actualité

Zimbabwe : Mugabe et le racisme anti-blancs

Zimbabwe ou l’histoire d’un racisme anti-blanc qui a conduit l’économie au bord du gouffre, et le pays de l’autosuffisance alimentaire à la famine…

Le 22 novembre 2017, c’était hier, Emmerson Mnangagwa atterrit sur le tarmac de sa terre natale : le Zimbabwe, l’ancienne Rhodésie du sud, indépendante de la Grande-Bretagne depuis 1980. Il est revenu, comme il le dit, pour « qu’émerge une nouvelle démocratie ». Il fallait dire que l’on partait de loin : son prédécesseur, le président Mugabe, vrai despote, ayant fait de ce grenier de l’Afrique une terre en friches.

Le président Mugabe et la fausse-bonne idée de la réforme agraire

Le problème posé par Mugabe était fort simple à résoudre : les moyens de production (4500 fermes, soient 1/3 du total mais beaucoup plus en termes de production) étaient détenus par la minorité blanche qui produisait et gardait la richesse du pays pour elle-même. Il n’y avait qu’à leur confisquer leurs terres et la distribuer aux villageois noirs. Chacun pourrait ainsi manger à sa faim dans une société pleinement égalitaire. Ce fut en 2000 que le Président Mugabe mit en œuvre sa réforme agraire, comme l’avait fait Lénine puis Staline un siècle plus tôt (il aurait du se méfier des solutions simplistes). Les Blancs furent chassés et leurs terres redistribuées à la population. Certains fermiers furent mis à mort avec leurs employés, avec la complicité de milices et de la justice d’État ! Mais voilà ! Les fermiers blancs avaient développé un sérieux savoir faire. Lorsque les nouveaux-venus reprirent les exploitations, ce fut dans l’anarchie la plus totale. On ne s’improvisait pas agriculteur ainsi ! Les exploitations jadis florissantes se transformèrent en friches désolées.

Racisme politique

Cette réforme agraire calamiteuse fut concomitante avec une politique clairement anti Blancs : l’objectif affiché du ZANU-PF, le parti de Mugabe, était alors de chasser les Blancs avant la fin de l’année 2005. Mugabe se servit de l’appareil de l’Etat pour assoir sa politique de domination des Noirs : toute entreprise devait dorénavant (2007) appartenir à plus de 51 % par des Noirs.

La fin de Mugabe ?

Son despotisme le conduit à sa perte : en 2017,  après 30 ans de règne et après avoir tenté d’imposer sa femme (Grâce) pour sa succession (il avait alors 93 ans), il fut exclu de son propre parti et remplacé par son rival : Emmerson Mnangagwa qui assura la Présidence par Intérim.

Le président Emmerson Mnangagwa et la fin de la réforme agraire

Conscient du bilan atrophique de la réforme agraire de Mugabe, Emmerson Mnangagwa se dit favorable au retour des blancs. La communauté internationale applaudit.

En conclusion

La colonisation fut une erreur et généra beaucoup d’injustices. Mais le ressentiment, la rancune comme seul programme politique, ajouta de la souffrance à l’injustice en coupant tous les moteurs économiques du Zimbabwe de manière irréfléchie. 30 ans de Mugabe ont vu réapparaitre les milices armées, le choléra et l’hyper inflation.

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s