L’arbre de la vie selon DARWIN

Darwin voyait l’évolution naturelle des espèces vivantes sous la forme d’un arbre, ce qui supposait un ancêtre commun à toutes les espèces (1). Par ailleurs, l’organisation du vivant en branches traduit ce que l’on voit aujourd’hui : des espèces distinctes, sans continuité entre elles : il n’y a, par exemple, pas une série continue d’espèces allant du chimpanzé à l’homme.

L’arbre de la vie selon DARWIN

En 1837, date de l’esquisse, il était admis que chaque espèce avait été créée ex-nihilo par Dieu, une fois pour toute, et qu’elles existaient depuis la nuit des temps, à commencer par l’homme. La Genèse (Livre I de la Bible) décrit en effet un tel processus. Les naturalistes avaient déjà proposé des classements pour faire le tri dans toutes les espèces connues. Les espèces ayant des caractéristiques communes étaient réunies dans un même groupe.

C’est en 1837 que Darwin évoqua pour la première fois la possibilité d’une « évolution », certaines espèces pouvant disparaître et d’autres apparaitre.

En octobre 1838, cela faisait 15 mois que j’avais commencé mon enquête. J’avais lu avec amusement les ouvrages de Malthus sur les populations et fut ainsi bien préparé à affronter la lutte des espèces pour la vie qui découlait de longues observations. Cela m’est apparu comme une évidence que de petites variations pouvaient conduire à l’extinction d’espèces où à l’évolution d’autres pour former de nouvelles espèces. J’avais en main une théorie, mais n’osais rien publier en raison des préjudices qu’elle pourrait me causer.

Charles Darwin

Il fallut attendre 1859, pour que Darwin exprime clairement sa théorie dans son ouvrage majeur : la théorie des espèces.

Owing to this struggle for life, any variation, however slight and from whatever cause proceeding, if it be in any degree profitable to an individual of any species, in its infinitely complex relations to other organic beings and to external nature, will tend to the preservation of that individual, and will generally be inherited by its offspring. The offspring, also, will thus have a better chance of surviving, for, of the many individuals of any species which are periodically born, but a small number can survive. I have called this principle, by which each slight variation, if useful, is preserved, by the term of Natural Selection, in order to mark its relation to man’s power of selection.

En raison de cette lutte pour la vie, toute variation, quelque soit son ampleur ou son origine, si elle est profitable à un individu d’une espèce, en particulier dans ses liens avec les autres espèces ou avec la nature, tend à la préservation de cet individu qui va léguer son avantage à sa descendance. Cette descendance aura elle-même cet avantage vis-à-vis des autres individus de l’espèce dont beaucoup ne pourront survivre. C’est ce processus que je nomme la sélection naturelle.

Charles Darwin, The Origin of Species – 1859

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :