J’ai vu pour vous Borg Mc Enroe de Janus Metz Pedersen

Que l’on soit passionné de tennis ou pas, le Borg Mc Enroe de Janus Metz Pedersen aurait mérité mieux que sa très faible diffusion en France dans de très rares salles obscures. Car il s’agit de tennis, bien sûr, mais surtout de l’histoire passionnante d’une rivalité entre deux hommes que tout oppose et qui nourrit un scénario digne des meilleurs fils du genre.

Nous sommes en 1980. Björn Borg est déjà une super star. Recordman des victoires en grand-chelem, indétrônable à Roland-Garros et à Wimbledon. Sa maîtrise totale fait l’admiration de la planète entière. Rien ne peut ébranler celui que l’on appelle Ice Borg. Aucune émotion n’apparait sur son visage, aucun signe de stress, presque pas de joie. On l’assimile à une machine à ren,voyer les balles, indéréglables. Il a déjà gagné quatre fois Wimbledon d’affilé, ce qui est un record, et s’attaque maintenant à un cinquième titre.  Et puis il y a John Mc Enroe, son exact opposé. Là où Borg est un abime de calme, Mc Enroe est au contraire un volcan, un adolescent mal dégrossi, impétueux, mauvais-joueur, contestant systématiquement les décisions de l’arbitre dans des colères de salle gosse. Mc Enroe jure dans ce monde policé du tennis. La terre entière le déteste, le siffle dès son arrivée sur les courts. Mais il est bourré de talent. La presse en a fait le meilleur ennemi de Borg. Celui qui pourrait détrôner le roi…

Malgré les soutiens indéfectibles de son entraîneur, Lennart Bergelin, et de sa femme, Mariana Simionescu, Borg semble pour une fois moins sûr de lui. Voilà que des idées trottent dans sa te^te, l’embrouille. Les sponsors qui le harcèlent ne font rien pour l’aider à retrouver le calme dont il a tant besoin. Il se souvient de son enfance, lorsqu’il tapait pendant des heures des balles devant une porte de garage en bois, de son rêve de devenir un champion ; puis de sa difficile adolescence, lorsqu’il explosait à tout bout de champ, rageant contre son jeu qu’il ne parvenait pas à mettre en place, pestant contre Lennart Bergelin, l’homme qui l’avait découvert, qui l’avait mis sur les bons rails.  Lennart lui avait tout appris, mais il savait que le jeune Borg n’arriverait à rien s’il ne parvenait pas à maîtriser ses nerfs. Alors il fit un marché : il le sélectionnerait pour la prochaine coupe Davis si et seulement si il enfermait au plus profond de lui toute émotion. Toute son énergie devait passer dans sa raquette, et uniquement dans sa raquette, point après point. Il l’avait sélectionné et Borg avait gagné, enchaînant ensuite une incroyable série de victoires qui l’amenèrent jusqu’à la place de numéro Un mondial !

Wimbledon vient de débuter. La presse n’en a que pour Borg ce qui a le don d’énerver les autres joueurs, dont le fantasque Vitas Gerulaitis, et bien sûr John Mc Enroe.

Résultat de recherche d'images pour "vitas gerulaitis"
Vitas Gerulaitis

Les tours se suivent et se ressemblent. On croise Arthur Ashe, une gloire passée, et puis Peter Fleming, le partenaire de double de John qui est blessé à la cheville. Les deux Américains devraient se retrouver en quart si tout va bien, Jimmy Connors, dit Jimbo, l’ex numéro Un mondial, recordman, des titres en tournoi.

Résultat de recherche d'images pour "peter fleming tennis"
Fleming et Mc Enroe

Alors que Borg se concentre dans l’ambiance feutrée de sa suite, Fleming, Gerulatis et John se retrouvent en boîte, au milieu d’un bouquet coloré de filles faciles. Mais John est ailleurs… D’habitude si sûr de lui, ce soir il est inquiet : il ne parvient pas à déchiffrer cette énigme que constitue l’adversaire qui lui est promis… Comment peut-on ainsi rester si  impassible, ne s’autoriser aucune respiration, ne jamais évacuer la tension qui tiraille chaque avant un matche  ? Fleming a bien observé le Suédois : il a de drôles de manies, loue toujours la même voiture, dort dans la même chambre d’hôtel, ne marche jamais sur la ligne de fond de court : c’est un grand superstitieux.

Résultat de recherche d'images pour "connors"
Jimmy Connors

John a dessiné sur les murs de sa chambre d’hôtel le tableau des matchs qui conduit inéluctablement à la finale que tout le monde attend : Borg-Mc Enroe : le plus grand matche de l’histoire du tennis. Mais avant cela, il doit affronter son ami Fleming. Les deux partenaires de double  se retrouvent dans le vestiaire et fleming est inquiet : il ne retrouve pas sa chevillère et est persuadé que Jophn l’a cachée. Mais c’est l’heure de renter sur le Central. Il devra faire sans… John l’écrase. Fleming est fureur car il sait que John lui a volé son matche…Résultat de recherche d'images pour "wimbledon 80"

1980 – finale Wimbledon Borg Mc Enroe

L’avis des Chavonnes

J’ai vécu cette tragédie sportive de mon canapé et comme tout le monde je détestais Mc Enroe. Shia Leboeuf retranscrit  bien son sale caractère, sa façon de bouger sur le court. Borg est peut-être encore plus crédible : Sverrir Gudnasson est certainement un joueur de tennis qui a bien observé le style Borg, ce qui permet au réalisateur d’insister plus sur son jeu que sur celui de son adversaire.  On apprend que Borg n’a pas toujours été ce roc indestructible mais que lui aussi a fait sa crise d’ado et fut capable de burn-out.

SVERRIR GUDNASSON – Borg
Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :