Ecologie Environnement

L’environnement ? J’y pense et puis j’oublie…

Le monde, ce matin : Selon le bilan 2018 de l’Office national des forêts, 180 000 espèces sont en danger, notamment en raison de l’usage de pesticides et de l’artificialisation des sols…  Terrible nouvelle. Encore embrumé, je repense aux infos d’hier, la disparition des papillons, des baleines, de la barrière de corail et des abeilles. Bientôt, il ne restera plus que l’homme. Et puis, il ne restera plus rien… J’y pense. Ça me fend le cœur. Et puis j’oublie. Comme Jacques avant moi… Puis, comme Francis, je reprends ma place dans le trafic. Au volant de ma DS3, 1 tonne et demi de métal, je transferts mes 80 kilogrammes d’homo-sapiens d’un point A vers un point B. Des millions de molécules de CO2 vont rejoindre l’atmosphère, parmi leurs congénères de plus en plus nombreuses au dessus-de ma tête, dans l’air que je respire. J’y pense et puis j’oublie. Il ne faut pas que je sois en retard. J’appuie sur l’accélérateur, laissant échapper de mon pot maintenant brûlant des milliards de particules. C’est quand même terrible. Il y a autour de moi plus de cross-over que de coquelicots… J’arrête mon bolide au pied des containers du syndicat des certitudes qui n’attendaient que moi. Dans celui réservé aux ordures ménagères, j’aperçois une montagne d’emballages recyclables, du carton, des boites de conserve et même une télé ! Rien à faire. Ces cochons n’avaient à faire qu’un mètre sur le côté et déverser leurs déchets dans le container prévu à cet effet. Mais non ! Ils avaient surement mieux à faire. Ou peut-être étaient-ils tellement pressés ! Ou simplement la flemme. Comme moi, ils pensent aux ours polaires et puis ils oublient… Je suis maintenant collé au pare-chocs d’un monstre : un Raptor : un pick-up Ford dans lequel on rangerait trois fois ma voiture ! La transcription métallique de la virilité, du bodybuildeur faisant admirer ses muscles : des formes généreuses,  des pneus sur-gonflés à la testostérone qui écrasent le bitume et les hérissons devant moi. Il est équipé d’un pare-buffles et d’une énorme prise d’air surélevée ! Il a raison. On n’est jamais assez prudent dans notre jungle urbaine. Ceci dit, le pare-buffles me semble quand même exagéré. Lui pense à la disparition des mésanges et puis oublie. Dans sa sono survitaminée, Laurent Cabrol doit lui expliquer les ravages des énergies fossiles. Il doit se dire qu’il trie ses déchets et éteint la lumière des pièces inoccupées. C’est déjà beaucoup. Et puis, c’est surtout les usines et les avions à réaction qui polluent. Ce n’est pas lui au volant de sa sculpturale voiture qui perturbe le climat !  Devant moi, au volant des centaines sculpturales voitures à l’arrêt, les mêmes individus se disent la même chose. Ils pensent à leurs vacances à Bali ou à Maurice, au turbo-jet qui les attend sur te tarmac… Enfin de l’air pur rien, que pour eux et une eau limpide dans laquelle ils pourront uriner en paix !  A ma droite, un usager du service public nettoie sa piscine individuelle, pestant contre ses bestioles qui  polluent SON eau, un mélange de produits chlorés, de pH+ et de pH- nécessaires à son bonheur. Et s’il y a de moins en moins de crapauds, ce n’est pas sa faute. Au dessus de mon capot, passe un des derniers rapaces…  Il va falloir que je lui parle du thermos-nucléaire, comme l’aurait dit Jean-Patrick…

 

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