SNCF : Macron VS Martinez. Le match peut enfin commenver…

Il veut diviser ceux qui n’ont pas grand chose. La journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF sera un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force » avec sa réforme. Il nous a fait le coup avec les retraités et les jeunes, les retraités qui seraient des privilégiés, quand on connaît le montant des pensions des retraités, et les jeunes qui n’auraient rien. C’est la même chose entre les salariés : à chaque fois, il divise ceux qui ont un petit peu et ceux qui n’ont rien du tout. Je pourrais lui parler des PDG, ceux qu’il a reçus en grande pompe, c’est le cas de le dire, à Versailles, qui ne payent pas d’impôt. Qu’est-ce qu’il leur a dit à eux ? Il les a montrés du doigt ?  Philippe MARTINEZ

Il ne peut y avoir d’un côté des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et de l’autre avoir un statut de cheminot et ne pas le changer. Il serait fou » d’embaucher des cheminots avec le même statut qu’il y a 50 ans au vu de leur rythme de travail, selon lui, bien différent. Emmanuel MACRON

Le match tant attendu entre Martinez et Macron a commencé…

Qu’en est-il de « la casse du service public » (argument central de CGT) dans ce duel onirique ? La CGT privilégie-t-elle vraiment l’usager ? Veut-elle assurément offrir le meilleur service au meilleur prix ? Selon Jean TIROLE, seule la concurrence permet un tel exploit

Contrairement à une croyance répandue en France, la concurrence bien organisée : fait baisser le prix des produits et des services et en améliore la qualité ; favorise  l’innovation et l’efficacité ; crée de l’emploi ; permet aux décideurs publics d’avoir les meilleurs services aux meilleurs prix grâce au principe des appels d’offres, tout en évitant l’attribution de marchés publics à des amis ou selon des règles opaques. Jean TIROLE

Mais la concurrence, Philippe MARTINEZ n’en veut pas. Les Français seraient en effet satisfaits de leur opérateur historique. Pourtant une enquête de l’UFC-Que choisir a montré que le taux de satisfaction des usagers, qui était encore de 73% en 2006, est tombé à 54% cette année. IPSOS a établi que 69 % des Français seraient favorables à une mise en concurrence de la SNCF. La raison ? Le service est dégradé. Or, la libéralisation outre-Rhin a permis d’améliorer la ponctualité et la propreté des rames. En Angleterre, un remède de cheval a été inoculé dans le vieux réseau ferré. Il a fait des merveilles : les trains sont de petits bijoux bichonnés par les opérateurs soucieux d’amener à eux la clientèle.

Qu’en pense Guillaume PEPY ?

La seule chose que la concurrence a fait en Italie, c’est que cela a fait changer Trenitalia. Mais pas parce que Trenitalia est devenue intelligente alors qu’elle était bête auparavant, mais parce que les contraintes politiques qui pesaient sur Trenitalia se sont effacées avec la concurrence. Mon collègue de Trenitalia est allé dire qu’il était plombé dans la concurrence et peu à peu l’entreprise s’est dépolitisée pour devenir une entreprise comme les autres. La concurrence a amené la baisse des péages grande vitesse de 36%. Le gouvernement italien a été obligé de les baisser de 36% pour créer de la concurrence. Guillaume PEPY

Les entraves du statut de cheminots (par Guillaume PEPY) pénaliserait la SNCF dans le cadre d’un marché ouvert à la concurrence

La réalité est que l’opérateur historique paye en France des cotisations de retraite 14% supérieures à celles d’un opérateur privé, soit l’équivalent de 700 millions d’euros. La réalité est que la SNCF a l’interdiction de licencier tout salarié pour des raisons d’insuffisance professionnelle ou économiques. Nous avons une fiscalité plus lourde que les opérateurs privés, et nous avons des vraies fausses obligations de service public, c’est à dire des obligations qui ne font l’objet d’aucune compensation comme les arrêts de TGV décidés pour l’intérêt dit général, ou pour maintenir des emplois dans telle ou telle zone. Si on veut de l’équité concurrentielle, il faut faire une adaptation résolue des conditions d’exploitation de l’opérateur historique en même temps qu’on ouvre à la concurrence. Il faut faire les deux choses en parallèle.

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :