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Qu’est ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Ils font peur à tout le monde, sont présents partout, font les choux gras de la presse spécialisée, sont la cible de toutes les ONG et de toutes les associations de défense de l'environnement et pourtant personne ne sait de quoi il s'agit. Alors LEDC se sont penchées sur la question...

Ils font peur à tout le monde, sont présents partout, font les choux gras de la presse spécialisée, sont la cible de toutes les ONG et de toutes les associations de défense de l’environnement et pourtant personne ne sait de quoi il s’agit. Alors LEDC se sont penchées sur la question…

Qu’est ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Les hormones (du Grec « mettre en mouvement »)

Notre corps a la possibilité d’activer certaines fonctions, comme la puberté, les règles, la sensation de faim, l’endormissement, l’appétit sexuel…, à des moments très précis de notre vie. Cette activation se fait par la diffusion dans le sang de substances chimiques (les hormones) qui portent le signal de l’activation d’un organe (ou d’un tissus) spécifique. Cet organe (cible) dispose d’un site d’accueil pour l’hormone spécifique de son activation.

Les glandes endocrines (du Grec « qui secrètent à l’intérieur »)

Les hormones sont injectées dans le sang par des glandes (dites « endocrines »). Le sang se comporte ensuite comme un moyen de transport jusqu’au site récepteur.

Le perturbateur endocrinien

Le perturbateur endocrinien se fixe sur les récepteurs en imitant les hormones et déclenche l’activation ou du moins perturbe le fonctionnement de l’organe. En agissant en grand nombre, ils peuvent saturer les sites récepteurs qui deviennent alors étanches aux vraies hormones !

Selon l’ANSES, les perturbateurs endocriniens peuvent :

  • mimer l’action d’une hormone naturelle et entrainer ainsi la réponse due à cette hormone,
  • empêcher une hormone de se fixer à son récepteur et ainsi empêcher la transmission du signal hormonal,
  • perturber la production ou la régulation des hormones ou de leurs récepteurs.

Où les trouve-t-on ?

Partout. On peut les injecter volontairement dans l’organisme pour bloquer ou activer certaines fonctions (contraception par exemple). Mais ils peuvent être aussi tout à fait indésirables et se trouve dans des produits du quotidien comme des emballages, des cosmétiques, bien sûr des pesticides…

Quelle dose est dangereuse ?

Difficile à dire. De faibles doses pourraient déjà être à l’origine de graves perturbations. Car le système hormonal fonctionne justement avec de faibles doses.

Quel risques ?

Soupçonnés être à l’origine de nombreux cancers, le ministère en charge de l’environnement précise : les perturbateurs endocriniens peuvent engendrer des dysfonctionnements à plusieurs niveaux : reproduction, croissance, développement ou encore comportement. Outre l’impact sur la santé humaine, ces substances peuvent avoir également des impacts sur l’environnement et en particulier la faune.

Selon Santé magazine,

  • Le soja : il contient des phyto-oestrogènes. Les risques : ils pourraient perturber le développement des organes sexuels. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande de les éviter chez l’enfant de moins de 3 ans. Et de ne pas dépasser, même s’ils n’ont pas de toxicité particulière chez l’adulte, 1 mg par kg de poids corporel et par jour ;
  • Les pesticides : nombreux sont des perturbateurs endocriniens. Entre autres risques, il est prouvé que l’exposition au chlordécone (plantations de bananes) augmente le risque de cancer de la prostate;
  • le bisphénol A : il est présent dans des plastiques alimentaires, boîtes de conserves, briques en carton et canettes de soda. Les risques : des anomalies de la reproduction masculine et cancers (sein, testicule). Selon l’Afssa, cette toxicité éventuelle reste à établir chez l’homme ;
  • Les phtalates : on les trouve dans les plastiques PVC, peintures industrielles, adhésifs, encres, matériel électrique… Les risques (à confirmer) : une atteinte de l’appareil reproducteur mâle et une toxicité pour l’embryon et le fœtus sont suspectées.

 

 

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