Quoi de moins compatible que la Bible (Livre I : la Genèse)  et l’écologie ?  Dieu parle ainsi aux hommes :

« Soyez féconds, emplissez la terre et soumettez-la » La Bible de Jérusalem

La surpopulation ne sera donc jamais un problème. On estime que la population mondiale pourrait culminer à 10 ou 12 milliards, voire 14 milliards d’individus d’ici à la fin du siècle. Elle va notamment concerner le continent africain, déjà à cours de ressources, générant des flux de populations susceptible de déséquilibrés l’ensemble des sociétés.

Nous devons soumettre la terre ? Quel programme ! Force est de constater que l’objectif a été atteint ! L’homme a façonné la terre à son avantage, asséchant les zones humides et faisant disparaitre les milliers d’espèces qui allaient avec, déforestant à tours de bras l’Amazonie (et les autres forêts équatoriales) pour cultiver, au mieux du café, au pire des opiacés. L’homme a brûlé l’oxygène dans ses machines à combustion et ainsi généré l’effet de serre, dont les conséquences sont encore mal perçues mais qui devraient se rappeler à notre bon souvenir sous peu. L’homme a pollué les terres aujourd’hui inhabitables ; l’homme a troué la couche d’ozone ; l’homme a asséché des mers ; l’homme a détruit les récifs coralliens refuges de biodiversité… A oui ! La terre, nous l’avons soumise !

« Soyez la crainte et l’effroi de tous les animaux de la terre et de tous les oiseaux du ciel, comme de tout ce dont la terre fourmille et de tous les poissons de la mer, ils sont livrés entre vos mains  » La Bible de Jérusalem

Là aussi l’objectif est atteint : l’animal, cette ressource docile et inépuisable, a été  consommée. Appliquant ce beau principe au pied de la lettre depuis des millénaires, l’homme a réussi à faire disparaitre de nombreuses espèces animales et végétales et des milliers supplémentaires figurent sur la longue liste d’attente des prochains sacrifiés… La surpêche a dépeuplé les mers qui contiendront bientôt plus de plastique que de poissons. Le nombre d’insectes se réduit toujours plus, sans parler des abeilles pollinisateurs et des oiseaux. Quant aux bêtes qui restent, elles doivent leur salut à leur utilité : bête de somme, bête à manger, bête de compagnie… Tout le reste doit disparaitre !  Merci donc la Bible pour tous ces si bons principes !

L’avis des Chavonnes

Bien sûr la Bible a été écrite dans un seul but : créer du lien social (et donc des règles de vie) qui permettent aux hommes de vivre ensemble. C’est une sorte de Contrat social, sauf que la règle de vie n’est pas donnée par le législateur au travers de la loi mais par Dieu. Ces ordres divins sont ainsi incontestables, car contrairement aux basiques de la démocratie, il n’y a pas de séparation des pouvoirs : ceux qui ont écrit la bible ont accordé à Dieu les trois pouvoirs : législateur, exécutif et judiciaire. Il n’y a donc pas de débat. Ces lois sont intemporelles car définitives. Et c’est là que ça pose problème : lorsque la Bible a été écrite (750 ans avant JC), la terre paraissait infinie. Toute ressource puisée était immédiatement remplacée. Il y avait quelques millions d’humains dont l’existence était fragile. Peupler la terre ne posait donc pas de problème. Quelques hectares asséchés non-plus. Mais aujourd’hui qu’il n’y a plus un hectare sauvage, l’ordre intemporel (soumettez-là !) devient problématique. Il conviendrait donc de proposer une Bible 2.0 plus en accord avec l’esprit du temps.

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actualité, Ecologie