Les Grecs Philosophie

La maïeutique et la dialectique chez Socrate

Outre sa philosophie connue par les dialogues de Platon, Socrate était passez maître dans l’art de convaincre ses interlocuteurs. Comment faisait-il pour ainsi avoir toujours le dernier mot ? Utilisait-il des arguments irréfutables qui laissaient son contradicteur sans voix ? Parlait-il plus fort que les autres ? Faisait-il preuve d’une telle éloquence que le contredire relevait de l’exploit ? Avait-il une apparence qui imposait le respect ? Eh bien non… Rien de tout ça. Il était laid et modeste.

La maïeutique et la dialectique chez Socrate

Socrate  ne cherchait qu’à élever (au sens élève) les ignorants. Car il savait, en ennemi juré de la tyrannie, que le savoir et l’esprit critique (qui seront repris comme fondements de  l’école de Jules Ferry) seraient les meilleurs remparts contre l’injustice. Descartes, Spinoza et Montaigne (entre autres) reprendront cette philosophie qui consistait en, premier lieu, à douter des idées reçues. Il fut sans doute le premier insoumis de l’histoire.

Procéder aux accouchements, le dieu m’y force, mais il me retient d’engendrer [..].  Et ceci est clair : les disciples n’ont jamais rien appris qui vienne de moi, mais ils ont trouvé eux-mêmes, à partir d’eux-mêmes, une foule de belles choses [..]. De l’accouchement, oui, le dieu est cause, et moi aussi ! » Socrate

La maïeutique et la dialectique chez Socrate

Pour passer maître dans l’art de la dialectique (du grec dialektikê : traverser par le langage), l’art de discourir, Socrate abusait de la maïeutique (art d’accoucher les esprits).

J’exerce le même métier que ma mère : accoucher les esprits est ma tâche et non pas d’enfanter qui est l’affaire du dieu. Socrate

On comprend ce que ça veut dire. Son interlocuteur, Socrate le savait, était plein de contradictions et souvent se mentait de bonne foi à lui-même. Socrate ne cherchait pas le combat rapproché, arguments contre arguments. Il savait qu’il était impossible de faire boire un âne qui n’avait pas soif. Il faisait preuve d’une extrême subtilité. Son but était d’amener son interlocuteur, par des questions faussement naïves, à s’empêtrer dans son argumentation bancale, à s’engager dans des voies sans-issue pour finalement qu’il constate ses contradictions, ses erreurs de jugement, et ainsi qu’il revoit sa position dans une parfaite autocritique. Son interlocuteur se dévoilait (au sens lever le voile), comprenait mieux sa propre personnalité, découvrait des pans entiers de son être qu’il ne connaissait pas. D’où l’utra-fameux mais toujours génial :

Connais-toi toi-même. Socrate

La mort de Socarte par DAVID.
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