Histoire de France

J’ai lu pour vous Marie-Antoinette de Antonia FRASER

Merveilleuse biographie de cette figure mythique de l’histoire de France. La vie de Marie- Antoinette commença comme un rêve, dans les dorures de Vienne, au milieu des bas de soie et des robes de bal, dans une succession de fêtes où les buffets étaient servis dans les plats d’argent, pour s’achever en cauchemar, au fond du cachot sordide de la prison du Temple, repère de tous les rats de Paris, puis les geôles de la Conciergerie et enfin sous le couperet glacé du métal de la guillotine.

Tout savoir sur la Révolution française : ici

Promise à un avenir radieux, elle fut « donnée » en mariage à Louis XVI, mariage politique bien entendu, visant à apaiser les tensions entre les deux maisons royales, celle des Habsbourg et celle des Bourbon. Tout avait bien commencé. Elle changea de palais pour rejoindre celui de Versailles, mais pas de train de vie. Insouciante, dépensière, elle ne sentit pas l’animosité qu’elle provoquait dans le peuple de France pour qui elle était et resterait l’Autrichienne.

Description de cette image, également commentée ci-après
Marie-Antoinette en 1783

« Cessez de servir et vous voilà libre !  » avait dit La Boétie un siècle plus tôt dans son Discours sur le servitude volontaire.  Les Français appliquèrent la leçon à la lettre. 1789 sonna la fin de la récréation ! Dans un premier temps, les révolutionnaires s’accommodèrent de cette royauté d’apparat, de ce Roi garant du ciment national, gardien des traditions, mais sans réel pouvoir, sauf celui d’opposer son veto aux lois proposées par l’assemblée nationale ! Et du veto il en abusa. Les femmes de Paris, excédées par la manque de pain, allèrent chercher à Versailles le Boulanger, la Boulangère et le petit Mitron. C’était le début de la fin ; La famille royale fut enfermée dans la prison dorée des Tuileries, puis après la fuite de Varennes, dans la prison sordide du Temple. Saint-Just, l’âme grise de Robespierre, déclara alors : « un Roi doit régner ou mourir. » Bien sûr le Roi ne régnait plus depuis longtemps, il devait donc mourir. Louis XVI fut guillotiné début 1793. La Révolution avait besoin de sang ! La princesse de Lamballe, une amie proche de la Reine, fut décapitée, on viola son cadavre et on planta sa tête sur un pic que l’on promena sous les fenêtres de Marie-Antoinette. Le plus assoiffé de tous fut sans doute Jacques Hébert de la commune de Paris. Si on ne lui donnait la tête de l’Autrichienne, il irait lui-même la chercher… On lui donna ce qu’il demandait (pour info Hébert finit lui aussi par avoir la tête tranchée, comme les autres meneurs de cette Révolution que furent Danton, Robespierre ou Camille Desmoulins).

Ce fut donc une véritable tragédie que la fin de vie de Marie-Antoinette. On l’accusa de tous les péchés pour mieux la condamner.

Cette biographie est incroyablement bien documentée et d’une lecture très facile. LEDC la récommande.

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