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J’ai lu pour vous La fracture de Gilles KEPEL

Merah n’était pas un loup solitaire

Avec l’affaire Merah, on est passé à un djihadisme de troisième génération initié par le Syrien Al-Souri. Ben-Laden visait l’Amérique ; lui vise « le ventre mou » de l’occident, c’est-à-dire l’Europe et plus particulièrement les pays à forte communauté musulmane. Les services secrets se sont trompés en interprétant sa cavale meurtrière comme celle d’un loup solitaire.

Les prisons : l’ENA du djihadisme

Ils se sont trompés aussi sur l’univers carcéral qui est devenu une usine à djihadiste sous leurs yeux aveuglés. Les Kouachi sont sortis  de prison auréolés par leurs 4 ans de peine et ont pu imposer leur vision de l’Islam aux autres petits délinquants.

Rien à voir avec la folie

Les individus comme Merah sont parfaitement rationnels. Leur stratégie est même particulièrement élaborée (dont se réclame le CCIF) :

  • sidération de la population par la terreur ;
  • élimination des cibles ;
  • mobilisation de tous les musulmans derrière eux.

Le CCIF : Collectif contre l’islamophobie en France : transformer les victimes en bourreaux

Derrière la lutte contre l’islamophobie, le CCIF cherche à victimiser les musulmans pour les souder entre eux : l’objectif étant de faire apparaitre la France comme islamophobe. Le Cheikh Youssef Al-Qardaoui regrette que l’islam ait échoué deux fois en Europe (732 à Poitiers et 1680 à Vienne). Pour lui la troisième fois sera la bonne et la stratégie du CCIF est pour lui une aubaine : transformer les victimes en bourreaux. L’affaire du Burkini (la France répressive) a ainsi pris le place sur le drame de Nice (La France victime). L’objectif du CCIF est de construire un lobby communautaire pour influencer les élections.

L’affaire PLENEL et l’aveuglement du Monde

L’extrême gauche vit comme une trahison le fait que son électorat naturel (les ouvriers) se tourne vers l’extrême-droite. Elle se fait alors islamo-gauchiste, pour récupérer un socle électoral.


Ce qu’en dit Le Monde

« La patrie en danger » : par ces mots qui empruntent au registre du salut public, Gilles Kepel conclut son dernier ouvrage. S’il s’agit, pour l’essentiel, des chroniques en forme d’entretiens accordées à France Culture de septembre 2015 à juin 2016, celles-ci se voient augmentées d’un bon tiers par un prologue et un épilogue inédits. Le professeur à Sciences Po et spécialiste du monde musulman y revient sur « l’année terrible » qui a vu le déferlement d’un terrorisme de plus en plus meurtrier inspiré par l’organisation Etat islamique (EI). Il s’efforce d’identifier les contours du « djihad français » grâce à ses compétences d’arabisant, sa connaissance du contexte géopolitique et un incontestable talent de plume et de polémiste. Pour lui, loin d’être le fait de « loups solitaires », les massacres commis au nom du djihad dans l’Hexagone, et ce depuis l’équipée sauvage de Mohamed Merah en 2012, obéissent à une stratégie au long cours. Elle a été théorisée et diffusée sur Internet par l’ingénieur syrien Abu Moussab-Al-Suri dans son Appel à la résistance islamique mondiale (traduit par Kepel dans Terreur et martyre, Flammarion, 2008). La multiplication d’actions atroces et spectaculaires a pour but de provoquer une « fracture » – d’où le titre du livre – censée isoler les musulmans de France, transformés, du coup, en réservoir de djihadistes. Jusqu’à présent, la manœuvre n’a pas abouti. Mais Gilles Kepel s’inquiète de l’aveuglement des politiques ou des experts et journalistes qui n’adhèrent pas à ses thèses. Si, dit-il, la tâche de l’universitaire se limite à « éclairer la situation » et non à prescrire la conduite à tenir, ce livre en forme de cri d’alarme s’adresse à l’évidence à tous les candidats à la présidentielle à venir.

 

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