit doucement. Dans un palace de la ville, d’anciens officiers SS, nostalgiques du IIIème Reich, tentent de se faire oublier. Le souvenir douloureux du procès de Nuremberg, qui a vu condamner bon nombre de leurs pairs, les hantent, les empêchent de vivre au grand jour. Ils se sont organisés pour traquer les éventuels témoins gênants et, si possible, les faire disparaître. Max, le portier de nuit, est des leurs. Il est poli et élégant, consciencieux dans son travail. Il semble avoir échappé à ses vieux démons, son passé de bourreau. Il mène une vie rangée entre les livres de comptes, le vestiaire et la réception. Mais une apparition vient chambouler son quotidien trop tranquille : Lucia, une ancienne internée du camp, avec qui il avait eu une relation malsaine, ambigüe. Lucia accompagne son mari chef-d’orchestre pour une représentation de la Zaubeflöte de Mozart. Lucia, horrifiée, tente, dans un premier temps, de s’extraire des fantômes du passé mais elle est irrésistiblement attirée par son ancien tortionnaire. Elle s’offre à lui comme elle l’avait fait jadis, alternant entre douleur et plaisir sadique.  Elle se revoit 15 ans en arrière, cheveux courts, dansant nue sur du Marlène Dietrich devant un parterre de nazis immobiles, une casquette SS vissée sur la tête, dans une ambiance feutrée de cabaret. La victime se donne au bourreaux. Pour la remercier, le bourreau lui offre la tête tranchée d’un détenu qui arrache à l’ange bleu un sourire complice.

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Charlotte Rampling dans portier de nuit

L’esthétique nazie est à son comble…

L’avis des éditions des Chavonnes

Âmes sensibles s’abstenir. Un très beau film scandaleux, sulfureux, qui habille avec élégance les nazis dans des costumes trop beau pour eux, qui les rendraient presque désirables… On comprend pourquoi le film a fait scandale ! Un film qui ne laisse pas indifférent, une Charlotte Rampling déroutante, envoutante et un Max d’une froideur IIIème reich parfaitement rendue.

 

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actualité, cinéma