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J’ai lu pour vous le Rapport du GIEC d’octobre 2018

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) publie un nouveau rapport lundi 8 octobre sur le réchauffement climatique. Les spécialistes appellent à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à 2°C. Le rapport met aussi en évidence un certain nombre d’impacts du changement climatique qui pourraient être évités en limitant la progression du réchauffement.

Le syndrome du Titanic.

Nicolas Hulot avait appelé ça le syndrome du Titanic. Il avait tellement raison. Le capitaine est sur son bateau, tellement fier de son géant des mers. Ses turbines surchauffées le propulse vers les eaux glacées de l’Atlantique nord. Tout va bien. Chacun se réjouit du coucher du soleil, de l’air marin qui caresse les visages des 3000 privilégiés. Mais les messages d’alerte commencent à arriver. Des icebergs sont signalés. D’autres messages arrivent et confirment le danger. Mais le capitaine donne l’ordre de pousser la vapeur, encore et encore. Il veut faire les gros titres en arrivant à New-York. Cette fois le danger est imminent. Un bateau dans la zone est formel. Malgré les appels répétés à la prudence, le capitaine est seul maître à bord. Malgré les avertissements, il semble impassible, étanche aux informations contradictoires qui pourraient contester son jugement. Malgré l’inquiétude de l’équipage, le capitaine est comme dans un tunnel, ne voyant que la lumière tout au bout. Malgré l’avis du second qui lui demande de ralentir, le capitaine accélère encore. Il fera les gros titres…

Le GIEC a publié son énième rapport, sa énième mise en garde. Le GIEC exige depuis des années un changement radical, seule solution pour ne pas tomber dans le gouffre. Le GIEC s’épuise, semble prêcher dans le vide. Car tout le monde s’en fout… Nous sommes au bord du gouffre et nous faisons un grand pas en avant. Le Mondial de l’automobile va être l’occasion d’exposer la dernière Peugeot de 3 chevaux.

Peugeot pourrait sortir une 508 R de 350 ch
La nouvelle Peugeot de 350 chevaux

Pourquoi une telle apathie ?

Pourquoi, malgré les mises en gardes répétées, rien ne se passe : Total vient d’annoncer comme une bonne nouvelle la découverte d’un immense champ pétrolier ! Et le Dauphiné fait une page entière sur le prochain prix de Formule UN. Pourquoi ? Qu’est-ce qui explique ainsi le syndrome du Titanic ?

Nous aimons trop notre mode de vie. Comme le dirait Trump, il ‘est pas négociable. Nous ne sacrifierons pas notre confort tant que nous serons pas touchés dans notre chair. Des iles vont être englouties à l’autre bout du monde ? La belle affaire… La barrière de corail va disparaître, la mer d’Aral est vide… C’est triste. Mais demain y’a le rallye des Bauges !

Le rapport du GIEC en quelques mots (un résumé)

La liste des bouleversements fait froid dans le dos. Les différences entre notre climat actuel, après une hausse de 1,5°C ou encore de 2°C sont très concrètes. Si le réchauffement atteint +1,5°C, il aura des impacts irréversibles sur certaines espèces animales ou végétales, comme les coraux, la toundra et la forêt boréale. Quelque 6% des insectes, 8% des plantes et 4% des animaux vertébrés perdraient la moitié de leur habitat. Et si la barre des 2°C est atteinte, ces populations seront deux fois plus touchées.

Le niveau des mers, si l’on s’en tient à +1,5°C, aura gagné 26 à 77 cm d’ici à 2100, selon les projections. A +2°C, ce serait 10 cm de plus, soit jusqu’à 10 millions de personnes supplémentaires affectées. A long terme, l’instabilité de la calotte antarctique et/ou la perte de celle du Groenland pourraient être déclenchées vers +1,5/2°C, faisant grimper les mers de plusieurs mètres sur les siècles ou millénaires à venir. De plus, parvenir à circonscrire la hausse des températures à 1,5°C limiterait l’acidification de l’océan (liée aux concentrations accrues de CO2), qui menace la survie d’espèces, poissons, algues, etc. A +1,5°C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle ; ce sera un par décennie à +2°C.

L’impact sur les espèces sera moindre à 1,5°C : moins de feux de forêts, de perte de territoires, d’espèces invasives… A +1°C, 4% de la surface terrestre change d’écosystème, à +2°C ce sera 13%. La baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5°C qu’à +2, de l’Asie du Sud-Est à l’Amérique latine, estime encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour les ressources en eau, la sécurité alimentaire ou la santé.

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